![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 1 corsair warthog wx01](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-wx01-780x470.jpg)
Review Corsair Warthog Airflow
Note Globale - 8.5
8.5
Avec le Warthog, Corsair renoue avec l’esprit du Vengeance C70 et soigne suffisamment les détails pour donner une vraie cohérence à son boîtier. La peinture vert olive, les poignées en acier, la porte à tirette rouge et les commandes protégées composent un ensemble immédiatement reconnaissable. Certains éléments dépassent d’ailleurs le simple exercice de style : le cache du bouton RESET évite les mauvaises manipulations, les poignées facilitent les déplacements et la lampe arrière rend service au moment de brancher un périphérique. Il faut toutefois apprécier cette esthétique et accepter les 14 kg du châssis vide.
En 2012, Corsair habillait son Vengeance C70 en caisse de munitions, poignées de transport comprises, à l’époque où l’on chargeait encore sa tour dans le coffre pour rejoindre une LAN party. Quatorze ans plus tard, la marque ressort le treillis avec le Warthog, un boîtier moyen tour qui assume pleinement son inspiration militaire, du vert olive de sa robe aux gardes métalliques de sa façade.
Sous cette tenue de combat se cache une base bien connue : le Warthog reprend la plateforme du FRAME 4000D. Nous retrouvons donc son plateau de carte mère amovible, le système de fixation des ventilateurs InfiniRail, la gestion des câbles RapidRoute 2.0 avec son plateau perforé et la compatibilité avec les cartes mères à connecteurs inversés. Corsair annonce jusqu’à 13 ventilateurs de 120 mm, trois emplacements pour radiateur de 360 mm dont deux utilisables en même temps, une carte graphique jusqu’à 435 mm sans ventilateurs en façade et un ventirad jusqu’à 190 mm.
C’est surtout l’enveloppe qui fait la différence. Panneaux en acier aux lignes anguleuses, poignées et pieds en acier épais, porte avant à tirette rouge, perforations 3D-Y censées améliorer le flux d’air de 12,7 % selon Corsair, panneau de commandes façon cockpit avec gardes métalliques et cache rabattable sur le bouton de réinitialisation : le Warthog soigne chaque détail de son thème. Une petite lampe éclaire même la connectique arrière, pratique pour brancher ses câbles dans le noir.
Le Warthog existe en deux éditions et deux coloris, noir ou vert olive, que Corsair baptise « Mil Green » sur le carton. La version de base est vendue 194,90 euros sans aucun ventilateur. La version RS, à 229,90 euros, ajoute deux ventilateurs RS200 de 200 mm en façade et un RS120 de 120 mm à l’arrière. Dévoilé au Computex en juin, le boîtier a été officialisé le 22 septembre 2026 et profite d’une garantie de deux ans.
Nous testons ici la version de base en vert olive (référence CC-9011350-WW). Livrée sans ventilateurs, elle laisse à son acheteur le choix de son refroidissement, et donc de son niveau sonore. Pour ce test, nous avons installé au toit un watercooling Corsair Nautilus II 360 RS ARGB et, en façade, deux Fractal Design Prisma AL-18 de 180 mm, une taille que Corsair ne mentionne pas dans ses caractéristiques mais que le système InfiniRail accepte, moyennant un peu de bricolage. Le bruit dépendant ici des ventilateurs choisis et non du boîtier, nous ne l’avons pas retenu comme critère.
Reste maintenant à passer ce soldat au banc d’essai. Le Warthog n’est-il qu’un FRAME 4000D déguisé, ou son habillage apporte-t-il un vrai plus au quotidien ? Son montage est-il aussi simple que le promet sa base modulaire, et son refroidissement suit-il avec des ventilateurs choisis par l’utilisateur ? Enfin, ses 194,90 euros sans le moindre ventilateur se justifient-ils face à une concurrence airflow souvent mieux équipée ? Réponse dans notre test.
Emballage du Corsair Warthog
Le Warthog arrive dans un grand carton brun imprimé en noir. Corsair y reproduit le dessin technique du châssis, avec ses poignées, ses pieds et ses charnières, autour du logo de la marque et du nom WARTHOG en grandes lettres. Le résultat évoque davantage une caisse de matériel militaire qu’un emballage de grande surface, ce qui colle parfaitement au thème du boîtier.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 2 corsair warthog emballage 01](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-emballage-01-1024x768.jpg)
Une autre face regroupe les informations pratiques. Une étiquette précise la finition « Mil Green », le panneau en verre trempé transparent et l’absence de ventilateurs, avec la seule photo du boîtier présente sur le carton. Juste en dessous, un second autocollant indique la référence CC-9011350-WW et la fabrication en Chine, tandis que le reste de la face accueille les mentions légales, le logo de garantie de deux ans et les pictogrammes de recyclage.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 3 corsair warthog emballage sku](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-emballage-sku-1024x768.jpg)
Unboxing et accessoires
Sous les rabats, l’intérieur du carton est imprimé de larges bandes diagonales sombres qui rappellent un motif de camouflage. Le boîtier est maintenu par d’épais blocs de mousse noire, dans lesquels une découpe accueille la boîte d’accessoires, estampillée « Warthog Accessory Box ». La protection paraît sérieuse pour un boîtier annoncé à 14 kg.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 4 corsair warthog emballage ouverture 01](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-emballage-ouverture-01-1024x768.jpg)
Cette boîte ne contient aucun manuel papier : un QR code imprimé dans le couvercle renvoie vers le manuel et des conseils de montage en ligne, en quatorze langues dont le français. Nous y trouvons une boîte de visserie compartimentée « Warthog Series », une douzaine de supports InfiniRail pour la fixation des ventilateurs, deux sangles RapidRoute 2.0 avec leurs supports, un câble adaptateur pour les connecteurs de la façade et une poignée de serre-câbles.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 5 corsair warthog bundle](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-bundle-1024x768.jpg)
Le clin d’œil le plus réussi reste l’étiquette rouge « Remove before build », inspirée des flammes « Remove before flight » de l’aviation. Montée sur un anneau avec un bouchon, elle vient se loger dans le port USB-C de la façade. Un long sachet blanc renferme une bande magnétique, la même que sur les FRAME 4000. Elle vient refermer la longue fente verticale qui borde la carte mère, autour du connecteur 24 broches d’une carte BTF. Avec une carte classique, cette fente est justement le seul passage pour les câbles : nous lui cherchons encore une utilité. Corsair ne fournit en revanche pas de riser PCIe pour le montage vertical de la carte graphique, ni, bien sûr, de ventilateur sur cette version.
Caractéristiques techniques du Corsair Warthog
| Modèle | Corsair Warthog vert olive (CC-9011350-WW) |
| Format | Moyen tour |
| Dimensions / Poids | 546 x 534 x 283,6 mm (H x P x L) / 14 kg |
| Matériaux | Acier, verre trempé, plastique |
| Compatibilité carte mère | E-ATX (305 x 267 mm) / ATX / Micro-ATX / Mini-ITX Cartes à connecteurs inversés (ASUS BTF, MSI Project Zero, Gigabyte Stealth) |
| Emplacements d’extension | 7 horizontaux ou 3 verticaux (riser vendu séparément) |
| Emplacements ventilateurs | Maximum : 13 x 120 mm Façade : 3 x 120 mm / 2 x 140 mm / 2 x 200 mm Dessus : 3 x 120 mm / 2 x 140 mm Côté : 3 x 120 mm / 2 x 140 mm Arrière : 1 x 120 mm / 1 x 140 mm Cache d’alimentation : 2 x 120 mm Fond : 1 x 120 mm Ventilateurs préinstallés : aucun (2 x RS200 et 1 x RS120 sur la version RS) |
| Emplacements radiateur | Façade, dessus et côté : 240 / 280 / 360 mm Arrière : 120 / 140 mm Deux radiateurs de 360 mm au maximum |
| Compatibilité ventirad | Hauteur : jusqu’à 190 mm |
| Compatibilité GPU | Longueur : jusqu’à 435 mm sans ventilateurs en façade (environ 400 mm mesurés avec nos ventilateurs de 38 mm) Support anti-affaissement intégré |
| Compatibilité alimentation | ATX Longueur : jusqu’à 200 mm (cache d’alimentation : 270 mm de profondeur) |
| Stockage | 1 x 3,5 po et 2 x 2,5 po sur une plaque combinée |
| Gestion des câbles | RapidRoute 2.0, 50 mm d’espace derrière le plateau |
| Plateforme et modularité | Châssis FRAME 4000D Plateau de carte mère interchangeable (RapidRoute 2.0 fourni, Standard Steel et ELITE en option) Cache d’alimentation, support latéral, équerre PCIe et plaque de stockage amovibles |
| Filtres à poussière | Façade, côté et dessous, amovibles |
| Entrées/sorties avant | 1 port USB 3.2 Gen 2×2 Type-C (20 Gb/s) 2 ports USB 3.2 Gen 1 Type-A Prise audio combinée x1 Boutons marche/arrêt, réinitialisation (sous cache rabattable) et éclairage arrière |
| Éclairage | Lampe des entrées/sorties arrière |
| Coloris | Noir ou vert olive |
| Garantie | Deux ans |
Design extérieur du Corsair Warthog
Une façade en tenue de combat
Impossible de confondre le Corsair Warthog avec un autre boîtier. Ses panneaux vert olive habillent un châssis noir, encadré par quatre arceaux en acier noir : deux poignées en haut, à l’avant et à l’arrière, et deux pieds du même dessin en bas. Le boîtier semble ainsi posé dans un cadre de transport. En façade, une structure vert olive découpe de larges grilles 3D-Y noires, avec le marquage « WX-01 » peint en blanc dans l’angle supérieur droit. La version noire porte, elle, le marquage « WX-02 ».
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 6 corsair warthog facade](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-facade-1024x1024.jpg)
De près, la peinture vert olive se révèle mate, avec un grain très fin, et sa teinte reste homogène entre la porte, les flancs et le toit. Les charnières de la porte sont peintes du même vert. Au centre de la façade, le nom CORSAIR est embouti dans la traverse, à côté d’une tirette rouge fixée sur une patte vissée. Derrière les perforations 3D-Y, un fin grillage fait office de filtre à poussière.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 7 corsair warthog facade 01](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-facade-01-1024x768.jpg)
Cette façade est en réalité une porte. Il suffit de tirer la languette rouge pour l’ouvrir sur ses deux charnières placées à droite. Elle se referme par aimant, mais ne se dégonde pas sans dévisser ses charnières, un détail à connaître si l’on veut la retirer complètement. Derrière, nos deux Fractal Prisma AL-18 de 180 mm trouvent leur place sur le rail InfiniRail, et leur éclairage se devine à travers la grille une fois la porte fermée.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 8 corsair warthog facade 02](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-facade-02-1024x1024.jpg)
Le panneau de commandes forme un bloc noir sous la porte, entre les deux pieds, et pousse le thème jusqu’au cockpit d’avion de chasse. De gauche à droite, nous trouvons la prise casque/micro combinée, le voyant d’alimentation et le port USB 3.2 Gen 2×2 Type-C, puis trois boutons séparés par quatre gardes noires vissées : POWER, RESET et LIGHT. Deux ports USB 3.2 Gen 1 Type-A ferment la marche.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 9 corsair warthog facade panneau io](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-facade-panneau-io-1024x768.jpg)
Le bouton RESET mérite qu’on s’y arrête. Comme un bouton d’arrêt d’urgence ou un interrupteur sensible dans un cockpit, il est protégé par un cache à ressort qu’il faut soulever du doigt pour atteindre le bouton rouge, zébré de bandes de danger. Impossible de redémarrer le PC d’un coup de genou ou en attrapant le boîtier par mégarde. Ce cache doit éviter, selon Corsair, les redémarrages accidentels, « ou les autodestructions involontaires ». Un détail aussi drôle qu’utile.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 10 corsair warthog facade reset](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-facade-reset-1024x769.jpg)
Livrée dans la boîte d’accessoires, le bandeau rouge « Remove before build » peut servir comme porte-clés ou s’enficher dans le port USB-C grâce au bouchon fixé sur son anneau. Ce port est annoncé à 20 Gb/s, mais son débit dépend de la carte mère : sur notre ROG Strix B860, dont le connecteur USB-C interne plafonne à 10 Gb/s, il fonctionnera au mieux à 10 Gb/s. Une limite de la carte, et non du boîtier, à vérifier avant l’achat si ce port compte pour vous.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 11 P1747656](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747656-1024x576.jpg)
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 12 P1747611](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747611-1024x768.jpg)
Deux flancs, deux ambiances
Sur le flanc gauche, le Warthog ne joue pas la carte de la vitrine. Le panneau en acier embouti, marqué d’un grand relief en diagonale, s’ouvre sur l’intérieur par trois fenêtres vitrées : une grande au centre et deux petits triangles aux angles. Le plateau perforé de la carte mère reste visible, mais une bonne partie du matériel est masquée. Les pochoirs « SRVC PNL » et « WX-01 » et un logo Corsair noir complètent le décor. Le Warthog s’adresse à ceux qui préfèrent l’allure du boîtier à la mise en scène des composants. Ceux qui préfèrent un boîtier entièrement fermé trouveront chez Corsair un flanc gauche tout acier, vendu en pièce détachée.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 13 corsair warthog side 01](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-side-01-1024x768.jpg)
Le flanc droit reprend le même relief en diagonale, cette fois en acier plein. À l’avant, une haute grille 3D-Y, ici dans le vert de la carrosserie et doublée d’un filtre fin, offre une prise d’air supplémentaire, à travers laquelle transparaît la lumière de nos ventilateurs. Les pochoirs « SRVC PNL », « CRSR » et « WX-01 » prolongent le clin d’œil militaire jusque sur la face que l’on ne regarde d’ordinaire jamais.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 14 corsair warthog side 02](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-side-02-1024x768.jpg)
Les deux panneaux latéraux se retirent sans outil. Chacun tient par des pattes en partie basse et par des loquets à billes en partie haute : il suffit de tirer le haut du panneau vers soi, puis de le soulever. Laissés inclinés vers l’extérieur, ils restent accrochés au châssis et ne risquent pas de tomber.
Une face arrière bien pensée
À l’arrière, le châssis noir retrouve une organisation classique. En haut, l’emplacement de 120 ou 140 mm, perforé du même motif 3D-Y, se règle en hauteur pour s’aligner sur le ventirad. Juste en dessous, les sept caches d’extension, eux aussi perforés, sont regroupés sur une équerre amovible qui pivote pour le montage vertical de la carte graphique, riser vendu à part. L’alimentation prend place en bas : elle s’installe par le côté et se fixe à l’arrière par deux vis à main imperdables, repérées par une bague jaune.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 15 corsair warthog arriere 01](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-arriere-01-1024x1024.jpg)
À gauche de l’emplacement d’alimentation, un petit cache porte la mention « XENEON EDGE » permettant le passage du câble de l’écran tactile Corsair vers le panneau arrière de la carte mère. Au-dessus de la zone des entrées/sorties de la carte mère, Corsair a placé une petite lampe à LED blanche qui éclaire l’arrière du boîtier vers le bas.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 16 P1747877](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747877-819x1024.jpg)
Commandée par le bouton LIGHT de la façade, elle se branche sur un connecteur ARGB 3 broches de la carte mère. Un détail tout bête, qui évite de chercher ses ports à tâtons quand le PC est glissé sous le bureau.
Un toit qui se mérite
Vu de dessus, le Warthog aligne deux grandes grilles 3D-Y et un triangle central sur un panneau vert olive, marqué d’une impression noire « CRSR », entre ses deux poignées en acier noir. Celles-ci sont bien faites pour porter le boîtier, annoncé à 14 kg.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 17 corsair warthog dessus](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-dessus-1024x576.jpg)
Ce panneau supérieur d’une seule pièce se mérite toutefois. Les panneaux latéraux venant s’y emboîter, il faut d’abord les retirer tous les deux. Il faut ensuite desserrer les deux vis à main à bague jaune placées à l’arrière, puis tirer la sangle en tissu siglée Corsair qui les sépare. Cette sangle ne sert pas à soulever le PC : elle sert uniquement à extraire le toit.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 18 corsair warthog panneau dessus 01](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-panneau-dessus-01-1024x576.jpg)
Une fois le toit retiré, nous découvrons le deuxième rail InfiniRail permettant d’accueillir trois ventilateurs de 120 mm, deux de 140 mm ou un radiateur jusqu’à 360 mm. Plusieurs passages de câbles longent le bord du châssis, à côté d’un orifice rond prévu pour le remplissage d’un watercooling.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 19 P1747640](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747640-1024x768.jpg)
Sous le Warthog
Sous le boîtier, les pieds en acier surélèvent le châssis pour laisser respirer l’alimentation. Un filtre à poussière couvre toute la longueur et se retire par le côté vitré, sans avoir à basculer le boîtier. Les câbles de la façade passent à découvert sous le châssis avant de rejoindre l’intérieur par l’un des deux orifices prévus : celui de l’avant, ou celui de l’arrière, qui les conduit sous le cache d’alimentation pour un intérieur plus net. Mieux vaut y faire attention en déplaçant le PC. Un trou de vidange est même prédécoupé pour les adeptes du watercooling.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 20 corsair warthog dessous](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-dessous-1024x576.jpg)
Intérieur du Corsair Warthog
Sous l’uniforme se cache un FRAME 4000D. Corsair l’assume dans sa propre documentation : les deux boîtiers partagent les mêmes fonctions et ne diffèrent que par leur habillage. Nous connaissons bien cette base : après les FRAME 4000D, FRAME 4000X RS, FRAME 4500X et FRAME 5000D, le Warthog est le cinquième boîtier de la famille FRAME à passer sur notre banc. Pour le juger sur pièces, nous y avons monté notre configuration de test complète, carte mère ROG STRIX B860-F GAMING WIFI en tête.
Un châssis FRAME modulaire, sauf l’habillage
C’est l’atout le plus discret du Warthog : presque tout l’intérieur se démonte avec quelques vis. Le plateau de carte mère tient par quatre vis, le cache d’alimentation par trois, et le support latéral de ventilateurs par une seule, avant de basculer vers l’extérieur, avec deux positions d’installation possibles. L’équerre des slots, fixée par deux vis imperdables, pivote de 90° pour le montage vertical, et la plaque de stockage se retire avec une simple vis à main.
Le plateau livré, de type RapidRoute 2.0, est d’ailleurs une option facturée 12,44 euros dans le configurateur FRAME, où le plateau en acier classique est fourni de série. Corsair propose aussi un plateau ELITE usiné dans une seule pièce d’aluminium, à 79,90 euros. Celui-ci s’adapte à tous les boîtiers de la série FRAME, accepte les cartes à connecteurs inversés et peut même devenir un banc de test ouvert grâce à des pièces à imprimer en 3D. Le support latéral peut, lui, céder sa place au cache de câbles du FRAME 4000D, vendu à part.
L’exception, c’est l’habillage. Sur le FRAME 4000X RS, nous changions de façade, de panneau latéral ou de cache d’alimentation en quelques secondes, sans outil. Ces accessoires extérieurs, façades 3D-Y, RGB Flow ou bois, panneaux vitrés, kits LCD et Cold Air Intake, panneau de commandes ELITE, ne sont annoncés que pour le FRAME 4000D et le FRAME 4000X. Le Warthog garde sa propre carrosserie, dont la façade, le toit et le flanc gauche figurent dans sa liste de pièces détachées, et son cache d’alimentation tient par trois vis. À l’intérieur, c’est un FRAME ; à l’extérieur, il reste un Warthog.
Cette carrosserie change aussi les cotes. Avec 546 x 284 x 534 mm contre 490 x 239 x 486 mm pour le FRAME 4000D, le Warthog gagne 45 mm de largeur et accepte un ventirad de 190 mm, contre 170 mm. Son cache d’alimentation, d’un dessin différent, limite en revanche l’alimentation à 200 mm de longueur, contre 220 mm sur le FRAME 4000D.
InfiniRail : une façade qui accepte nos 180 mm
Porte ouverte et filtre retiré, la zone des ventilateurs avant apparaît, livrée vide sur cette version. Ce choix a un coût caché : la version RS ajoute deux RS200 de 200 mm et un RS120 pour 35 euros de plus, alors qu’un seul ventilateur de 180 mm comme nos Prisma AL-18 se négocie autour de 45 à 55 euros. La version nue n’a donc vraiment de sens que si vous possédez déjà vos ventilateurs, ou si vous visez un modèle précis.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 21 corsair warthog facade ouverture](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-facade-ouverture-1024x1024.jpg)
Ici, pas de trous de fixation figés. Le système InfiniRail repose sur des rails en acier que l’on fait coulisser pour placer chaque ventilateur exactement où on le souhaite, jusqu’au format de 200 mm. Pour les tailles inférieures, Corsair fournit douze supports qui se fixent sur ces rails. Nos deux Prisma AL-18 de 180 mm, au gabarit de 165 x 165 mm, ne figurent pourtant pas dans la liste officielle.
Entre la porte et les ventilateurs, un filtre à poussière dédié couvre toute la façade. Ce grand cadre noir tendu d’une maille fine s’accroche en bas par des pattes, comme les panneaux latéraux, et tient en haut par des aimants : il suffit de le basculer vers soi pour le retirer et le nettoyer, sans outil. C’est sa maille que l’on devine derrière les perforations 3D-Y une fois la porte refermée.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 22 corsair warthog facade filtre](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-facade-filtre-1024x1024.jpg)
Nous les avons fixés directement sur les rails, au prix d’un peu de bricolage et de plus de temps que prévu : c’étaient les seuls grands ventilateurs dont nous disposions. Avec les formats prévus par Corsair, 120, 140 ou 200 mm, ce bricolage n’a pas lieu d’être.
Une fois en place, nos deux 180 mm couvrent presque toute la hauteur de la façade, de la traverse supérieure jusqu’à l’inscription « Forged by Corsair » qui court au bas du cadre, juste au-dessus du panneau de commandes. Porte ouverte, leurs pales blanches occupent tout l’espace ; porte fermée, elles s’effacent derrière le filtre et la grille 3D-Y.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 23 corsair warthog facade ventilateurs 180](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-facade-ventilateurs-180-1024x768.jpg)
Cette souplesse fait la différence face au HAVN BF 360 Flow, que nous avons testé avec le même duo de 180 mm en façade : son support avant n’accepte que ce format. Le Warthog, lui, prévoit trois 120 mm, deux 140 mm, deux 200 mm ou un radiateur de 360 mm sur les mêmes rails, et nos 180 mm ont fini par y trouver leur place. De quoi faire évoluer sa configuration sans changer de boîtier.
Pourquoi viser les grands formats ? À surface brute balayée, deux ventilateurs de 180 mm couvrent environ 509 cm², soit 50 % de plus que trois 120 mm (339 cm²), sur la même hauteur de façade. Deux 200 mm montent à 628 cm², soit 85 % de plus. Plus de surface permet de déplacer autant d’air en tournant moins vite. Revers de la médaille : l’épaisseur. Nos AL-18 font 38 mm, et nous avons mesuré environ 400 mm de place pour la carte graphique, cohérent avec les 435 mm annoncés sans ventilateurs. Avec des ventilateurs classiques de 25 mm, on approcherait les 410 mm.
30 à 45 mm de profondeur dans la chambre secondaire
Panneau droit retiré, nous avons mesuré environ 30 mm entre le plateau de carte mère et le bord du châssis, comme sur le FRAME 4000D, son jumeau. Le Warthog se rattrape avec son panneau droit concave : une fois fermé, il porte l’espace disponible à environ 45 mm, sans atteindre les 50 mm annoncés par Corsair. Ces 15 mm de plus donnent de la marge aux connecteurs épais comme le câble 24 broches, pour lequel les 30 mm du FRAME 4000D étaient tout juste suffisants. À titre de comparaison, nous avions relevé 35 mm sur le HAVN BF 360 Flow et 30 mm sur l’Antec Flux Pro Noctua Edition.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 24 corsair warthog panneau carte mere chambre secondaire 01](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-panneau-carte-mere-chambre-secondaire-01-1024x907.jpg)
Toute cette face est occupée par le plateau RapidRoute 2.0, perforé de petits carrés comme un panneau à outils. Les supports de sangles à cliquet s’y clipsent où l’on veut : 4 sont préinstallés, et deux autres attendent dans la boîte d’accessoires. Leur position d’origine laisse libres les découpes prévues pour les cartes à connecteurs inversés, et quelques attaches velcro fixes tiennent les câbles du ventilateur arrière et de l’alimentation du processeur.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 25 rapidroute](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/rapidroute-1024x768.jpg)
L’ordre de montage compte plus qu’ailleurs. Corsair le dit lui-même dans son guide de câblage du FRAME 4000D, qui partage ce châssis : il faut d’abord brancher les câbles de façade, puis amener le câble 24 broches de l’alimentation jusqu’à la carte mère avant d’installer des ventilateurs ou un radiateur sur le côté. Une fois ce support garni, le passage devient très difficile et seuls les petits connecteurs se faufilent encore. Les câbles d’alimentation du processeur passent ensuite par la découpe du haut.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 26 P1747645](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747645-1024x768.jpg)
Le support latéral en question accueille trois ventilateurs de 120 mm, deux de 140 mm ou un radiateur de 240 à 360 mm, alimentés en air frais par la grille du flanc droit. Deux limites sont à connaître : il ne peut pas recevoir un radiateur en même temps que la façade, et sa tôle reste assez fine.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 27 P17478575](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P17478575-1024x1024.jpg)
Ce qui saute aux yeux au montage : le Warthog ne propose aucun véritable passage de câbles vers la chambre principale, ni passe-câble ni cache. La raison tient au châssis lui-même : il n’a pas de montant vertical entre le plateau et la façade, là où la plupart des boîtiers percent leurs passe-câbles. Cet espace reste ouvert pour accueillir le support de ventilateurs latéral ou, en option, un cache de câbles.
Les câbles passent donc dans le vide, entre le bord du plateau et le support latéral, le long de la fente verticale prévue pour les connecteurs des cartes BTF. C’est par là que nous avons fait passer le câble 24 broches et ceux de la carte graphique, tenus contre le plateau par les sangles RapidRoute. Les câbles du processeur empruntent la découpe du haut, ceux de la façade les orifices du fond.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 28 P1747857](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747857-1024x768.jpg)
Ce parti pris n’est pas propre au Warthog : on le retrouve sur toute la série FRAME. Certains y verront un manque, d’autres un choix de conception assumé, qui garde cette zone libre au service de la modularité. Sur le Warthog, ce câblage à vue ne choque d’ailleurs pas : il colle plutôt bien à son caractère militaire, brut et fonctionnel. Pour un rendu plus net, Corsair vend à part le cache de câbles du FRAME 4000D, une plaque à velcros que le Warthog accepte à la place du support de ventilateurs latéral.
Le stockage se résume à une plaque unique, tenue derrière l’ouverture du processeur par une seule vis à main. Elle reçoit deux SSD de 2,5 pouces côté plateau et un disque dur de 3,5 pouces tourné vers l’extérieur. Elle prévoit aussi l’emplacement du hub iCUE LINK et de son répartiteur à quatre voies.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 29 P1747644](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747644-1024x768.jpg)
C’est suffisant à l’heure du tout NVMe, mais cette plaque masque l’arrière du socket : il faut la retirer pour poser la contre-plaque d’un ventirad. Mieux vaut donc installer le refroidissement du processeur avant de la remettre.
Les câbles de la façade sont classiques : F_PANEL, avec un câble adaptateur pour les cartes mères aux broches non standard, HD Audio, USB 3.2 Gen 1 à 20 broches, USB 3.2 Gen 2×2 au format Type-E pour le port USB-C et ARGB 3 broches pour la lampe arrière. Les câbles USB sont plats, ce qui facilite les virages serrés. Le connecteur Type-E étant le même pour 10 et 20 Gb/s, il se branche sans adaptateur sur notre ROG Strix B860, mais le port USB-C de façade y plafonne à 10 Gb/s. La lampe arrière trouve sa place sur l’un des connecteurs ARGB Gen2 de la carte. Le boîtier n’a pas de voyant d’activité du disque : le connecteur prévu sur l’adaptateur reste inutilisé.
270 mm sous le cache d’alimentation
Le compartiment PSU mesure 270 mm de profondeur sous le cache. Corsair accepte des alimentations jusqu’à 200 mm de longueur, ce qui laisse environ 70 mm pour les câbles et leurs connecteurs. Notre Corsair RM1200e ne mesure que 150 mm : il restait donc environ 120 mm devant elle. Le HAVN BF 360 Flow offrait 260 mm pour la même limite de 200 mm. Sur le FRAME 4000D, nous avions relevé 230 mm pour une alimentation de 220 mm maximum : le Warthog offre plus de profondeur, mais Corsair y fixe une limite plus basse.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 30 P1747646](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747646-1024x576.jpg)
Malgré cette marge, brancher puis ranger des câbles modulaires dans ce recoin, cache en place, n’a rien d’une partie de plaisir : c’est l’accès, plus que la longueur, qui gêne. Corsair indique d’ailleurs avoir pensé ce sous-sol pour ses alimentations SHIFT, dont les connecteurs sont placés sur le côté.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 31 P1747700](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747700-1024x768.jpg)
La bonne méthode consiste à retirer le cache, qui est amovible, à brancher les câbles modulaires sur l’alimentation hors du boîtier, puis à la glisser par le côté et à la fixer par ses deux vis à main, que deux vis de carte mère peuvent compléter pour plus de maintien. Cache retiré, nous n’avons rencontré aucune difficulté. Ce cache tient par trois vis, deux à l’arrière et une sur le côté droit vers le plateau.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 32 P1747657](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747657-1024x768.jpg)
Le dessus du cache n’est pas qu’un capot. Il accepte deux ventilateurs de 120 mm, avec les vis fournies, pour souffler de l’air frais directement sous la carte graphique. Sous le cache, l’alimentation aspire par le dessous, à travers le filtre pleine longueur, et les pieds en acier lui laissent de quoi respirer.
Une chambre principale taillée pour le haut de gamme
Côté gauche, la chambre principale offre un volume total d’environ 83 litres. Le Warthog accepte les cartes mères Mini-ITX, Micro-ATX, ATX et E-ATX jusqu’à 305 x 267 mm, ainsi que les modèles à connecteurs inversés ASUS BTF, MSI Project Zero et Gigabyte Stealth.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 33 corsair warthog chambre principale 01](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-chambre-principale-01-1024x768.jpg)
Les dégagements suivent. Avec 190 mm de hauteur disponible, un ventirad double tour de 165 à 170 mm passe avec de la marge. Nos 400 mm mesurés pour la carte graphique suffisent aux plus grosses RTX 5090 personnalisées, qui approchent les 360 mm, là où nous n’avions mesuré que 345 mm avec ventilateurs sur le FRAME 4000D. L’équerre des sept slots pivote pour un montage vertical, mais le riser n’est pas fourni : comptez un achat supplémentaire si vous voulez exposer votre carte, avec une vue de toute façon limitée par les fenêtres du flanc gauche.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 34 corsair warthog chambre principale 02](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-chambre-principale-02-1024x768.jpg)
En haut, un rail InfiniRail unique accueille trois ventilateurs de 120 mm, deux de 140 mm ou un radiateur jusqu’à 360 mm. Ce rail décale le radiateur vers l’extérieur pour dégager les dissipateurs de la carte mère, mais un radiateur épais doublé de ventilateurs reste à surveiller.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 35 P1747660](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747660-1024x768.jpg)
Conseil pratique : branchez l’alimentation du processeur avant de poser un radiateur au toit. C’est là que nous avons installé notre Corsair Nautilus II 360 RS ARGB, la gamme Nautilus figurant d’ailleurs dans la liste des watercoolings compatibles donnée par Corsair. Des passages de câbles longent cet emplacement, à côté de l’orifice de remplissage pour le watercooling.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 36 P1747659](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747659-1024x768.jpg)
À l’arrière, l’emplacement de 120 ou 140 mm, vide à la livraison, se règle en hauteur pour s’aligner sur le ventirad. Nous l’avons finalement laissé vide : l’extraction est confiée au toit, où les trois ventilateurs de 120 mm de notre watercooling Corsair Nautilus II 360 RS ARGB rejettent l’air chaud. Face à nos deux 180 mm en admission, la surface d’entrée reste la plus grande, et le boîtier a priori en pression positive : l’air entre filtré par la façade, ce qui limite l’entrée de poussière.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 37 P1747658](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747658-1024x768.jpg)
Enfin, le bras anti-affaissement de la carte graphique se règle par une vis à molette placée à l’avant et coulisse de haut en bas en quelques secondes. Selon la carte mère et la carte graphique, il peut toutefois gêner des ports SATA coudés ou les ventilateurs de certaines cartes. Dans ce cas, Corsair conseille d’utiliser le support fourni avec la carte graphique ; avec une carte mère E-ATX, il faudra retirer le bras.
Nos conseils pour un montage sans accroc
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 38 P1747697](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747697-1024x768.jpg)
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 39 corsair warthog build 03](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-build-03-1024x768.jpg)
- Retirez le cache d’alimentation et branchez les câbles modulaires avant d’installer l’alimentation.
- Faites passer le câble 24 broches avant de garnir le support latéral de ventilateurs ou d’un radiateur.
- Branchez l’alimentation du processeur avant de poser un radiateur au toit.
- Installez le ventirad avant de remettre la plaque de stockage, qui masque l’arrière du socket.
- Au-delà de 400 mm de carte graphique, préférez des ventilateurs avant de 25 mm d’épaisseur.
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 40 P1747934](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/P1747934-1024x768.jpg)
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 41 corsair warthog build 02](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-build-02-1024x768.jpg)
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 42 corsair warthog build 01](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-build-01-1024x768.jpg)
Aucun ventilateur fourni : deux 180 mm et un AIO de 360 mm
Le Warthog que nous testons est la version nue, vendue 194,90 € sans le moindre ventilateur. Pour 35 € de plus, la version RS, à 229,90 €, ajoute deux Corsair RS200 de 200 mm en façade et un RS120 de 120 mm à l’arrière. À moins d’avoir déjà de bons ventilateurs sous la main, cet écart plaide plutôt pour la version RS.
En façade, nous avons installé deux Fractal Design Prisma AL-18 de 180 mm en admission. Ces ventilateurs de 38 mm d’épaisseur tournent de 300 à 1 200 tr/min, et Fractal leur annonce un débit maximal de 146,8 CFM. Sur le papier, la paire se situe donc au niveau des deux RS200 du Warthog RS, annoncés à 135 CFM, même si les deux constructeurs ne mesurent pas de la même façon.
Au toit, le Corsair Nautilus II 360 RS ARGB refroidit le processeur. Ses trois ventilateurs RS II ARGB de 120 mm, réunis sur un cadre unique, travaillent en extraction, et sa pompe FlowDrive 2S est restée à 100 % pendant nos mesures. L’emplacement arrière est resté vide : toute l’extraction passe donc par le radiateur.
Clearance checking, le dégagement des composants
Sur le plan de la compatibilité, le Warthog accueille à peu près tout ce que le marché propose :
- Longueur maximale de la carte graphique : 435 mm sans ventilateurs en façade selon Corsair, environ 400 mm mesurés avec nos Prisma AL-18 de 38 mm
- Hauteur maximale du ventirad : 190 mm
- Longueur maximale de l’alimentation : 200 mm, pour 270 mm de profondeur mesurés sous le cache
- Carte mère : jusqu’au format E-ATX de 305 x 267 mm, cartes à connecteurs inversés comprises
- Chambre secondaire : environ 30 mm mesurés au bord du châssis, environ 45 mm panneau concave fermé
Les 400 mm de carte graphique que nous avons mesurés collent au calcul : 435 mm, moins les 38 mm d’épaisseur de nos ventilateurs. Avec des ventilateurs classiques de 25 mm, on peut donc compter sur environ 410 mm, de quoi loger les cartes les plus longues du moment.
| Emplacement | Ventilateurs | Radiateurs |
|---|---|---|
| Façade | 3 x 120, 2 x 140 ou 2 x 200 mm | 240, 280 ou 360 mm |
| Toit | 3 x 120 ou 2 x 140 mm | 240, 280 ou 360 mm |
| Support latéral | 3 x 120 ou 2 x 140 mm | 240, 280 ou 360 mm |
| Arrière | 1 x 120 ou 1 x 140 mm | 120 ou 140 mm |
| Cache d’alimentation et fond | 2 x 120 mm sur le cache, 1 x 120 mm au fond | aucun |
Jusqu’à treize ventilateurs de 120 mm et deux radiateurs de 360 mm à la fois : la place ne manque pas. Notre Nautilus II 360 a trouvé la sienne au toit, et nos deux 180 mm, absents de la liste officielle, ont fini par se loger sur les rails de la façade.
Performances thermiques
Pour juger le Warthog, nous avons appliqué notre méthodologie habituelle : deux séances successives de 20 minutes, l’une boîtier entièrement fermé, l’autre avec la façade, son filtre et le panneau latéral gauche en verre retirés. Cette approche comparative isole l’apport réel du châssis, indépendamment des composants montés. Elle prend ici tout son sens : le boîtier étant livré sans ventilateurs, les températures absolues dépendent d’abord de ceux que nous avons choisis, alors que l’écart entre les deux séances, lui, mesure le boîtier.
La charge est celle du test de stabilité d’AIDA64, qui sollicite à la fois le processeur, le cache, la mémoire, les disques et la carte graphique ; les relevés viennent du monitoring d’OCCT. Tous les ventilateurs, ceux de la carte graphique compris, étaient réglés à 70 %, et la pompe du Nautilus à 100 %. Nous retenons les valeurs maximales : les moyennes dépendent trop du moment où démarre l’enregistrement pour se comparer d’une séance à l’autre.
Une précision sur la configuration. Le Warthog étant livré nu, la ventilation est entièrement la nôtre : deux Prisma AL-18 de 180 mm en admission, fixés sur les rails InfiniRail, et le Nautilus II 360 RS ARGB en extraction au toit. Nous avons laissé l’emplacement arrière vide, ce qui fait du radiateur la seule sortie d’air ventilée du boîtier.
| Configuration de test | Composants |
|---|---|
| Processeur | Intel Core Ultra 7 265KF |
| Carte mère | ASUS ROG Strix B860-F Gaming WiFi |
| Carte graphique | NVIDIA GeForce RTX 2080 Ti |
| Mémoire | Crucial DDR5 CUDIMM 6400, 2 x 16 Go, sans dissipateur |
| Stockage | SSD NVMe PCIe 5.0 de première génération |
| Alimentation | Corsair RM1200e |
| Refroidissement CPU | Corsair Nautilus II 360 RS ARGB, au toit, en extraction |
| Ventilation boîtier | 2 x Fractal Design Prisma AL-18 (180 mm) en façade, arrière vide |
| Réglages | Ventilateurs à 70 %, carte graphique comprise ; pompe à 100 % |
| Charge | AIDA64 System Stability Test, 20 minutes par séance |
| Température ambiante | 24 °C |
Résultats
| Composant | Boîtier fermé | Panneaux retirés | Écart |
|---|---|---|---|
| Processeur (package), max | 97,00 °C | 91,00 °C | 6,00 °C |
| Carte graphique, max | 60,53 °C | 57,53 °C | 3,00 °C |
| Carte graphique, point chaud, max | 75,47 °C | 72,25 °C | 3,22 °C |
| DDR5, barrette la plus chaude, max | 47,75 °C | 43,50 °C | 4,25 °C |
| Sonde de la carte mère, max | 33,00 °C | 26,00 °C | 7,00 °C |
Pour faciliter la comparaison avec nos autres mesures, les températures sont normalisées à une ambiance de 22 °C : nos relevés bruts, pris dans une pièce à 24 °C, sont abaissés de 2 °C. Le SSD ne figure pas dans le tableau : sur ce modèle PCIe 5.0 de première génération, nous ne sommes pas certains de la fiabilité de sa sonde.
Boîtier fermé, le Core Ultra 7 265KF a culminé à 99 °C dans notre pièce à 24 °C, soit 97 °C une fois normalisé, pour une consommation de pointe de 226 W. Il reste sous sa limite de 105 °C, mais sans grande marge, avec des ventilateurs à 70 % seulement. La RTX 2080 Ti, elle, ne dépasse pas 60,5 °C normalisés, et 75,5 °C au point chaud, pour une pointe de 267 W.
C’est surtout l’écart entre boîtier fermé et ouvert qui parle. Retirer la façade, son filtre et le flanc vitré fait gagner 6 °C au processeur, 3 °C à la carte graphique, un peu plus de 4 °C à la mémoire et 7 °C à la sonde de la carte mère. Les pointes de consommation restent comparables d’une séance à l’autre, 226 et 223 W pour le processeur, 267 et 291 W pour la carte graphique : ces écarts tiennent donc bien au boîtier. Boîtier ouvert, la carte graphique a même consommé davantage, tout en chauffant moins.
Le processeur paie le plus lourd tribut, et notre configuration y est pour quelque chose. Monté en extraction au toit, le radiateur du Nautilus ne respire pas l’air extérieur : il puise dans le volume interne, déjà réchauffé par la carte graphique et renouvelé par nos seuls deux 180 mm, à travers la porte, le filtre et la grille 3D-Y de la façade. Avec l’emplacement arrière vide, il assure en plus seul toute l’extraction. Façade et flanc retirés, l’air frais entre de partout et le radiateur en profite directement. Un ventilateur arrière en extraction pourrait réduire cet écart, au prix d’un ventilateur de plus à acheter.
La carte graphique s’en sort mieux : nos deux 180 mm lui soufflent l’air frais directement dessus, et la façade ne lui coûte que 3 °C.
Pour situer ces chiffres, le Fractal Summit que nous avons testé en septembre ne perdait que 1,75 °C au processeur et 2,6 °C à la carte graphique dans le même exercice. Les configurations diffèrent : processeur, carte graphique, ventilateurs à pleine vitesse, ventilateur arrière en place et toit retiré en plus sur le Summit. La comparaison n’est donc qu’indicative. Elle montre néanmoins qu’avec sa façade militaire, le Warthog fermé s’éloigne davantage d’un banc à l’air libre.
Conclusion
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 44 ph award coup de coeur](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2024/05/ph-award-coup-de-coeur-150x150.png)
![[Test] Corsair Warthog Airflow : le look militaire vaut-il 195 € ? 43 corsair warthog wx01](https://pausehardware.com/wp-content/uploads/2026/11/corsair-warthog-wx01-150x150.jpg)