
Summit Black TG Light Tint
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Le Fractal Summit est un boîtier moyen tour ATX qui mise sur une identité rare dans le monde du gaming : un encadrement de façade en bois multi-couches certifié FSC et quatre pieds en bois massif, associés à une architecture airflow classique mais très soignée. Compatible avec les cartes mères jusqu'à l'E-ATX 277 mm ainsi qu'avec les modèles à connecteurs arrière, il est livré avec trois ventilateurs Momentum 14 PWM et accepte les cartes graphiques jusqu'à 425 mm, les ventirads de 173 mm et un radiateur de 360 mm en façade comme en partie haute. Une proposition qui assume le positionnement mobilier autant que la performance.
Le marché des boîtiers PC tourne aujourd’hui en rond. Entre les modèles panoramiques, les châssis à double chambre et les références vendues avec quatre ventilateurs ARGB pour tenir un prix agressif, la différenciation passe presque toujours par la même grammaire : plus de verre, plus de LED, plus de mesh. Fractal Design prend le contre-pied avec le Summit.
Ici, pas de RGB sur cette déclinaison, pas de façade agressive, pas de chambre secondaire spectaculaire. Le Summit se distingue par une bande de bois qui court sur toute la hauteur de la façade et par des pieds taillés dans du bois massif, deux éléments qui font basculer l’objet du côté du meuble plutôt que de la tour de jeu. C’est un pari, et il tranche radicalement dans un rayon où tout le monde se ressemble.
Le reste de la fiche reste solide sans être démonstratif. Le Summit accepte les cartes mères E-ATX jusqu’à 277 mm, ATX, Micro ATX et Mini ITX, ainsi que les modèles à connecteurs arrière en ATX et Micro ATX. Trois Momentum 14 PWM sont préinstallés en façade, avec capacité zéro RPM, et le châssis autorise un radiateur de 360 mm à l’avant comme en haut. Fractal y ajoute un guide d’air GPU amovible, un support de carte graphique réglable déjà monté et un accès sans outil sur pratiquement tous les panneaux.
Proposé à 169,99 dollars, soit environ 179,99 euros une fois la conversion et la TVA appliquées, le Summit se place nettement au-dessus des références airflow qui saturent la tranche des 120 à 140 euros. À ce tarif, le bois et la finition ne suffiront pas : il devra convaincre sur la qualité de conception, le confort de montage et les performances de refroidissement, face à des concurrents qui livrent davantage de ventilateurs pour cinquante euros de moins.
Fractal Design n’est évidemment pas un inconnu, avec les gammes Define, Meshify, North et Torrent qui ont largement contribué à installer l’esthétique scandinave dans le PC. Le Summit arrive d’ailleurs dans une salve de quatre nouveautés annoncées par la marque le 2 septembre 2026, aux côtés du boîtier Define One, du watercooling tout-en-un Radius et du siège Refine 2. Voyons si ce nouveau venu tient la promesse de son positionnement.
Emballage et accessoires
Le Summit arrive dans un carton brut entièrement marron, sans impression ni visuel du produit, avec le seul nom du modèle et le logo Fractal. La protection est classique et sérieuse, avec la façade en mesh métallique livrée démontée pour éviter toute déformation en transit.

Le bundle tient dans une petite boîte en carton brut marquée Summit Accessories, et reste volontairement resserré :
- 11 vis de montage 6-32 et 2 vis de transport
- 8 amortisseurs de disque dur et 8 vis pour disques 3,5 pouces
- 4 vis d’alimentation et 16 vis de montage M3
- 4 colliers de serrage et 1 sangle velcro
- 1 entretoise de carte mère, 1 clip de panneau et 1 câble d’extension PWM


Le contenu paraît maigre, mais il traduit surtout un parti pris de conception : tout ce qui sert réellement au montage est déjà en place sur le châssis. Support de carte graphique réglable, Cable Aligners repositionnables et sangles velcro arrière sont installés d’usine, prêts à l’emploi dès l’ouverture du panneau latéral.
Caractéristiques techniques du Fractal Summit Black TG Light Tint
| Dimensions | 495 × 229 × 495 mm (489 mm sans pieds et protubérances) |
| Matériaux | Acier, verre trempé teinté clair, bois multi-couches FSC, bois massif |
| Compatibilité carte mère | E-ATX jusqu’à 277 mm, ATX, Micro-ATX, Mini-ITX. Connecteurs arrière : ATX et Micro-ATX |
| Slots d’extension | 7 |
| Hauteur max du ventirad CPU | 173 mm |
| Longueur max de la carte graphique | 425 mm (393 mm avec radiateur frontal), 175 mm de largeur |
| Alimentation | ATX, 253 mm max |
| Emplacements ventilateurs | 5 × 140 mm, 7 × 120 mm au total |
| Façade | 3 × 120 mm ou 3 × 140 mm |
| Dessus | 3 × 120 mm ou 2 × 140 mm |
| Arrière | 1 × 120 mm |
| Dessous | Aucun |
| Ventilateurs préinstallés | 3 × Momentum 14 PWM en façade |
| Radiateur façade | 280 / 360 mm |
| Radiateur dessus | 280 / 360 mm |
| Radiateur arrière | 120 mm |
| Radiateur dessous | Non |
| Ports et boutons | 1 × USB Type-C 20 Gbps, 2 × USB Type-A 5 Gbps, jack audio combiné, bouton d’alimentation |
| Emplacements disque 3,5″ | 2 |
| Emplacements disque 2,5″ | 6 (4 sur les supports, 2 dans le plancher) |
| Espace câble management | 34 mm |
| Filtre à poussière | Alimentation uniquement |
| Poids net | 10,02 kg |
| Référence | FD-C-SUM1A-04 |
Design extérieur du Fractal Summit
Le bois comme signature
Le Summit ne cherche pas à ressembler à un boîtier gaming classique. Sa façade est encadrée sur tout son contour par une large bande de bois, ici en noyer sur la déclinaison noire, dont les arêtes arrondies viennent adoucir l’ensemble.

Le châssis repose par ailleurs sur quatre pieds trapézoïdaux taillés dans du bois massif, un choix rare sur ce segment et qui tire l’objet du côté du mobilier plutôt que de la périphérique informatique. Fractal précise que le bois utilisé est certifié FSC.


Le panneau frontal est entièrement en mesh, avec un maillage fin qui laisse deviner les trois ventilateurs installés derrière. Le logo du constructeur se limite à un petit marquage discret en partie basse. Rien ne dépasse, aucune arête vive, aucune surface brillante : le Summit assume une lecture calme, très scandinave, à l’opposé des façades agressives dont le marché est saturé.

Une connectique intégrée à la bande bois
La connectique prend place sur la partie supérieure du bandeau bois, à l’avant du boîtier. On y retrouve, de gauche à droite, une prise jack audio combinée, un premier port USB-A, un large bouton de mise sous tension circulaire, un second port USB-A puis un port USB-C. Les spécifications annoncent l’USB Type-C en 20 Gbps et les deux USB-A en 5 Gbps.
L’implantation sur le dessus reste pertinente pour une machine posée au sol comme sur un bureau. On note l’absence de bouton dédié à l’éclairage, cohérente avec ce SKU dépourvu d’ARGB, la fonction étant réservée à la version Ambience Blackout.
Des flancs volontairement sobres
La paroi latérale droite est en acier plein, sans la moindre ouverture, dans une finition texturée mate qui absorbe bien la lumière. Elle vient s’aligner au millimètre sur la bande de bois de la façade. Le Summit Black TG Light Tint reçoit de son côté un panneau gauche en verre trempé teinté clair, laissant apparaître la chambre principale.

Avec ses 495 × 229 × 495 mm pour 10,02 kg, le Summit reste dans les cotes d’une moyenne tour classique, mais sa masse trahit une tôle nettement plus épaisse que la moyenne du segment. Aucun jeu, aucune vibration à la manipulation : la rigidité est ici d’un tout autre niveau que sur les boîtiers autour de 130 euros.
Un panneau supérieur qui s’enlève d’un doigt
Le dessus du Summit est entièrement recouvert d’un panneau mesh fin en méral, qui se retire en tirant simplement sur une languette en tissu placée à l’arrière. Aucune vis, aucun outil, un seul geste. Le maillage est plus serré que celui de la façade, ce qui limite un peu le passage d’air mais retient une partie des poussières malgré l’absence de filtre dédié à cet endroit.

Une fois le panneau retiré, on accède au support de ventilation supérieur, lui-même amovible.

Coté panneau latéral droit, le Summit adopte une conception entièrement fermée. Visuellement, cette grande surface pleine reste très sobre, tandis que la bande verticale en bois vient casser l’uniformité du panneau et apporte la touche chaleureuse caractéristique du design Fractal.

Une face arrière classique mais soignée
L’arrière du Summit reprend une organisation conventionnelle, à l’opposé de certains concurrents qui déportent l’alimentation. On y retrouve, de haut en bas, la découpe d’entrée-sortie de la carte mère surmontée d’une large zone ajourée pour le ventilateur d’extraction de 120 mm, les sept équerres PCIe horizontales, puis l’emplacement de l’alimentation en partie basse. Une bande verticale ajourée court sur toute la hauteur du bord droit pour compléter l’évacuation.

Fractal recouvre les vis des équerres PCIe d’un cache vertical amovible, le Rear Cover, marqué du logo maison. Une fois en place, il masque intégralement la visserie et donne une face arrière parfaitement nette, sans la rangée de vis habituelle. Retiré, il libère l’accès aux sept vis moletées à tête large, manipulables à la main.
Les équerres sont réutilisables, et non des tôles à casser comme sur les modèles d’entrée de gamme. Le détail relève du cosmétique, mais il participe directement au positionnement du Summit : à ce tarif, l’arrière du boîtier fait aussi partie de ce qu’on regarde.

Le seul filtre présent sur le Summit est celui placé sous l’alimentation, accessible par l’arrière pour faciliter son entretien.
Intérieur du Fractal Summit
Trois Momentum 14 derrière une façade amovible

La façade se déclipse d’une simple pression, sans outil, et libère l’accès aux trois ventilateurs Momentum 14 PWM préinstallés en aspiration, montés sur deux supports amovibles. Ces supports permettent d’extraire les ventilateurs d’un bloc pour installer un radiateur de 280 ou 360 mm à leur place.

Le maillage fin de la façade assure directement la filtration, sans couche supplémentaire susceptible de brider le flux d’air.

Une chambre principale très structurée
Une fois le panneau latéral gauche retiré, le Summit dévoile un plateau de carte mère particulièrement travaillé.

La grande découpe pour le backplate CPU occupe presque toute la largeur du plateau, et l’ensemble du cheminement des câbles se concentre dans un unique passage vertical, protégé par un large grommet caoutchouc profilé placé entre le plateau et la zone ventilateurs. Fractal fait ici le choix inverse des boîtiers multipliant les petites ouvertures : un seul passage, mais largement dimensionné.

En partie basse, un capot pleine largeur masque l’alimentation, avec le logo Fractal gravé sur son flanc et une grande ouverture à l’avant pour le passage des câbles.

Le support de carte graphique est préinstallé en sortie de carton, fixé par une vis moletée captive. Son bras pivote et se règle en hauteur pour venir soutenir le carénage, quelle que soit la longueur de la carte. Le principe est simple, mais l’exécution est propre : pas de pièce à retrouver dans la boîte d’accessoires, pas de montage préalable, il suffit de desserrer, positionner et resserrer.
Un plateau lisible et bien pensé
Le plateau est directement gravé aux repères de format, avec la correspondance ATX égale A, Micro ATX égale M et Mini ITX égale I inscrite en clair sur la traverse centrale.

Chaque trou de fixation porte ensuite sa lettre, ce qui permet de positionner les entretoises sans manuel ni tâtonnement. Le détail paraît anecdotique, il fait pourtant gagner un temps réel au montage et évite l’erreur classique de l’entretoise oubliée sous le PCB.
L’Air Guide, la pièce qui arbitre entre GPU et watercooling
Fractal intègre un conduit en plastique fixé verticalement contre le plateau, chargé de canaliser l’air du ventilateur frontal inférieur directement vers la carte graphique plutôt que de le laisser se disperser dans le volume. C’est une pièce à part entière, démontable via deux vis, et non un simple habillage.

Son intérêt dépasse le gadget, car il conditionne trois choses. D’abord l’alimentation en air frais du GPU, le composant le plus gourmand d’une configuration moderne. Ensuite la compatibilité watercooling : avec l’Air Guide en place, un radiateur frontal de 360 est limité à 420 mm de long, 135 mm de large et surtout 40 mm d’épaisseur. Une fois retiré, on remonte à 433 mm, 152 mm et 65 mm, ce qui ouvre la porte aux radiateurs épais et aux montages push-pull. Enfin l’accès au stockage, puisque les deux emplacements 2,5 pouces du plancher sont inaccessibles tant que l’Air Guide est monté.
Autrement dit, Fractal impose un arbitrage clair : soit le flux d’air optimisé vers la carte graphique, soit un radiateur épais en façade et deux SSD supplémentaires. On aurait aimé ne pas avoir à choisir, mais le compromis est au moins documenté et la pièce se retire en quelques secondes.
Le tool-less appliqué partout

Le support supérieur, ou Top Bracket, se libère par trois clips à ouverture rapide et sort d’un simple geste. Il permet de préparer un radiateur de 280 ou 360 mm à plat, hors du châssis, avant de le remettre en place, une manipulation nettement plus confortable qu’un montage en aveugle au fond du boîtier.

La même logique s’applique à l’alimentation. À l’arrière, le berceau se déclipse et pivote vers l’extérieur, ce qui permet de visser le bloc dessus avant de le réinsérer. La fiche technique annonce un accès sans outil sur la façade, le panneau supérieur, le cache PCIe, les deux panneaux latéraux, le filtre inférieur, le bracket supérieur et le bracket d’alimentation.

Dans les faits, seules deux vis moletées captives subsistent, sur le berceau d’alimentation et sur le support de radiateur supérieur, et elles restent solidaires de leur pièce. L’alimentation prend place classiquement en partie basse, sous son capot. L’entrée d’air se fait par le dessous, à travers le filtre, et l’espace disponible reste confortable puisque Fractal annonce jusqu’à 253 mm de longueur, une valeur généreuse qui accepte sans souci les blocs haut de gamme les plus imposants.
Derrière le plateau, une organisation exemplaire

L’arrière du plateau est sans doute la meilleure surprise de ce Summit. Fractal y a préinstallé l’ensemble du câblage de façade, déjà rangé et plaqué le long du bord avant. Trois sangles velcro sont montées à demeure pour discipliner les faisceaux, complétées par deux Cable Aligners repositionnables selon deux configurations, et le grand grommet vertical traverse toute la hauteur. Les points de fixation des disques sont gravés avec leur destination, HDD ou SSD, ce qui évite là encore de sortir la notice.

Quatre supports de stockage amovibles se répartissent sur cette face, avec plusieurs combinaisons de positions possibles selon que vous privilégiez les disques 2,5 ou 3,5 pouces. Le boîtier accepte au total deux disques 3,5 pouces et jusqu’à six SSD, en comptant les deux emplacements du plancher.

Un avertissement mérite d’être relayé, car Fractal le signale en gras dans son manuel : les supports de stockage doivent impérativement être retirés avant d’installer une carte mère à connecteurs arrière, sous peine d’endommager les broches. C’est typiquement le genre de détail qu’on lit après avoir cassé quelque chose.
Fractal annonce 34 mm de dégagement derrière le plateau. C’est moins que certains concurrents qui affichent 45 mm ou plus, mais l’organisation compense largement : avec un chemin dédié, un grommet unique bien placé, des sangles et des aligneurs déjà en place, la fermeture du panneau ne pose aucune difficulté, y compris avec une alimentation de 1200 W et son câblage complet.
Attention toutefois aux cartes mères à connecteurs arrière : avec seulement 34 mm disponibles, l’espace peut devenir plus contraignant une fois les connecteurs et les faisceaux branchés derrière le PCB. Ce n’est pas nécessairement rédhibitoire, mais ce type de configuration demandera davantage de soin dans le routage que sur des châssis offrant 40 à 45 mm ou plus.
Un câblage de façade réduit à l’essentiel
Le faisceau de façade regroupe le connecteur Power On, la LED d’alimentation, le connecteur audio HD et les câbles USB internes. On retrouve notamment les connecteurs USB 3.0 et USB-C du panneau avant ES.

Rien de particulièrement exotique côté connectique, mais l’ensemble est propre et bien préparé. Sur ce SKU, Fractal ne fournit en revanche ni hub ARGB ni contrôleur PWM : les trois ventilateurs Momentum se raccordent directement à la carte mère, avec le câble d’extension PWM fourni.
Trois Momentum 14 PWM, et rien à l’arrière
Les trois ventilateurs livrés sont des Momentum 14 PWM de 140 mm, montés en aspiration derrière la façade. Ils affichent sept pales incurvées à profil très prononcé, avec un moyeu compact frappé du logo Fractal.

Le constructeur annonce un fonctionnement en 12 V DC, une intensité maximale de 0,18 A, une vitesse maximale de 1800 tr/min et une capacité zéro RPM entre 0 et 10 % de PWM, ce qui permet un arrêt complet du ventilateur au repos. En revanche, Fractal ne communique ni débit d’air, ni pression statique, ni niveau sonore, ce que nous mesurons donc nous-mêmes plus bas.

Le revers de cette dotation, c’est l’arrière. L’emplacement 120 mm situé au-dessus des équerres PCIe est livré vide, sans ventilateur d’extraction. Sur un boîtier de ce tarif, positionné face à des concurrents qui livrent quatre ventilateurs pour cinquante euros de moins, c’est le principal reproche que l’on peut adresser au Summit. Les trois Momentum créent une surpression franche, l’air sort par le haut et par les ouvertures arrière, mais un quatrième ventilateur aurait bouclé le flux proprement.
Une fois la configuration montée
Avec une carte mère ATX en place, le Summit reste très aéré. Le canal de cheminement vertical absorbe l’ensemble du faisceau, l’Air Guide longe le bord droit de la carte mère sans gêner l’accès aux connecteurs, et le capot d’alimentation masque proprement la zone basse.


Le montage s’effectue sans mauvaise surprise, et c’est précisément ici que le travail réalisé sur le cable management prend tout son sens. À l’arrière, les larges sangles maintiennent les faisceaux contre le châssis et les différents guides évitent leur dispersion. Même avec une alimentation de 1200 W et l’ensemble de son câblage, il reste possible d’obtenir un résultat propre sans devoir forcer sur le panneau latéral.

L’espace disponible autour de la carte mère reste également généreux, notamment dans la partie supérieure, ce qui facilite l’installation d’un radiateur de 360 mm et le raccordement des câbles CPU. L’ensemble donne au Summit une vraie facilité de montage, avec une organisation pensée davantage pour guider naturellement les câbles que pour simplement multiplier les passages dans le plateau.

Clearance checking, le dégagement des composants
Le Fractal Summit se montre particulièrement accueillant sur le plan de la compatibilité matérielle :
- Longueur maximale de la carte graphique : 425 mm, ou 393 mm avec un radiateur frontal installé
- Largeur maximale de la carte graphique : 175 mm, câbles compris
- Hauteur maximale du ventirad CPU : 173 mm
- Longueur maximale de l’alimentation : 253 mm
Avec 425 mm disponibles pour la carte graphique et 173 mm pour le ventirad, le Summit accueille sans difficulté les composants les plus imposants du marché, y compris les cartes triple slot les plus longues et les tours de refroidissement haut de gamme. La limite de 253 mm pour l’alimentation est particulièrement généreuse, bien au-delà de ce que réclament les blocs ATX actuels, même en 1200 W ou plus.
Côté watercooling, l’offre est nettement plus riche que la moyenne du segment, avec des cotes détaillées par emplacement :
| Emplacement | Format | Longueur max | Largeur max | Épaisseur max |
|---|---|---|---|---|
| Dessus | 280 mm | 358 mm | 155 mm | 63 mm ventilateurs inclus |
| Dessus | 360 mm | 404 mm | 135 mm | 63 mm ventilateurs inclus |
| Façade | 280 mm | 359 mm | 155 mm | 65 mm |
| Façade | 360 mm avec Air Guide | 420 mm | 135 mm | 40 mm |
| Façade | 360 mm sans Air Guide | 433 mm | 152 mm | 65 mm |
| Arrière | 120 mm | 125 mm | 158 mm | 55 mm ventilateur inclus |
Le Summit accepte donc un radiateur de 360 mm à la fois en façade et en partie haute, ce qui reste rare, avec une épaisseur autorisée de 63 à 65 mm dans la plupart des cas. Seul le montage d’un 360 en façade avec l’Air Guide conservé impose un radiateur fin de 40 mm maximum, ce qui exclut la majorité des kits AIO épais et tous les montages push-pull. Retirer la pièce lève la contrainte, au prix du flux d’air dirigé vers la carte graphique.
En revanche, aucune installation de radiateur n’est possible en partie basse, le plancher étant intégralement dédié au stockage. Au final, le Summit conviendra parfaitement à une configuration équipée d’un AIO de 360 mm en haut ou en façade, avec une souplesse supérieure à celle de la plupart des concurrents directs, à condition d’accepter l’arbitrage imposé par l’Air Guide.
Performances thermiques
Pour juger objectivement le Fractal Summit, nous avons appliqué notre méthodologie habituelle : deux sessions successives, l’une boîtier entièrement fermé, l’autre avec la façade, le panneau latéral en verre et le panneau supérieur retirés. Cette approche comparative isole l’apport réel du châssis dans la régulation thermique, indépendamment des composants montés.
Les relevés ont été effectués après stabilisation, sous stress test combiné CPU et GPU via OCCT.

Une précision importante sur la configuration. L’emplacement arrière du Summit étant livré vide, nous y avons installé un Noctua NF-A12x25 G2 en extraction. Ce n’est pas la configuration de sortie de carton, et nous l’assumons : faire tourner une machine de ce niveau sans la moindre extraction n’aurait aucun sens, et aucun utilisateur sérieux ne le ferait.
Le refroidissement processeur est assuré par le Fractal Radius 360 RGB, l’AIO lancé le même jour par la marque et que nous avons testé séparément, monté en partie haute avec pompe et ventilateurs à leur vitesse maximale.
| Configuration de test | Composants |
|---|---|
| Processeur | AMD Ryzen 7 9850X3D |
| Carte mère | ASUS ROG Crosshair X870E APEX |
| Carte graphique | ASUS ROG Strix GeForce RTX 5070 Ti |
| Stockage | WD Black SN850 PCIe 4.0 |
| Refroidissement CPU | Fractal Radius 360 RGB, monté en partie haute |
| Ventilation boîtier | 3 × Momentum 14 en façade, 1 × Noctua NF-A12x25 G2 en extraction arrière |
| Température ambiante | 27 °C |
Les relevés de vitesse confirment au passage les annonces constructeur. Les trois Momentum 14 tournent à 1806 tr/min de moyenne, soit exactement leur plafond de 1800 tr/min à la tolérance près, tandis que la pompe du Radius s’établit autour de 3250 tr/min.

Résultats
| Composant | Boîtier fermé | Panneaux retirés | Écart |
|---|---|---|---|
| CPU CCD1 (Tdie), max | 91,63 °C | 89,88 °C | 1,75 °C |
| GPU, max | 67,27 °C | 64,67 °C | 2,60 °C |
| DDR5 | 42 °C | 39 °C | 3 °C |
Pour faciliter la comparaison avec nos autres mesures, les températures sont normalisées à une ambiance de 22 °C, en appliquant le delta correspondant aux relevés bruts. Dans ces conditions, le Summit fermé maintient le Ryzen 7 9850X3D sous le seuil de throttling.
Mais c’est surtout l’écart entre châssis fermé et ouvert qui est intéressant. Retirer intégralement la façade, le panneau latéral et le panneau supérieur ne fait gagner que 1,75 °C au processeur et 2,6 °C à la carte graphique. Autrement dit, le Summit fermé se comporte presque comme un banc à l’air libre.
Le résultat est d’autant plus significatif que les deux composants dépendent ici du même flux d’air. Le radiateur du Radius étant monté en extraction haute, il n’aspire pas directement l’air extérieur : il puise dans le volume interne, lui-même alimenté par les trois Momentum en façade. Retirer les panneaux augmente donc la quantité d’air disponible aussi bien pour le radiateur que pour la carte graphique. Que le gain reste limité à seulement 1,75 et 2,6 °C montre que le châssis fermé assure déjà un renouvellement d’air très efficace.
C’est précisément ce que l’on attend d’un boîtier de ce positionnement. La façade largement perforée oppose peu de résistance au flux d’air, le panneau supérieur en mesh laisse l’air chaud s’évacuer facilement, tandis que l’Air Guide oriente une partie du flux frontal vers la carte graphique. Ces faibles écarts, obtenus avec un GPU atteignant 297 W en pointe et un CPU stabilisé autour de 154 W, valident clairement les choix de conception de Fractal.

Notons enfin que l’extraction arrière était active dans les deux configurations. Elle n’influence donc pas l’écart mesuré, qui traduit uniquement l’impact du retrait des panneaux.
Conclusion

