[Test] CORSAIR SKIFF 100 : un clavier gaming à membrane qui se kiffe ?

CORSAIR SKIFF 100

Note globale (Détails en bas de la page) - 8.2

8.2

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À l’heure où les claviers mécaniques se multiplient, y compris sur le segment de l’entrée de gamme, les modèles à membrane ont-ils encore leur mot à dire ? CORSAIR semble bien décidé à défendre cette technologie avec son SKIFF 100, un clavier gaming au format complet proposé à 59,99 euros. Un positionnement tarifaire intéressant, mais qui le place face à une concurrence mécanique de plus en plus accessible. De quoi nous amener à nous poser une question toute simple : peut-on encore se faire plaisir avec un clavier gaming à membrane en 2026 ?

Il faut dire que nous abordons ce test avec une certaine appréhension. Nous sortons notamment de l’essai du CORSAIR CLIPPER PRO MINI, un clavier mécanique compact qui nous avait particulièrement convaincus pour un tarif avoisinant les 100 euros. Après avoir goûté à la précision, à la réactivité et aux sensations offertes par ce type de périphérique, revenir à une technologie à membrane ressemble presque à un retour en arrière.

Pour autant, le CORSAIR SKIFF 100 ne manque pas d’arguments. La marque mise sur une formule relativement complète avec un éclairage RGB réparti sur dix zones, une molette multimédia, un repose-poignets amovible et une conception certifiée IP53 pour résister aux petits accidents du quotidien. Le constructeur promet ainsi un clavier capable d’accompagner aussi bien les longues sessions de jeu que les journées passées à travailler devant son écran, sans imposer un investissement conséquent.

Reste évidemment la question des sensations et des performances. Une membrane peut-elle offrir une frappe suffisamment agréable pour la bureautique et assez réactive pour le jeu ? Faut-il nécessairement passer au mécanique pour profiter pleinement de ses titres favoris ? Et surtout, les économies réalisées justifient-elles les éventuelles concessions sur le confort, la précision ou la durabilité ? Autant de questions auxquelles une simple fiche technique ne peut pas répondre.

Avec ce CORSAIR SKIFF 100, nous allons donc tenter de mettre nos habitudes de côté et laisser une véritable chance à la membrane. Entre utilisation quotidienne, longues séances de frappe et parties de jeu, nous chercherons à déterminer si ce clavier constitue une alternative crédible aux modèles mécaniques abordables ou si ces derniers ont définitivement pris l’avantage. Après tout, ce n’est pas parce qu’un clavier ne fait pas clic-clic qu’il ne mérite pas sa place sur un bureau !

CORSAIR SKIFF 100 : emballage et contenu

Le CORSAIR SKIFF 100 arrive dans une boîte aux couleurs habituelles du constructeur, avec son jaune vif difficile à manquer ! La face avant présente un large visuel du clavier accompagné de son repose-poignets, tandis que plusieurs pictogrammes mettent en avant ses principales caractéristiques. L’éclairage RGB est évidemment à l’honneur, histoire de rappeler que nous avons bien affaire à un périphérique gaming. Une présentation classique chez CORSAIR, mais toujours aussi efficace.

Au dos de la boîte, CORSAIR abandonne les illustrations pour une présentation plus technique de son SKIFF 100. Cinq caractéristiques sont mises en avant dans une multitude de langues : molette multimédia, éclairage RGB à dix zones, certification IP53, frappe silencieuse et repose-poignets amovible. Le constructeur insiste notamment sur la polyvalence de son CORSAIR SKIFF 100, présenté comme aussi à l’aise en jeu qu’en bureautique. Une promesse intéressante pour un modèle à membrane !

Les petits côtés de l’emballage complètent cette présentation avec quelques informations supplémentaires. On y retrouve notamment la compatibilité PC, Mac, Xbox et PlayStation, ainsi que la disposition française des touches en ABS. CORSAIR précise également les dimensions du clavier (457 × 142 × 20 mm) et son poids de 701 g, auxquels s’ajoutent les 210 g du repose-poignets. Enfin, le taux d’interrogation de 1 000 Hz et le rollover de 12 touches avec anti-ghosting rappellent que, malgré sa technologie à membrane, le CORSAIR SKIFF 100 entend bien conserver quelques arguments pour les joueurs.

Unboxing du CORSAIR SKIFF 100

À l’ouverture, le CORSAIR SKIFF 100 apparaît enveloppé dans une feuille de protection blanche, maintenue par un autocollant CORSAIR. Le clavier est bien calé dans son emballage, tandis qu’un compartiment en carton dissimule son câble USB. Un QR code permet également d’accéder au manuel d’utilisation. Pour le reste, seul un livret « Safety and Compliance Information » est présent, en dehors du repose-poignets que nous découvrirons un peu plus loin. Une présentation simple et sans fioritures !

Spécifications du CORSAIR SKIFF 100

CORSAIR SKIFF 100 — Caractéristiques techniques
Format et disposition Complet, 105 touches, AZERTY français
Technologie Membrane à dômes en caoutchouc, touches ABS
Performances 1 000 Hz, 12KRO sélectif, anti-ghosting
Éclairage RGB dynamique à 10 zones
Fonctionnalités Molette multimédia, macros, mémoire intégrée
Logiciels CORSAIR Web Hub / iCUE
Connectivité USB-A filaire, câble fixe de 1,85 m, PC / Mac / consoles
Conception Certification IP53, repose-poignets amovible, pieds réglables
Dimensions et poids 457 × 142 × 20 mm, 701 g (clavier)
Prix et garantie 59,99 € — 2 ans

Détails esthétiques, châssis et qualité de construction

Au premier regard, le CORSAIR SKIFF 100 ne cherche pas à en mettre plein la vue ! Entièrement noir, avec des lignes assez sages, il mise sur un design passe-partout qui trouvera aussi facilement sa place sur un bureau que dans un setup gaming. Son format complet de 105 touches, avec pavé numérique, s’étend sur 457 × 142 × 20 mm pour un poids de 701 g. Notre version AZERTY française associe un châssis en plastique légèrement texturé à des touches en ABS, tandis qu’une molette multimédia vient égayer le coin supérieur droit. Rien de révolutionnaire côté esthétique, mais à 59,99 euros, on ne lui demande pas non plus de jouer les claviers de luxe !

Un châssis entièrement en ABS

Pas d’aluminium au programme pour le CORSAIR SKIFF 100, qui se contente d’un châssis entièrement en plastique ABS. Rien de surprenant à ce niveau de prix, d’autant que l’ensemble semble plutôt solide et ne donne pas une impression de fragilité. CORSAIR a également soigné les petits détails, avec une finition légèrement granuleuse et des bordures aux angles arrondis. Le logo du constructeur prend place dans le coin inférieur gauche, tandis que le discret marquage « // SKIFF » vient habiller le coin opposé. Sobre, mais pas dépourvu de personnalité !

À l’arrière, le CORSAIR SKIFF 100 poursuit dans la sobriété avec une simple inscription CORSAIR sur la partie gauche du châssis. Le câble USB, non détachable, sort quant à lui sur la droite, sans système de routage particulier.

Une molette et des boutons dédiés : un ajout surprenant pour un clavier à ce tarif !

Dans le coin supérieur droit, le SKIFF 100 accueille deux boutons dédiés, l’un permettant d’activer le verrouillage de la touche Windows et l’autre de contrôler l’éclairage RGB. Juste à côté, quatre petits voyants lumineux renseignent sur l’état du verrouillage numérique, des majuscules, du défilement et du mode gaming. Une disposition simple et pratique, qui permet de garder les principales informations sous les yeux.

La molette multifonction attire immédiatement le regard avec son design cylindrique, sa surface texturée et ses trois repères blancs. Un style qui n’est pas sans rappeler celui des modèles plus haut de gamme de CORSAIR, comme les MAKR 75 et VANGUARD AIR 99 WIRELESS, que nous avons également testés. Entièrement réalisée en plastique, elle conserve néanmoins une présentation soignée et permet de régler le volume sonore ou de contrôler la lecture multimédia grâce à la touche FN.

Les légendes du CORSAIR SKIFF 100 offrent une belle lisibilité, avec des caractères nets, bien dessinés et sans bavures apparentes. CORSAIR adopte une typographie moderne, aux inscriptions principales bien visibles et aux caractères secondaires plus discrets. L’ensemble est soigné et constitue un bon point pour un clavier proposé à moins de 60 euros.

Des touches en ABS

Les touches du CORSAIR SKIFF 100 sont réalisées en plastique ABS, un choix classique sur un clavier de cette gamme. Leur surface est lisse et leur profil légèrement incurvé. En les retournant, nous découvrons un système de fixation spécifique aux claviers à membrane, bien différent des classiques supports en croix des switches mécaniques.

Une fois plusieurs touches retirées, le CORSAIR SKIFF 100 dévoile son mécanisme à membrane, avec ses guides translucides et les dômes en caoutchouc situés en dessous. Contrairement aux switches mécaniques, chaque touche ne dispose pas de son propre interrupteur indépendant. C’est la déformation du dôme qui permet d’actionner le contact électrique sous-jacent. Une conception plus économique, dont nous examinerons les conséquences sur les sensations de frappe lors de nos essais.

Un dessous travaillé

En retournant le CORSAIR SKIFF 100, nous découvrons un dessous également réalisé en plastique ABS, mais dont le design a fait l’objet d’un certain travail. CORSAIR a délaissé la traditionnelle surface entièrement plane au profit de plusieurs reliefs et découpes qui structurent le châssis. Le nom du constructeur est discrètement gravé au centre, tandis que l’étiquette réglementaire prend place sur la droite. Même sur cette partie habituellement cachée, la présentation reste soignée !

Le SKIFF 100 dispose de quatre patins antidérapants en caoutchouc, répartis aux angles du châssis pour assurer sa stabilité sur le bureau. Deux pieds escamotables permettent également de modifier son inclinaison selon les préférences de chacun. On remarque enfin, sur le bord inférieur, l’un des inserts destinés à accueillir le système de fixation du repose-poignets.

Ergonomie

Vue de profil, le CORSAIR SKIFF 100 présente un châssis relativement fin, surmonté de touches assez hautes, toutes de forme et de hauteur identiques. Une solution qui simplifie notamment la fabrication, mais qui ne bénéficie pas de l’ergonomie des profils sculptés. Le corps du clavier est naturellement incliné, même lorsque les pieds arrière sont repliés. Reste à voir si cette conception aura une incidence sur le confort lors de nos longues séances de frappe.

À l’avant, la plaque supérieure du CORSAIR SKIFF 100 se situe à 20 mm du bureau, une hauteur plutôt contenue pour un clavier équipé de touches traditionnelles. Ces dernières dépassent toutefois nettement du châssis, portant la hauteur totale à environ 30 mm. Un détail à prendre en compte pour la position des poignets, même si la présence du repose-poignets fourni devrait aider à améliorer le confort.

Un seul réglage pour les pieds escamotables

Le CORSAIR SKIFF 100 dispose de deux pieds escamotables permettant de relever l’arrière du clavier. CORSAIR se limite ici à un seul niveau de réglage, là où certains modèles plus coûteux offrent davantage de possibilités. Un choix qui pourrait s’expliquer par la volonté de maîtriser les coûts de fabrication. Bonne nouvelle toutefois, les pieds bénéficient de revêtements antidérapants à leurs extrémités, un détail appréciable pour conserver une bonne stabilité une fois le clavier incliné.

À l’arrière, nos mesures indiquent une hauteur de 27 mm jusqu’au sommet du châssis lorsque les pieds sont repliés, contre 37 mm une fois ceux-ci déployés. Cette différence de 10 mm permet d’accentuer sensiblement l’inclinaison du clavier et d’adapter sa position aux préférences de chacun. Un réglage simple, mais suffisant pour offrir deux positions de frappe bien distinctes.

À 60 euros, le SKIFF 100 est livré avec un repose-poignets !!

Bonne nouvelle, CORSAIR n’a pas oublié nos poignets ! Malgré son tarif contenu, le CORSAIR SKIFF 100 s’accompagne d’un repose-poignets amovible qui reprend toute la largeur du clavier. Son revêtement en polyuréthane (PU) offre une surface lisse et uniforme, simplement agrémentée du logo CORSAIR au centre. En revanche, aucune mousse à l’horizon : nous avons affaire à un modèle rigide, bien loin des repose-poignets moelleux de certains claviers haut de gamme.

Ce repose-poignets se fixe au clavier à l’aide de deux petites languettes en plastique qui viennent s’insérer dans les encoches prévues sous le châssis. Un système simple et pratique, même si les attaches nous paraissent un peu fines. Sans remettre en cause leur solidité, mieux vaudra simplement éviter de les manipuler trop brusquement, notamment lors des démontages répétés.

En retournant le repose-poignets, nous découvrons une structure entièrement rigide, avec le logo CORSAIR discrètement gravé au centre. Six patins antidérapants en caoutchouc sont répartis sur les bords afin de maintenir l’ensemble en place sur le bureau. Une conception simple, mais qui a le mérite de soigner la stabilité malgré l’absence de rembourrage.

Avec seulement 11 mm de hauteur à l’avant, le repose-poignets du CORSAIR SKIFF 100 joue la carte de la discrétion ! Il reste toutefois nettement plus bas que les 20 mm mesurés à l’avant du clavier, avec une différence de hauteur qui se remarque immédiatement.

Connectivité

Pour la connexion, le CORSAIR SKIFF 100 reste fidèle à la bonne vieille liaison filaire ! Son câble USB-A, non détachable, mesure environ 1,85 m et bénéficie d’une gaine en caoutchouc classique, sans tressage. CORSAIR fournit également une petite attache Velcro pour faciliter son rangement. Le taux d’interrogation est quant à lui limité à 1 000 Hz, une valeur tout à fait classique et cohérente avec le positionnement tarifaire du clavier.

CORSAIR iCUE

Le CORSAIR SKIFF 100 peut être personnalisé à travers deux interfaces : le logiciel iCUE et le CORSAIR Web Hub, accessible directement depuis un navigateur Internet. Le constructeur précise toutefois qu’iCUE offre davantage de possibilités de configuration, ce qui explique notre choix pour ce test. Dès l’ouverture, nous retrouvons l’interface habituelle du logiciel, avec les périphériques compatibles automatiquement détectés, dont notre SKIFF 100. Les profils d’éclairage Murals et les différents capteurs du système complètent cet écran d’accueil particulièrement fourni.

Faisons d’abord un petit détour par ses réglages dans iCUE. Nous retrouvons ici la version du firmware (1.1.1.10), le taux d’interrogation USB réglé sur 1 000 Hz (1 ms), ainsi qu’un curseur permettant d’ajuster la luminosité du rétroéclairage. Le logiciel propose également de sélectionner la disposition du clavier et d’afficher des infobulles d’aide. Enfin, un mode PlayStation permet d’adapter son fonctionnement aux consoles PS4 et PS5, une option également accessible directement avec le raccourci FN + Windows.

Avant de nous attaquer aux réglages du CORSAIR SKIFF 100, arrêtons-nous un instant sur le mode Mémoire du périphérique. Une fois activé, il permet d’enregistrer directement les paramètres compatibles, notamment l’éclairage, dans la mémoire intégrée du clavier. Ces réglages restent ainsi disponibles sans qu’iCUE ait besoin de fonctionner en arrière-plan. Pratique pour retrouver sa configuration habituelle sur un autre PC !

Direction maintenant les effets d’éclairage, avec plusieurs animations prédéfinies et la possibilité de créer ses propres configurations. iCUE permet de personnaliser les dix zones RGB du CORSAIR SKIFF 100, de superposer plusieurs calques lumineux et d’ajuster la vitesse ou la direction des effets. Attention toutefois, nous parlons bien d’un éclairage par zones et non touche par touche, même si la représentation du clavier à l’écran pourrait laisser penser le contraire. Pour un modèle à 59,99 euros, les possibilités de personnalisation sont déjà plutôt généreuses !

Le menu « Attributions de touches » permet de personnaliser les commandes du CORSAIR SKIFF 100 selon ses besoins. Malgré l’absence de touches dédiées, il est possible de réaffecter certaines fonctions, de créer des raccourcis multimédias ou encore de lancer des applications. Les amateurs de macros ne sont pas oubliés, puisqu’iCUE permet d’enregistrer des séquences de frappes, de modifier les délais entre les actions et de définir leurs conditions d’exécution.

Dernier arrêt dans iCUE avec l’onglet « Performance », consacré au verrouillage de certaines commandes pendant les sessions de jeu. En plus de désactiver la touche Windows pour éviter un retour malencontreux sur le Bureau, il est possible de bloquer les raccourcis Alt + Tab, Alt + F4 et Maj + Tab. Chaque combinaison peut être activée ou désactivée indépendamment, selon les préférences du joueur. Des options simples, mais bienvenues pour éviter qu’une mauvaise manipulation ne vienne interrompre une partie.

En pratique : sensation réelle en jeu et en utilisation bureautique du CORSAIR SKIFF 100

Après plusieurs années passées à utiliser des claviers mécaniques, autant dire que retrouver une membrane demande un petit temps d’adaptation ! Dès les premières frappes, le CORSAIR SKIFF 100 nous rappelle que les sensations sont bien différentes. Les touches opposent une résistance perceptible à l’enfoncement, avec un retour moins franc que celui des switches mécaniques auxquels nous sommes habitués. La frappe paraît plus souple, mais aussi moins nette, et il faut quelques minutes pour retrouver ses marques.

En bureautique, cette particularité ne pose finalement pas de véritable problème. La saisie de textes, la navigation sur Internet et les tâches quotidiennes s’effectuent sans difficulté particulière. Le format complet et la disposition classique du CORSAIR SKIFF 100 facilitent également la prise en main. On regrette surtout ce manque de retour tactile qui accompagne habituellement chaque frappe sur un bon clavier mécanique. Rien de rédhibitoire pour travailler, donc, même si les amateurs de sensations bien marquées risquent de rester un peu sur leur faim.

En jeu, en revanche, les limites de la membrane se font davantage sentir. Lors des déplacements rapides ou des enchaînements de commandes, la résistance des touches et leur retour moins précis donnent une impression de contrôle moins direct. Il ne s’agit pas nécessairement d’un problème de latence, mais bien de sensations sous les doigts. Le CORSAIR SKIFF 100 reste parfaitement utilisable pour jouer, notamment sur des titres peu exigeants en matière de réactivité, mais il manque de cette précision tactile qui rend les bons claviers mécaniques si agréables dans les séquences rapides.

Pour accompagner les joueurs, CORSAIR a également prévu un système 12KRO avec anti-ghosting, capable de gérer certaines combinaisons allant jusqu’à douze touches simultanées sans générer de commandes parasites. Une caractéristique appréciable sur un clavier à membrane !

Côté bruit, la surprise est plutôt bonne ! Notre enregistrement sonore révèle une frappe globalement discrète, avec des impacts assez sourds et quelques claquements plus marqués selon les touches sollicitées. Nous sommes loin du cliquetis caractéristique de nombreux switches mécaniques. Le CORSAIR SKIFF 100 ne fonctionne évidemment pas dans un silence absolu, mais son niveau sonore contenu constitue un argument appréciable pour une utilisation quotidienne, notamment dans un environnement partagé.

Le repose-poignets fourni ne nous a malheureusement pas laissé un souvenir impérissable ! Entièrement rigide et dépourvu de mousse, il offre un accueil particulièrement ferme. À choisir, un bon tapis de souris épais serait presque plus agréable pour y poser les poignets ! Il conserve néanmoins un intérêt ergonomique en réduisant la différence de hauteur entre le bureau et l’avant du clavier. Il remplit donc son rôle de support, mais les amateurs de surfaces moelleuses devront clairement revoir leurs attentes.

En revanche, CORSAIR mérite un bon point pour les commandes supplémentaires du SKIFF 100. À 59,99 euros, retrouver une véritable molette multifonction est une excellente surprise ! Agréable à utiliser, elle permet de régler rapidement le volume sonore et de piloter la lecture multimédia avec la touche FN. Les deux boutons dédiés au verrouillage de la touche Windows et au réglage de la luminosité RGB complètent intelligemment l’ensemble. Des attentions bienvenues sur un clavier aussi abordable, qui rendent son utilisation quotidienne plus pratique.

Enfin, avec sa certification IP53, le CORSAIR SKIFF 100 bénéficie d’une protection contre la poussière et les éclaboussures. De quoi lui permettre d’affronter quelques gouttes de café malencontreuses, mais n’allez pas pour autant lui offrir une douche après chaque partie !

Show time !

Et pour terminer, place à la lumière ! Le SKIFF 100 dispose d’un rétroéclairage RGB réparti sur dix zones, avec un rendu plutôt convaincant pour un clavier à 59,99 euros. L’éclairage se montre même particulièrement intense par défaut, au point de presque voler la vedette aux touches ! Heureusement, sa luminosité est réglable directement depuis le clavier ou dans iCUE.

Certaines couleurs sont bien visibles, les légendes profitent d’une bonne illumination et la lumière se diffuse généreusement entre les touches. Certes, nous n’avons pas droit à un éclairage individuel, mais CORSAIR propose ici une prestation tout à fait honorable pour cette gamme de prix.

Conclusion et avis final sur le CORSAIR SKIFF 100

 

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[Test] CORSAIR SKIFF 100 : un clavier gaming à membrane qui se kiffe ?
Conclusion

Alors, peut-on encore prendre du plaisir avec un clavier gaming à membrane en 2026 ? Après plusieurs jours passés en compagnie du CORSAIR SKIFF 100, la réponse est oui… mais avec quelques réserves ! Proposé à 59,99 euros, ce modèle ne cherche pas à rivaliser frontalement avec les claviers mécaniques les plus sophistiqués. Il préfère miser sur une formule accessible, polyvalente et suffisamment équipée pour accompagner aussi bien les journées de travail que les soirées de jeu.

Et il faut reconnaître que CORSAIR n'a pas fait les choses à moitié côté équipement. Malgré un châssis entièrement en plastique, la fabrication inspire confiance, les finitions sont soignées et les légendes parfaitement lisibles. L'éclairage RGB à dix zones se montre particulièrement lumineux, tandis que la molette multifonction et les deux boutons dédiés apportent un véritable confort d'utilisation. Ajoutons à cela une certification IP53, un repose-poignets amovible et une personnalisation relativement complète via iCUE : pour 60 euros, la fiche technique ne manque franchement pas d'arguments !

Mais évidemment, tout n'est pas parfait. Le repose-poignets, totalement dépourvu de mousse, remplit davantage un rôle de support que de véritable coussin pour les mains. Surtout, la technologie à membrane montre ses limites lorsqu'on commence à solliciter sérieusement le clavier. Si la frappe silencieuse convient parfaitement aux tâches bureautiques, la résistance des touches et leur activation moins nette nous ont nettement moins convaincus en jeu. Après avoir goûté aux sensations des bons claviers mécaniques, difficile de ne pas ressentir une certaine frustration lors des enchaînements rapides.

Faut-il pour autant déconseiller le SKIFF 100 aux joueurs ? Certainement pas ! Pour une utilisation occasionnelle, des jeux peu exigeants ou un premier équipement gaming, il reste parfaitement envisageable. En revanche, les amateurs de FPS compétitifs et les joueurs habitués à des switches mécaniques réactifs auront probablement du mal à revenir en arrière. D'autant qu'à ce niveau de prix, plusieurs claviers mécaniques commencent désormais à lui faire de l'ombre.

Au final, le CORSAIR SKIFF 100 est un clavier honnête, bien équipé et agréable à utiliser au quotidien, mais dont la technologie constitue aussi sa principale limite. Nous apprécions particulièrement les efforts du constructeur pour proposer des fonctionnalités habituellement réservées à des modèles plus coûteux. Son rapport équipement/prix est donc intéressant, même si nous aurions personnellement tendance à privilégier un bon mécanique pour une utilisation principalement orientée gaming. Un clavier qui se kiffe pour sa polyvalence et son équipement généreux, même si sa membrane ne nous a pas totalement fait oublier nos bons vieux switches mécaniques !

Qualité/Finition
8.3
Qualité frappe
8.1
Rétroéclairage
7.5
Nuisances sonores
8.6
Ergonomie
7
Prix
9.4
Note des lecteurs0 Note
0
Points forts
Tarif accessible (59,99 €)
Finitions soignées et châssis solide
Frappe relativement silencieuse
Molette et boutons dédiés
- Personnalisation complète via iCUE
Certification IP53
Points faibles
Sensations de frappe peu précises en jeu
Résistance marquée des touches
Repose-poignets trop rigide
Profil uniforme des touches
Pieds réglables sur une seule hauteur
8.2

ph award top qualité

Arnaud.O

Comme Obelix, je suis tombé dedans étant petit. Heureux possesseur d'un Commodore 128 à 14 ans, j'ai côtoyé les Atari et Amiga de l'époque avant de plonger définitivement dans le monde du PC. Infirmier libéral de profession, je suis habilité à vous prescrire une bonne dose de news et de tests.
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