
Le calendrier est désormais fixé : à partir de janvier 2028, les nouveaux jeux PlayStation ne seront plus produits sur disque. Sony reconnaît la sensibilité du sujet, mais ne donne aucun signe de retour en arrière.
Jeux physiques PS5 : une décision maintenue par Sony
Lors de la session de questions-réponses liée aux résultats du Q1 FY2026, la directrice financière Lin Tao a été interrogée sur cette décision et sur les critiques qui ont suivi. Sony rappelle avoir communiqué 18 mois à l’avance afin de laisser du temps aux clients comme aux partenaires pour se préparer.
Le groupe précise que l’arrêt concerne les titres lancés à partir de janvier 2028. Les jeux sortis avant cette date ne sont pas concernés.
Une bascule déjà largement engagée vers le numérique
Lin Tao explique que le facteur principal reste la progression continue de la distribution numérique, sur PlayStation comme dans le reste du divertissement. Elle indique que Sony a longuement étudié le sujet avant d’arriver à cette conclusion et que la mise en œuvre se fera avec prudence.
Sony affirme aussi ne constater aucun impact commercial à ce stade. À une seconde question sur un éventuel effet sur les utilisateurs ou sur les ventes, le groupe répond n’avoir enregistré aucune conséquence sur l’activité et ne pas anticiper de dégradation future des résultats.
82 % des ventes complètes PlayStation sont déjà en dématérialisé
L’argument avancé est simple : 82 % des ventes de jeux complets PlayStation sur le dernier trimestre provenaient déjà du téléchargement. Dans ce contexte, la fin de la production des nouveaux disques s’inscrit dans une tendance de fond déjà bien installée dans les comptes de Sony.
Pour mesurer ce que cela change côté usages, on peut aussi regarder l’impact du recul du disque sur les habitudes des joueurs, un signal utile au moment où le numérique s’impose déjà dans les comptes de Sony.
Sony admet l’attachement des joueurs au support disque
Sur le fond, Lin Tao reconnaît que la réaction des joueurs a été nette. Elle évoque des avis variés, des positions tranchées, et rappelle que le jeu vidéo reste lié à des souvenirs personnels pour une partie du public, ce qui explique l’attachement aux éditions physiques.
En revanche, ce discours n’ouvre pas la voie à une révision de la décision. Sony indique surtout vouloir continuer à réfléchir à la manière d’interagir avec les joueurs dans un modèle de distribution désormais centré sur le numérique.
La donnée des 82 % montre surtout que Sony suit la structure réelle de ses ventes, pas seulement une orientation industrielle. Pour les joueurs attachés au disque, le sujet dépasse la simple distribution : il touche à la conservation, au marché de l’occasion et à la propriété d’usage, trois points que le tout-numérique ne remplace pas totalement aujourd’hui.
Source : Investing (transcript)