[Test] AGI AI858 2 To : un SSD PCIe 5.0 à plus de 14 Go/s

AGI AI858 2To SSD M.2

Note Globale - 8.8

8.8

L’AGI AI858 2 To dépasse ses promesses avec plus de 14 Go/s en lecture et 13 Go/s en écriture, grâce à une plateforme associant contrôleur SM2508, DRAM et NAND TLC. Son cache d’environ 400 Go et son tarif de 345 € en font une proposition intéressante dans le haut de gamme Gen5. Ses performances diminuent toutefois sur les longues écritures, tandis que son dissipateur mérite mieux. Un ensemble convaincant qui obtient notre Award Recommandé.

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À près de 345 € les 2 To, un SSD ne peut pas se contenter d’impressionner pendant quelques secondes dans un benchmark. Il doit aussi tenir la cadence lorsque les transferts s’allongent, maîtriser ses températures et justifier sa place dans une configuration haut de gamme. C’est avec ces exigences que nous abordons aujourd’hui le test de l’AGI AI858 2 To, dont les débits annoncés atteignent 14 000 Mo/s en lecture et 13 000 Mo/s en écriture séquentielle. Une fiche technique ambitieuse, pour un investissement qui mérite que l’on regarde au-delà des chiffres les plus flatteurs.

Le contexte rend cette question du prix particulièrement sensible. En cette fin d’année 2026, le marché de la mémoire NAND reste sous tension : les besoins en stockage des centres de données, portés notamment par l’intelligence artificielle, rencontrent une offre dont les capacités progressent lentement. Dans son analyse du 7 octobre, TrendForce souligne que les fournisseurs conservent un pouvoir de négociation favorable et que les prix contractuels destinés au marché grand public devraient encore augmenter légèrement. Cela ne signifie pas que tous les SSD en boutique subissent une hausse identique, mais les conditions d’achat des puces entretiennent une pression sur les coûts, même lorsque la demande des particuliers reste faible.

Dans ces conditions, choisir un SSD haut de gamme demande de regarder attentivement ce que l’on obtient pour son argent. Le PCIe 5.0 ouvre la voie à des débits considérables, mais la vitesse maximale ne suffit pas à départager les modèles. L’efficacité du contrôleur, le comportement de la mémoire et la qualité du refroidissement pèsent également dans l’expérience. Avec l’AI858, AGI s’appuie sur le Silicon Motion SM2508, un contrôleur gravé en 6 nm, conçu pour associer un haut niveau de performances à une meilleure efficacité énergétique. Une promesse qui donne autant envie d’examiner les températures que les débits.

Notre exemplaire de 2 To associe ce contrôleur à de la NAND TLC et à une mémoire DRAM dédiée, avec une interface PCIe 5.0 x4 au format M.2 2280. AGI fournit également un dissipateur thermique et annonce une garantie de cinq ans. Sur le papier, l’ensemble réunit donc les ingrédients attendus d’un SSD Gen5 haut de gamme. Reste à déterminer comment cette configuration se comporte une fois installée dans notre machine, et surtout lorsque nous lui demandons davantage qu’un bref pic de performances.

Car derrière les débits annoncés se cache une question essentielle : combien de temps le SSD peut-il maintenir sa vitesse d’écriture ? Pour y répondre, nous avons complété nos benchmarks par une écriture sur l’intégralité de sa capacité. Ce test permet de mesurer l’étendue du cache pseudo-SLC, puis d’observer le débit lorsque celui-ci est épuisé et que les écritures se poursuivent directement en TLC. Nous avons également confronté le dissipateur fourni par AGI au refroidissement M.2 de notre carte mère ASUS, afin d’évaluer leur efficacité dans notre protocole.

L’AGI AI858 a-t-il les ressources nécessaires pour défendre son prix au-delà de sa fiche technique ? Débits de pointe, endurance des performances en écriture et températures : nous avons poussé ce modèle 2 To pour comprendre ce qu’il a réellement dans le ventre.

AGI AI858 2 To : caractéristiques techniques

L’AI858 est proposé dans des capacités de 1 To, 2 To et 4 To. Il adopte le classique format M.2 2280 et communique au travers d’une interface PCIe 5.0 x4 avec prise en charge du protocole NVMe 2.0.

Notre exemplaire porte la référence AGI2T0G00AI858 et offre 2 048,4 Go bruts, soit environ 1 908 Gio utilisables après formatage.

CaractéristiqueAGI AI858 2 To
FormatM.2 2280
InterfacePCIe 5.0 x4
ProtocoleNVMe 2.0
Capacité2 To
ContrôleurSilicon Motion SM2508G
NANDTLC
DRAM2 Go Samsung LPDDR4
Lecture séquentielle annoncée14 000 Mo/s
Écriture séquentielle annoncée13 000 Mo/s
Endurance annoncée1 500 TBW
Garantie5 ans
DissipateurFourni séparément
Dimensions avec dissipateur80 × 22 × 11 mm
Poids annoncé avec dissipateur23 g

La version 2 To est annoncée pour 1 500 TBW et bénéficie d’une garantie de cinq ans. La version 1 To descend à 10 000 Mo/s en écriture tandis que les modèles 2 et 4 To peuvent atteindre les 13 000 Mo/s annoncés.

Packaging : AGI annonce directement la couleur

La face avant de la boîte ne cherche pas à rester discrète. AGI met en avant l’interface PCIe Gen5 x4, la capacité de 2 To de notre exemplaire et surtout ses deux principales promesses : 14 000 Mo/s en lecture et 13 000 Mo/s en écriture. La compatibilité avec la PlayStation 5 est également mentionnée.

Le dos reprend les informations réglementaires ainsi que les caractéristiques physiques du produit.

Nous avons néanmoins remarqué une petite incohérence : notre emballage mentionne une tension de fonctionnement de 5 V DC, tandis que l’étiquette apposée directement sur le SSD indique 3,3 V.

Il s’agit manifestement d’une coquille sur le packaging.

Un SSD livré nu et un dissipateur séparé

L’AI858 est livré avec son dissipateur, mais celui-ci n’est pas prémonté. C’est un détail important, et finalement une bonne décision.

Les cartes mères proposant un véritable emplacement M.2 PCIe 5.0 disposent aujourd’hui pratiquement toutes de leur propre solution de refroidissement. Celle-ci est généralement plus massive que le petit radiateur fourni avec le SSD et directement intégrée à la conception de la carte mère.

L’utilisateur reste donc libre de conserver le SSD nu sous le radiateur de sa carte mère ou d’utiliser la solution fournie par AGI. C’est également cette configuration qui nous a permis d’observer et de photographier directement le PCB avant nos essais. Pour notre protocole, nous avons d’abord testé l’AI858 nu sous le dissipateur M.2 de notre carte mère ASUS. Ce n’est qu’ensuite que nous avons monté le dissipateur AGI afin de mesurer ses performances thermiques.

agi ai858 ssd pcie 5 deballage 03

Cette chronologie est importante : une fois les interfaces thermiques adhésives appliquées et le radiateur assemblé au SSD, son retrait devient nettement plus délicat. Nous avons donc réalisé toutes nos observations du PCB ainsi que les premiers essais avant son montage.

Un dissipateur au design particulièrement travaillé

Le dissipateur fourni adopte une finition noire et une structure à ailettes longitudinales. Mais son détail esthétique le plus original apparaît lorsque l’on regarde sa section.

Le profil d’extrusion en aluminium forme directement le logo AGI à l’extrémité du dissipateur. Il ne s’agit donc pas simplement d’un logo gravé, imprimé ou ajouté après fabrication : sa géométrie est directement intégrée à la forme du profilé extrudé. Un autre logo AGI, plus classique, est présent sur la partie supérieure. L’ensemble reste relativement compact avec 11 mm d’épaisseur totale annoncée une fois installé.

Un dissipateur qui prend aussi du sens sur PS5

Sur une carte mère PCIe 5.0 moderne, le radiateur AGI risque souvent de rester dans sa boîte. Sur PlayStation 5, sa présence devient en revanche beaucoup plus pertinente. La console dispose d’une interface M.2 PCIe 4.0 et nécessite l’utilisation d’une solution de dissipation thermique pour le SSD installé. L’AI858 est rétrocompatible et peut donc fonctionner dans la console.

Évidemment, ses capacités PCIe 5.0 ne peuvent pas y être exploitées : installer un SSD capable de dépasser 14 Go/s sur une interface Gen4 n’augmentera pas magiquement la bande passante de la PS5.

Mais le radiateur fourni permet ici à l’AI858 d’être directement exploitable sans nécessiter l’achat d’un refroidissement supplémentaire.

Architecture : Silicon Motion SM2508 au centre

Le PCB étant accessible dès la sortie de boîte, nous avons pu observer directement les composants avant le montage du dissipateur AGI. Le contrôleur est parfaitement identifiable : Silicon Motion SM2508G AC.

Le SM2508 est l’un des contrôleurs PCIe 5.0 de nouvelle génération capables de venir chercher les débits maximaux permis par une interface PCIe 5.0 x4 tout en étant sensiblement plus efficace que certaines premières solutions Gen5. Il exploite huit canaux NAND et s’accompagne ici d’une véritable mémoire DRAM.

2 Go de Samsung LPDDR4

Juste à côté du contrôleur se trouve une puce Samsung portant notamment le marquage : SEC K4F6E3S4HMGCJ. Notre version 2 To dispose de 2 Go de LPDDR4.

SEC K4F6E3S4HMGCJ

L’AI858 n’est donc pas un SSD DRAM-less s’appuyant principalement sur le Host Memory Buffer de la machine pour gérer ses tables de correspondance. C’est une architecture cohérente avec son positionnement haut de gamme.

Quatre packages de NAND

Notre exemplaire comporte quatre packages NAND portant le marquage : B5PT5840TCSE5. Nous sommes ici sur de la mémoire TLC, et non de la QLC. L’architecture de l’AI858 2 To est donc particulièrement classique pour un SSD Gen5 haut de gamme :

B5PT5840TCSE5
  • contrôleur Silicon Motion SM2508G ;
  • huit canaux NAND ;
  • 2 Go de DRAM Samsung LPDDR4 ;
  • quatre packages NAND TLC ;
  • cache pseudo-SLC dynamique.

Il est maintenant temps de voir ce que cette plateforme est réellement capable de délivrer.

CrystalDiskInfo : PCIe 5.0 x4 confirmé

CrystalDiskInfo identifie correctement notre exemplaire comme un AGI2T0G00AI858 de 2 048,4 Go. Notre SSD utilise le firmware Y0702A00. Le logiciel confirme également une négociation en : PCIe 5.0 x4 | PCIe 5.0 x4 et la prise en charge de NVMe 2.0.

cristaldiskinfo

Aucun bridage d’interface ne vient donc limiter notre plateforme de test.

CrystalDiskMark : les 14 Go/s sont bien là

Commençons par vérifier la principale promesse marketing. AGI annonce : 14 000 Mo/s en lecture et 13 000 Mo/s en écriture. Notre exemplaire dépasse légèrement les deux valeurs.

Sous CrystalDiskMark, en SEQ1M Q8T1, nous obtenons :

  • 14 162,16 Mo/s en lecture ;
  • 13 363,71 Mo/s en écriture.

Le second test séquentiel reste lui aussi au-dessus des spécifications constructeur avec :

  • 14 010,57 Mo/s en lecture ;
  • 13 235,04 Mo/s en écriture.

Il n’y a donc aucune ambiguïté ici : l’AGI AI858 tient ses promesses en débit séquentiel maximal.

Les performances aléatoires donnent pour leur part :

RND4K Q32T16

  • Lecture : 3 566,90 Mo/s
  • Écriture : 614,59 Mo/s

RND4K Q1T1

  • Lecture : 88,03 Mo/s
  • Écriture : 282,13 Mo/s

Comme toujours, les gros chiffres séquentiels mettent surtout en valeur la bande passante maximale de la plateforme, tandis que les accès 4K à faible profondeur de file sont davantage représentatifs des petites opérations quotidiennes.

ATTO : presque 14 Go/s en lecture

ATTO permet d’observer la montée progressive des performances selon la taille des transferts. Avec de très petits blocs, la bande passante reste logiquement modeste.

atto

Elle augmente ensuite très rapidement. Lors de notre passage, nous relevons notamment :

  • environ 6,06 Go/s en écriture à 64 Ko ;
  • environ 11,75 Go/s à 128 Ko ;
  • 12,37 Go/s à 256 Ko ;
  • 12,44 Go/s à 512 Ko.

La lecture nécessite des blocs légèrement plus importants pour atteindre son plein potentiel, mais se stabilise ensuite autour de 13,9 Go/s. Sur les gros blocs, l’écriture évolue généralement autour de 12,5 Go/s.

Nous observons néanmoins quelques baisses ponctuelles d’écriture avec certaines tailles de blocs.

Celles-ci apparaissent également lorsque le SSD bénéficie d’un refroidissement nettement plus performant. Nous n’avons donc aucun élément permettant de les associer à un éventuel throttling thermique.

Face au Kingston Fury Renegade G5 sous ATTO

Nous disposons également dans notre laboratoire d’un Kingston Fury Renegade G5 2 To, testé avec exactement le même logiciel et les mêmes réglages ATTO.

Cette comparaison est particulièrement intéressante car les deux SSD atteignent des performances maximales extrêmement proches.

Le Kingston atteint lui aussi environ :

  • 12,4 Go/s en écriture sur une grande partie des gros blocs ;
  • 13,9 Go/s en lecture.

Il monte cependant plus rapidement lorsque les blocs restent relativement petits.

À 64 Ko, par exemple :

  • AI858 : environ 6,06 Go/s en écriture ;
  • Renegade G5 : 8,37 Go/s.

À 128 Ko, l’écart se réduit déjà fortement :

  • AI858 : 11,75 Go/s ;
  • Renegade G5 : 11,91 Go/s.

À partir de 256 Ko, les deux plateformes évoluent pratiquement dans la même catégorie. Cette proximité va rendre notre test d’écriture soutenue encore plus intéressant. Car si les performances maximales sont très semblables, leur comportement lorsque l’on remplit complètement les 2 To ne l’est absolument pas.

Températures : dissipateur ASUS contre radiateur AGI

Nous avons d’abord testé le SSD nu sous le dissipateur M.2 de notre carte mère ASUS, puis installé le radiateur AGI avec ses interfaces thermiques adhésives pour répéter les essais. HWMonitor expose trois températures, nommées Assembly, Sensor 1 et Sensor 2. Leur affectation physique exacte n’étant pas précisée, nous comparons les relevés sans attribuer arbitrairement chaque sonde à un composant.

Température maximale sous ATTODissipateur M.2 ASUSRadiateur AGI
Assembly58 °C60 °C
Sensor 162 °C84 °C
Sensor 262 °C66 °C

Le dissipateur ASUS maîtrise très bien les températures : aucune sonde ne dépasse 62 °C, malgré des débits proches de 14 Go/s. Avec le radiateur AGI, Sensor 1 atteint 84 °C, soit une hausse de 22 °C. Les performances restent toutefois comparables, avec environ 12,5 à 12,6 Go/s en écriture et 13,9 Go/s en lecture sur les gros blocs. Nous ne constatons donc pas de baisse de débit révélant un throttling pénalisant dans cet exercice.

temps disspateur origine

Le radiateur fourni permet ainsi au SSD de conserver ses performances sous ATTO, mais le dissipateur beaucoup plus massif de notre carte mère offre une marge thermique nettement supérieure. Sur PC, nous privilégierons le refroidissement de la carte mère lorsqu’il est disponible.

AIDA64 Linear Write : que reste-t-il après le cache ?

CrystalDiskMark et ATTO confirment que l’AI858 peut atteindre 13 à 14 Go/s, mais ces mesures ne décrivent pas son comportement lorsque les écritures se prolongent. Comme la plupart des SSD TLC modernes, il utilise une partie de sa NAND comme cache pseudo-SLC pour absorber rapidement les données. Pour observer ce qui se passe au-delà de cette réserve, nous avons lancé le Linear Write d’AIDA64 en blocs de 1 Mo sur les 1 907,7 Gio disponibles.

Le logiciel relève un maximum de 8 733,5 Mo/s, un minimum de 892,2 Mo/s et une moyenne de 3 953,8 Mo/s. Le maximum ne se compare pas directement aux quelque 13,36 Go/s obtenus sous CrystalDiskMark, puisque la charge de travail diffère. Ici, c’est surtout la forme de la courbe qui nous intéresse, avec trois phases bien distinctes.

Sur les premiers 20 % du disque, le débit se maintient généralement entre 8 et 8,7 Go/s. La première rupture intervient après environ 380 Gio écrits, soit de l’ordre de 400 Go. Cette zone rapide donne une estimation de l’ampleur du cache initial dans notre protocole : une réserve confortable pour les usages courants, puisqu’il faut écrire plusieurs centaines de gigaoctets sans interruption avant de dépasser ce premier plateau.

Entre 20 et 70 %, le débit s’établit principalement autour de 3 à 4,5 Go/s, malgré quelques remontées ponctuelles. À partir d’environ 70 %, une nouvelle baisse apparaît, avec des valeurs généralement comprises entre 1 et 2,2 Go/s et un minimum de 892,2 Mo/s. Ce dernier chiffre doit être replacé dans son contexte : nous avons alors déjà écrit bien plus d’un téraoctet sans interruption et poursuivons le test jusqu’au remplissage de la totalité du support. La courbe montre une dégradation progressive des performances soutenues, sans permettre d’attribuer précisément chaque variation à une opération interne du contrôleur.

Face au Kingston Fury Renegade G5 : l’écart se creuse en écriture soutenue

La moyenne de 3,95 Go/s affichée par AIDA64 mérite d’être confrontée à celle d’un autre SSD soumis au même exercice. Nous avons donc testé notre Kingston Fury Renegade G5 2 To avec les mêmes blocs de 1 Mo et la même capacité utilisable de 1 907,7 Gio.

Le Kingston maintient environ 9,2 Go/s jusqu’à 32 à 33 % de la capacité, contre environ 20 % pour l’AGI. Après cette première rupture, il alterne des phases proches de 8 à 9 Go/s et des baisses généralement situées entre 2 et 4 Go/s, pratiquement jusqu’à la fin du test. Il retrouve donc régulièrement des débits élevés, là où l’AI858 reste principalement sur des plateaux inférieurs.

AIDA64 Linear Write 1 MoAGI AI858 2 ToKingston Fury Renegade G5 2 To
Capacité testée1 907,7 Gio1 907,7 Gio
Maximum8 733,5 Mo/s9 285,8 Mo/s
Minimum892,2 Mo/s2 034,7 Mo/s
Moyenne3 953,8 Mo/s8 062,9 Mo/s
Fin du premier plateau rapide≈ 20 %≈ 32–33 %

Le Renegade G5 termine avec une moyenne plus de deux fois supérieure, alors que les deux SSD affichent des performances très proches sous ATTO sur les gros blocs. L’écart porte donc sur leur comportement pendant une écriture prolongée, bien au-delà du cache initial. Sans télémétrie du contrôleur, nous ne pouvons pas détailler les mécanismes responsables de chaque oscillation, mais le constat est clair : dans notre protocole d’écriture intégrale, le Fury Renegade G5 conserve des débits nettement supérieurs à ceux de l’AI858.

AGI AI858 2 To : quel positionnement face à la concurrence ?

À environ 345 € avec son dissipateur, l’AGI AI858 2 To occupe une position intéressante parmi les SSD PCIe 5.0. Son tarif reste inférieur à celui de plusieurs références haut de gamme de notre relevé, tout en proposant des débits annoncés de 14 000 Mo/s en lecture et 13 000 Mo/s en écriture. Cependant, la concurrence est suffisamment proche pour que le prix seul ne fasse pas la décision.

SSD PCIe 5.0 : capacité 2 ToLecture annoncée, jusqu’àPrix relevé
MSI SPATIUM M56010 300 Mo/s288,11 € (promo)
Crucial P510 avec dissipateur10 000 Mo/s319,99 €
Acer Predator GM900014 000 Mo/s329,99 €
AGI AI858 avec dissipateur14 000 Mo/s345,99 €
Lexar ARES Pro14 000 Mo/s369,99 €
Crucial T71014 500 Mo/s412,95 €
Kingston FURY Renegade G514 700 Mo/s415,99 €

Prix des offres principales de notre relevé Amazon du 10 octobre 2026. Les versions présentées ne comprennent pas toutes un dissipateur. Pour le Kingston, le débit indiqué correspond bien à la version 2 To.

Le Predator GM9000 constitue le concurrent le plus direct. À 329,99 €, il coûte environ 15 € de moins que l’AI858 et annonce les mêmes débits séquentiels de 14 000/13 000 Mo/s, avec un cache DRAM dédié. L’AGI ne peut donc pas revendiquer un avantage tarifaire systématique face aux SSD de cette catégorie. Son dissipateur fourni, ses températures et son comportement en écriture prolongée prennent ici toute leur importance pour départager les deux propositions.

Face aux modèles Gen5 plus accessibles, l’écart mérite également attention. Le MSI SPATIUM M560 économise environ 57 €, tandis que le Crucial P510 avec dissipateur revient environ 25 € moins cher. Leurs débits annoncés sont inférieurs, mais ils restent des alternatives à considérer lorsque le budget prime sur la recherche des meilleures performances séquentielles. À l’inverse, l’AI858 revient environ 25 à 28 € moins cher que les deux Lexar, et 68 à 71 € moins cher que les Crucial T710 et Kingston FURY Renegade G5.

L’AI858 se présente ainsi comme une proposition compétitive dans le haut de gamme Gen5, avec un équipement complet et un prix contenu face à plusieurs références établies. Pour autant, des débits maximaux similaires ne garantissent ni les mêmes performances après épuisement du cache, ni les mêmes températures. C’est précisément sur ces critères que nos mesures permettent d’évaluer si les quelque 345 € demandés sont justifiés.

AGI AI858 2 To : notre verdict

 

agi ai858 ssd pcie 5 test
[Test] AGI AI858 2 To : un SSD PCIe 5.0 à plus de 14 Go/s
Conclusion

L’AGI AI858 2 To possède bien les performances de pointe d’un SSD Gen5 haut de gamme. Avec 14 162 Mo/s en lecture et 13 364 Mo/s en écriture sous CrystalDiskMark, notre exemplaire dépasse même les débits annoncés par AGI. ATTO confirme cette prestation avec près de 13,9 Go/s en lecture et environ 12,5 Go/s en écriture sur les gros blocs. Le constructeur s’appuie sur une architecture solide : contrôleur Silicon Motion SM2508G, 2 Go de LPDDR4 Samsung et NAND TLC. Les ingrédients sont là, et nos mesures montrent que cette plateforme sait les exploiter.

L’épreuve d’écriture sur toute la capacité apporte toutefois un éclairage indispensable. La première zone rapide, estimée à environ 400 Go dans notre protocole, représente une réserve confortable pour absorber des transferts ponctuels volumineux. Une fois cette zone dépassée, les débits évoluent principalement autour de 3 à 4,5 Go/s, avant de descendre entre 1 et 2,2 Go/s dans la dernière partie du test. Ces vitesses restent appréciables, mais elles rappellent que les 13 Go/s annoncés en écriture correspondent à un maximum que le SSD ne maintient pas sur l’ensemble de ses 2 To.

Avec une moyenne finale de 3,95 Go/s, l’AI858 termine nettement derrière les 8,06 Go/s du Kingston FURY Renegade G5, mesurés dans les mêmes conditions. L’écart est conséquent et doit peser dans le choix des utilisateurs qui enchaînent les écritures de plusieurs centaines de gigaoctets. Deux SSD capables d’approcher 14 Go/s en lecture peuvent donc offrir des prestations très différentes lorsque la charge se prolonge. Pour des usages courants, du jeu et des transferts ponctuels, cette limite pèsera moins que pour un poste régulièrement sollicité par de longues écritures.

Le refroidissement constitue notre seconde réserve. Avec le dissipateur M.2 ASUS, la température maximale relevée sous ATTO reste à 62 °C, un résultat convaincant. Elle atteint en revanche 84 °C avec le dissipateur AGI, soit 22 °C supplémentaires. Les performances restent présentes pendant cet essai, mais l’accessoire fourni montre clairement ses limites face à la solution de notre carte mère. Sa présence dans la boîte est bienvenue ; sur notre plateforme, nous privilégions néanmoins le dissipateur ASUS, qui offre une marge thermique nettement plus confortable.

À environ 345 € dans notre relevé, l’AI858 conserve des arguments face aux références Gen5 plus coûteuses. Il revient notamment autour de 71 € moins cher que le FURY Renegade G5. Cette économie mérite considération si vos usages sollicitent surtout ses performances de pointe. La concurrence reste cependant serrée : le Predator GM9000 à 329,99 € annonce les mêmes débits séquentiels et dispose également de DRAM. L’AGI défend donc un positionnement compétitif, sans décrocher à lui seul le titre de meilleure affaire.

Nous retenons un SSD rapide, bien équipé et convaincant pour accéder au haut de gamme PCIe 5.0, avec deux limites clairement identifiées : un dissipateur perfectible et des performances en écriture prolongée en retrait face aux meilleurs modèles de notre protocole. Son équilibre entre vitesse, capacité et prix reste suffisamment intéressant pour lui attribuer notre Award Recommandé.

Performances
8.8
Maîtrise énergétique / thermique
9.5
Prix
8
Note des lecteurs0 Note
0
Points forts
performances constructeur réellement atteintes
contrôleur Silicon Motion SM2508G
NAND TLC
bonnes performances avec les petits et moyens transferts
endurance annoncée de 1 500 TBW
compatibilité PS5
Points faibles
performances soutenues qui chutent fortement une fois le SSD très rempli
prix marché élevé
8.8

ph award recom new

Wael.K

Ravi de vous accueillir sur ma page dédiée aux articles ! Je suis Wael El Kadri, et je suis un ingénieur civil de profession. Mais ma véritable passion est le matériel informatique. J'en suis passionné depuis l'âge de 12 ans, et j'aime apprendre et découvrir de nouvelles choses. En 2016, j'ai créé ma page personnelle sur les réseaux sociaux, baptisée Pause Hardware. C'est là que je partage mes créations en modding, mais aussi divers sujets liés au matériel informatique en général. J'ai également crée le site web, pausehardware.com, en 2019 où je publie des articles plus approfondis sur le matériel à travers des tests et revues et articles de news. J'ai eu l'opportunité de participer en tant qu'exposant à plusieurs événements liés aux jeux vidéo, aux côtés de grandes marques, notamment lors de la Paris Game Week en 2018 et 2019. Je reste constamment en quête de nouvelles manières de partager mes connaissances et ma passion pour le matériel informatique avec d'autres passionnés. Voici quelques publications médiatiques qui ont mis en lumière mon travail : Deux articles dans le magazine Extreme PC, parus dans ses  numéros 1 et 21 : Extreme PC Magazine Issue 21 (adobe.com) Également, un article sur Forbes intitulé "Dix Modèles de PC Incroyables en 2021" sur forbes.com : Ten Incredible PC Mods Of 2021 (forbes.com)
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