
Les intégrateurs peinent désormais à réunir suffisamment de cartes graphiques pour assembler leurs PC. Cette tension menace de provoquer une nouvelle vague d’augmentations, alors que les tarifs auraient déjà progressé de 50 à 60 % en un an.
Les prix des GPU sous une pression croissante
L’intégrateur américain Stince Built rapporte une disponibilité limitée et des difficultés grandissantes pour sécuriser les volumes nécessaires à ses configurations. L’entreprise s’attend à une hausse « significative » des tarifs dans les prochains jours, avec un niveau élevé susceptible de perdurer.
Le phénomène ne semble pas limité aux États-Unis : des hausses de 20 à 40 % chez GIGABYTE au Japon illustrent aussi la pression qui pèse déjà sur certaines références.
Cette situation ne concerne plus seulement les cartes graphiques. Depuis près d’un an, les fournisseurs rencontrent également des problèmes d’approvisionnement et de prix sur la mémoire vive et les SSD, dont les coûts auraient atteint des niveaux records.
L’IA et les centres de données absorbent les composants
Stince Built attribue une partie de ces tensions à la demande croissante en mémoire liée à l’intelligence artificielle et aux centres de données. L’intégrateur tente de constituer des stocks pour contenir ses coûts, mais reconnaît que l’exercice devient particulièrement difficile.
La hausse des cartes graphiques s’ajoute donc à celle de la RAM et des SSD dans le coût d’un PC complet. Si les approvisionnements restent contraints, Stince Built estime ne pas avoir d’autre choix que de répercuter ces dépenses supplémentaires sur ses clients.
Les GeForce RTX 50 et les Radeon également concernées
Plusieurs références GeForce RTX 50 auraient déjà subi plusieurs augmentations cette année. Certaines cartes atteindraient en parallèle leur fin de vie, tandis que NVIDIA aurait arrêté la production de la GeForce RTX 5090 afin de réserver le GPU GB202 aux cartes de la gamme RTX PRO.
AMD aurait également communiqué une nouvelle hausse des prix de ses GPU. Les intégrateurs se retrouvent ainsi pris entre des composants plus chers, des volumes difficiles à garantir et une marge de manœuvre réduite face à des consommateurs déjà confrontés à des tarifs élevés.
Une tension simultanée sur les GPU, la mémoire et les SSD risque surtout d’affecter les configurations complètes, et pas uniquement les cartes vendues séparément. Les grands acteurs capables de sécuriser des volumes seront mieux armés que les intégrateurs indépendants, avec à la clé une concurrence moins forte et des promotions plus rares.
Source : Wccftech