
La mascotte de Sega aurait pu disparaître avant de réussir sa transition vers le cinéma. Takashi Iizuka affirme avoir dû défendre la survie de la franchise en interne, jusqu’au succès décisif du film sorti en 2020.
Sonic menacé d’abandon dans ses années difficiles
À l’approche des 35 ans de la série, son responsable créatif est revenu auprès de One More Game sur une période particulièrement délicate. Après une succession de hauts et de bas, des dirigeants de Sega lui auraient demandé d’envisager l’arrêt pur et simple de la franchise.
Takashi Iizuka explique avoir « dû se battre au sein de l’organisation » pour maintenir la licence aussi longtemps que possible. Le premier long-métrage en prises de vues réelles a ensuite changé la donne : son succès commercial en 2020 constitue, à ses yeux, le principal tournant de l’histoire récente de Sonic.
Le cinéma pousse Sega vers des jeux plus narratifs
Les films et séries télévisées prévus ne doivent toutefois pas détacher Sonic de ses racines vidéoludiques. Iizuka estime plutôt que ces adaptations, davantage centrées sur le récit, ont révélé le potentiel de futurs jeux accordant une place plus importante à l’histoire.
Cette orientation ne signifie pas l’abandon des fondamentaux de la série. Sega organise désormais la licence autour de deux branches destinées à des publics distincts, tout en conservant le jeu vidéo comme socle commun.
Deux identités pour une même licence
Le Sonic moderne met davantage l’accent sur l’allure et l’attitude du personnage, avec une approche susceptible de séduire les fans récents, notamment ceux arrivés par les films. Sega souhaite développer cette facette tout en préservant le Sonic classique, présent depuis les débuts de la franchise en 1991.
Pour ce second axe, Iizuka cite explicitement les jeux de plateforme 2D tels que Sonic Mania et Sonic Origins. Ils continueront de viser le public historique, attaché aux mécaniques qui ont installé la mascotte au premier plan il y a 35 ans.
Cette segmentation permet à Sega d’élargir la licence sans imposer une formule unique à des communautés aux attentes différentes. Le cinéma n’a donc pas seulement sauvé Sonic : il a fourni au groupe un nouveau point d’entrée vers ses jeux, tout en renforçant l’intérêt d’une production classique parallèle.
Source : One More Game