
La branche gaming de Microsoft s’apprêterait à supprimer plusieurs centaines de postes supplémentaires tout en regroupant certains de ses studios. Blizzard, pourtant présenté comme son activité la plus rentable, et Halo Studios figureraient parmi les structures exposées.
Les licenciements Xbox entrent dans une nouvelle phase
D’après The Information, qui cite une personne informée du projet, Xbox préparerait cette semaine une deuxième vague majeure de suppressions d’emplois. Plusieurs centaines de postes seraient concernés, parallèlement à une consolidation de plusieurs studios.
Le nombre définitif de départs et les entités directement touchées ne sont pas encore connus. Les réorganisations pourraient néanmoins atteindre les différentes branches d’édition de Microsoft Gaming, notamment Xbox Game Studios, Bethesda, Activision et Blizzard.
Blizzard ne serait plus épargné
La situation de Blizzard retient particulièrement l’attention. Le studio aurait échappé à la première vague de juillet, durant laquelle la directrice générale Asha Sharma a supprimé 1 600 postes dans le cadre d’un plan portant sur 3 200 réductions d’effectifs d’ici à l’exercice fiscal 2027. ZeniMax Online et id Software avaient alors été touchés.
Jason Schreier, journaliste chez Bloomberg, estime désormais que des licenciements chez Blizzard sont imminents. Cette perspective intervient alors que le studio serait actuellement la branche la plus rentable de Xbox, quelques semaines seulement après une BlizzCon remarquée par les présentations de Diablo V, attendu au printemps 2029, et de World of Warcraft Forever.
Halo Studios également dans le viseur
Halo Studios ferait aussi partie des structures susceptibles d’être affectées. Le développeur sort du lancement, en juillet, de Halo: Campaign Evolved, accueilli de manière mitigée. Les périodes suivant une sortie rendent traditionnellement les équipes plus vulnérables, en particulier lorsque les projets suivants ne sont pas encore pleinement engagés.
Microsoft n’a pas confirmé ces informations. Il reste également impossible de savoir si son engagement antérieur à ne supprimer aucun projet first-party déjà annoncé s’appliquera encore à cette réorganisation.
Si Blizzard est effectivement concerné malgré sa rentabilité, la logique dépasserait la performance immédiate des studios pour viser une réduction structurelle des coûts et une centralisation accrue. Une telle stratégie peut améliorer les comptes à court terme, mais elle fragilise aussi les équipes entre deux cycles de production, précisément lorsque les compétences doivent être conservées pour préparer les prochains jeux.
Source : The Information