
Quelques jours après la polémique autour du nouveau DRM de Sony, la PlayStation 5 change brusquement de terrain. La méthode permettant d’y lancer Linux est désormais publiée officiellement, avec une procédure complète et des prérequis très stricts.
Linux PS5 devient une procédure documentée
Andy Nguyen, qui avait déjà montré une installation complète de Linux sur PS5, a mis en ligne la méthodologie ainsi que les étapes nécessaires pour faire tourner l’OS open source sur la console de Sony. Le hack vise les modèles PS5 avec lecteur et demande un firmware bien précis : 3.00, 3.10, 3.20, 3.21, 4.00, 4.02, 4.03, 4.50 ou 4.51.

Il existerait aussi des méthodes de downgrade pour revenir vers une version compatible, mais leur fiabilité n’est pas garantie. Une fois les étapes de jailbreak suivies, le payload injecté puis la machine redémarrée dans l’environnement visé, la console charge une installation complète d’Ubuntu 26.04 Resolute Raccoon avec le kernel Linux 7.
Une base déjà exploitable, avec plusieurs limites connues
L’environnement Linux proposé sur PS5 n’a rien d’une simple preuve de concept. On y trouve déjà des fonctions comme l’allocation personnalisée de VRAM, le contrôle de la ventilation et un mode boost, le tout pilotable via le terminal ou un fichier texte.
Pilotes, stockage et périphériques restent en chantier
Plusieurs points restent toutefois inachevés. Le support du SSD M.2 est pour l’instant limité aux firmwares 4.XX, le réseau sans fil peut nécessiter un redémarrage manuel de l’adaptateur WLAN, et les manettes DualSense ne fonctionnent pas via le dongle intégré, seulement avec un dongle externe.
L’affichage est également bloqué à 60 Hz en 1080p, 1440p et 4K, même si un passage futur au 120 Hz est évoqué. Surtout, il s’agit d’un soft mod : si la PS5 redémarre alors qu’elle est dans Linux, elle ne relance pas automatiquement cet environnement et il faut réappliquer le jailbreak. En contrepartie, l’OS d’origine de la console n’est pas modifié, ce qui permet de revenir simplement à un usage classique après redémarrage.
Ce point change beaucoup de choses pour la scène PS5. On reste loin d’un usage grand public, mais la publication d’une méthode stable et documentée ouvre enfin un cadre concret pour le test logiciel, le travail sur les pilotes et, potentiellement, des usages bien plus larges que le simple homebrew.
Source : TechPowerUp