
Dépasser les 60 FPS ne suffit plus à éteindre les critiques sur PC. Face aux demandes visant 120 FPS, Konrad Tomaszkiewicz rappelle que son RPG narratif ne repose pas sur les mêmes impératifs qu’un jeu de tir.
The Blood of Dawnwalker face aux exigences des joueurs PC

Interrogé par Eurogamer, le directeur de The Blood of Dawnwalker et patron de Rebel Wolves confirme que le studio continue d’étudier les performances sur les nombreuses configurations PC. L’équipe collecte des informations sur le matériel des joueurs et prépare toujours des correctifs.
Konrad Tomaszkiewicz se montre toutefois réservé sur l’importance accordée aux très hautes fréquences d’images. Il constate que certains joueurs se plaignent encore lorsque le jeu fonctionne à 70 ou 90 FPS plutôt qu’à 120 FPS, malgré un résultat supérieur à 60 FPS.
À ses yeux, cette cible est moins déterminante dans un RPG centré sur la narration que dans un shooter, où la réactivité joue un rôle majeur. Il reconnaît néanmoins que les joueurs attendent des performances « bonnes, voire meilleures que bonnes » et assure que Rebel Wolves poursuivra son travail d’optimisation.
Des saccades corrigées depuis le lancement du 3 septembre
La version PC souffrait de saccades lors de sa sortie, le 3 septembre. Rebel Wolves a depuis publié plusieurs hotfixes, dont un correctif intervenant sur le pipeline de compilation des shaders, un point régulièrement associé au stuttering sur PC.
Le studio dispose d’une base de joueurs conséquente pour alimenter ses retours techniques. Le titre a franchi le cap du million d’exemplaires vendus seulement quelques jours après son lancement.
Une mise à jour prévue en octobre
L’entretien confirme également l’arrivée, en octobre, d’une mise à jour intégrant notamment un mode de difficulté plus accessible. Des améliorations supplémentaires des performances PC restent aussi au programme.
La position de Tomaszkiewicz souligne surtout un décalage devenu courant sur PC : une moyenne supérieure à 60 FPS peut sembler adaptée au rythme d’un RPG, mais elle ne suffit pas si des saccades persistent ou si la fluidité manque de régularité. Plus que la course aux 120 FPS, la stabilité du frametime restera donc le véritable indicateur de la qualité des prochains correctifs.
Source : Eurogamer