
Deux mois après un lancement à 1,5 million d’unités écoulées en 24 heures pour 007 First Light, IO Interactive engage une nouvelle phase de réduction de voilure. Le studio danois va fermer son antenne d’Istanbul, conséquence directe de la fin du financement externe de Project Fantasy.
IO Interactive revoit sa structure après la rupture avec Xbox
Le 7 juillet, IO Interactive a précisé l’ampleur des licenciements déjà évoqués ces derniers jours en confirmant sur X la fermeture de son studio d’Istanbul. L’éditeur ne donne aucun chiffre sur le nombre de salariés concernés, mais tout indique que l’ensemble de cette équipe est touché.
Cette réorganisation intervient après la fin d’« une relation avec un partenaire externe », désormais identifié comme Xbox Game Studios. IOI explique que cette rupture a supprimé le financement nécessaire pour maintenir le développement de Project Fantasy avec ses effectifs actuels.

Project Fantasy reste en développement, mais sous un autre équilibre
Dans son message, IO Interactive affirme avoir récupéré l’entière propriété de Project Fantasy et de son IP. Le studio dit vouloir poursuivre le développement et le financement du jeu en interne, aux côtés de ses autres projets.
Project Fantasy est présenté comme un RPG fantasy en ligne inspiré des jeux de rôle sur table, avec une forte composante multijoueur et coopérative. IOI ajoute vouloir recentrer ses ressources sur ses principaux titres internes, plutôt que sur des projets externes et de potentielles déclinaisons mobiles.
Des questions ouvertes pour Hitman et 007
Le communiqué insiste sur l’engagement du groupe envers Project Fantasy, mais reste silencieux sur la trajectoire immédiate de ses autres licences, notamment Hitman et 007. Le contraste est d’autant plus marqué que 007 First Light n’a été lancé à l’échelle mondiale qu’il y a deux mois, avec un démarrage commercial particulièrement fort.
Le contraste avec le démarrage fulgurant de 007 First Light rappelle à quel point un carton commercial peut coexister avec des arbitrages beaucoup plus sévères en interne.
Au-delà du cas d’Istanbul, la situation montre surtout qu’un succès commercial ponctuel ne sécurise pas automatiquement la structure d’un studio AAA indépendant. En récupérant la pleine maîtrise de Project Fantasy, IO Interactive gagne en liberté créative, mais assume désormais seul le risque financier d’un projet multijoueur coûteux dans un segment devenu nettement plus difficile à rentabiliser.
Source : TechPowerUp