
Les RPG XXL n’impressionnent plus forcément leurs propres créateurs. Casey Hudson préfère désormais un jeu plus dense, plus rejouable, et surtout assez maîtrisé pour arriver avant 2030.
Star Wars Fate of the Old Republic veut éviter le piège du gigantisme
Dans un échange avec Bloomberg, Casey Hudson est revenu sur la portée du projet et sur sa philosophie de conception. L’ancien de BioWare estime que plus grand ne veut pas forcément dire meilleur, avec une critique très directe des jeux à rallonge.
Hudson explique que lorsqu’un titre l’intéresse mais qu’il découvre une durée de vie de 200 heures, une question se pose immédiatement : après 20 heures, sera-t-il seulement sorti du premier acte ? Le message est clair : Star Wars Fate of the Old Republic ne cherche pas à gonfler artificiellement son contenu.
À la place, le studio veut miser sur la rejouabilité et sur des embranchements narratifs alternatifs, pensés pour donner envie de relancer une partie plutôt que d’étirer une unique campagne.
Une production plus courte, sans IA générative
Hudson a également insisté sur le calendrier de développement. Pour lui, les cycles de production de cinq à sept ans ne sont souhaitables pour personne, ce qui prolonge sa promesse faite fin 2025 : livrer le jeu avant 2030.
Financement confirmé autour de GreaterThan Group
Le projet recevra des fonds de la part de Simon Zhu, vétéran de NetEase, via sa nouvelle holding GreaterThan Group, annoncée officiellement le 12 mai 2026. La structure dispose de 40 millions de dollars en banque, soit environ 37 millions d’euros à titre indicatif, avec 60 millions de dollars supplémentaires d’engagements financiers venant d’entrepreneurs du jeu vidéo et de la tech, soit près de 55 millions d’euros.
Sur l’IA générative, Hudson s’est montré beaucoup plus tranché. Il qualifie la technologie de solution créativement sans âme et écarte son usage dans le processus de conception et de développement du jeu.
Cette ligne est cohérente avec le reste du discours : un projet plus resserré, plus contrôlé et moins dépendant des recettes industrielles actuelles. Reste à voir si cette approche suffira à tenir une fenêtre de lancement avant 2030, surtout sur une licence Star Wars où l’ambition a souvent tendance à reprendre le dessus sur la discipline de production.
Source : TechPowerUp via Bloomberg