
SpaceX a obtenu une option lui permettant de racheter Cursor, l’outil d’IA pour le code, pour 60 milliards de dollars d’ici la fin de l’année, selon deux sources citées par CNBC. Microsoft a, de son côté, sérieusement regardé le dossier avant de renoncer.
Le projet est singulier: Microsoft dispose déjà de GitHub Copilot et de Visual Studio Code, directement en concurrence avec Cursor. Le groupe aurait reculé face au risque d’examen réglementaire et, potentiellement, à des conditions plus offensives proposées par SpaceX. Le montage se serait noué à la toute fin de la dernière levée de fonds de Cursor, surprenant certains investisseurs pressentis.
SpaceX muscle son pari IA appliquée au code
Sur X, SpaceX évoque une collaboration étroite avec Cursor pour « construire la meilleure IA mondiale pour l’écriture de code et le travail de connaissance ». L’option d’achat à 60 milliards de dollars cadrerait avec cette ambition et placerait l’entreprise d’Elon Musk face aux suites de développement logiciel déjà poussées par Google, Anthropic et OpenAI, qui alignent respectivement Antigravity, Claude Code et les héritiers de Codex.
Si l’option est exercée, SpaceX s’adjoindrait un actif clef pour industrialiser l’automatisation du développement interne, de l’avionique aux systèmes au sol, et potentiellement proposer des outils IA liés à ses offres connectivité et data. Le signal envoyé au marché des assistants de programmation est fort, tant sur l’évaluation que sur l’intégration verticale recherchée.
Equilibre concurrentiel et contraintes réglementaires
Le retrait de Microsoft souligne la sensibilité antitrust d’un rachat qui doublerait ses positions sur les IDE et copilotes. Pour SpaceX, extérieur au logiciel grand public, le risque politique est moindre, même si une acquisition de cette taille resterait scrutée. L’accord, tel que décrit, n’est pas finalisé: il s’agit d’un droit d’achat, conditionné au calendrier et aux termes économiques arrêtés entre les parties.
La perspective d’une Cursor adossée à SpaceX introduirait un troisième pôle indépendant des stacks Microsoft et Google, avec une promesse d’optimisations « système » agressives et d’itérations rapides sur les workflows développeurs. Si elle se confirme, cette trajectoire forcerait les acteurs historiques à accélérer l’intégration profonde de l’IA dans les chaînes CI/CD et la sécurité applicative, là où les gains de productivité se jouent désormais.
Source : ITHome