
GitHub Copilot prépare un virage tarifaire majeur. Après avoir gelé les nouvelles inscriptions aux offres Pro, Pro+ et Étudiant, et réduit les quotas d’usage tout en retirant Claude Opus du palier Pro, la plateforme de Microsoft s’oriente vers une facturation à la consommation. Selon la newsletter « Where’s Your Ed At » d’Ed Zitron, la bascule vers une tarification au jeton interviendrait le 1er juin, avec une annonce officielle imminente.
Jusqu’ici, Copilot reposait sur des « demandes » mensuelles plafonnées selon l’abonnement (300 pour Pro, 1500 pour Pro+). Ce modèle cède la place à une facturation fondée sur les jetons d’entrée et de sortie réellement consommés par les modèles. Exemple cité en interne : avec un hypothétique modèle « GPT-5.4 », 2,50 $ par million de jetons en entrée et 15 $ par million de jetons en sortie.
Microsoft conserverait un abonnement mensuel pour l’accès à la plateforme, mais celui-ci n’ouvrirait plus à un nombre fixe de « requêtes premium ». Les utilisateurs recevraient plutôt un crédit de jetons indexé sur leur niveau d’abonnement. Côté entreprises, Copilot partagerait une enveloppe d’IA au niveau de l’organisation, allouable selon les besoins des équipes.
D’après les éléments rapportés, GitHub Copilot Business (19 $/mois) inclurait un crédit partagé d’une valeur de 30 $ par mois, tandis que Copilot Enterprise (39 $/mois) proposerait 70 $ de crédit. À date, Microsoft n’a pas détaillé la grille finale en euros ni les équivalences exactes par offre.
Fin du forfait illimité, alignement sur l’usage réel
La hausse rapide des volumes, portée par des modèles plus lourds et des agents plus actifs, fragilise le forfait à 20–30 $/mois devenu difficile à soutenir, même pour des acteurs intégrés comme Microsoft. Anthropic a déjà enclenché ce mouvement côté entreprise avec une tarification au jeton et des limites d’usage resserrées ; GitHub Copilot suit la même trajectoire.
Concrètement, la bascule vers le jeton transfère la rationalisation des coûts côté client. Les organisations pourront dimensionner plus finement l’usage par projet et par équipe, mais perdront la prévisibilité des « requêtes » incluses. La sélection de modèles et la maîtrise des sorties deviendront des leviers directs d’optimisation budgétaire.
À court terme, ce changement devrait clarifier la valeur perçue entre modèles d’entrée et de sortie, forcer une discipline sur les prompts et encourager des workflows plus efficaces pour limiter les expansions de contexte et les réponses verbeuses. Les éditeurs d’outils qui vendent des intégrations autour de Copilot devront aussi revoir leurs propres marges et métriques d’usage.
Source : ITHome