
Une évolution du 8 nm de Samsung promet de réduire simultanément la consommation et la surface des puces. Des caractéristiques qui relancent déjà l’hypothèse d’une console Nintendo plus compacte et moins chère.
Samsung 8LPU+ améliore le 8 nm sans passer à l’EUV

Samsung Foundry présentera le 8LPU+, deuxième génération de sa plateforme 8LPU, le 14 décembre lors de l’IEDM 2026. Le procédé reste entièrement fondé sur la lithographie DUV et vise officiellement les puces destinées à l’automobile, à la robotique et à l’IA en périphérie.
Le résumé technique publié pour l’événement annonce 12 % de performances supplémentaires, une consommation réduite de 15 % et une surface diminuée de 8 % par rapport au 8LPU. Samsung évoque également une zone d’E/S environ 10 % plus petite ainsi qu’une baisse des courants de fuite en veille.
Electronic Times rapporte que la plateforme doit arriver avant la fin de l’année. Un représentant de l’industrie cité par le média sud-coréen estime que les clients utilisant déjà le 8 nm figurent parmi les candidats les plus probables.
Une piste crédible pour la Switch 2 Lite, mais encore spéculative
Nintendo Patents Watch considère le 8LPU+ comme un candidat possible pour une future Switch 2 Lite. Le rapprochement vient du SoC NVIDIA T239 de la Switch 2, dont l’analyse du die indique une fabrication sur le nœud 8 nm de Samsung.
Une version affinée de ce procédé pourrait donc convenir à une machine exclusivement portable, avec un die plus petit et une meilleure efficacité énergétique. Nintendo n’a toutefois annoncé aucune Switch 2 Lite, tandis que les documents de Samsung ne mentionnent ni Nintendo ni NVIDIA.
Les chiffres avancés restent par ailleurs des gains au niveau du procédé. Ils ne signifient pas qu’une éventuelle console serait 12 % plus rapide ou offrirait directement 15 % d’autonomie supplémentaire. La proximité technique entre la variante 8N personnalisée de NVIDIA et le 8LPU+ demeure également inconnue.
Le coût de production reste l’autre inconnue
Nintendo a porté le prix américain de la Switch 2 à 499,99 dollars le 1er septembre, soit environ 430 euros à titre indicatif, en invoquant notamment le coût de la mémoire. Samsung aurait de son côté augmenté de près de 10 % le prix des wafers 8 nm pour les nouvelles commandes en juillet.
Un die plus compact produit sur des lignes DUV déjà amorties pourrait réduire une partie de la facture. Ce levier ne suffirait cependant probablement pas à compenser seul la hausse des coûts de la DRAM et de la NAND.
Le 8LPU+ présente donc un profil industriel cohérent pour décliner le T239 sans financer un portage vers un nœud beaucoup plus récent. L’intérêt pour Nintendo dépendrait surtout du rendement obtenu, du coût réel par puce et des économies permises sur le refroidissement et la batterie, davantage que des seuls gains de performances annoncés par Samsung.
Source : IEDM 2026