
Coller un AIO de station de travail sur une RTX 3080 et faire fondre la VRAM de plus de 50 °C, ça change tout côté stabilité et fréquences.
Un AIO ARCTIC WS360 sur une RTX 3080
TrashBench a greffé un ARCTIC WS360, un AIO destiné aux plateformes AMD SP5, AMD SP6 et Intel LGA4710, sur une GeForce RTX 3080. Objectif : corriger la faiblesse thermique notoire de la GDDR6X. Ce kit n’est pas conçu pour GPU, mais l’adaptation a permis de comparer directement face au refroidissement d’origine à air.

Les mesures sont nettes : la température VRAM passe de 101,6 °C (stock air) à 49,6 °C avec le WS360 en réglages stock. Le hotspot chute de 84,4 °C à 48,2 °C, et le GPU core de 62,6 °C à 35,6 °C. La baisse thermique se traduit mécaniquement par des fréquences plus hautes et plus stables.
Fréquences et perfs en 1440p
En charge, la RTX 3080 d’origine moyenne 1941 MHz ; avec le WS360 en stock, 1996 MHz. Overclockée à l’air, elle tient 1990 MHz ; avec le WS360, l’overclock grimpe à 2183 MHz. En 1440p High, Cyberpunk affiche 107 FPS avec WS360 stock, soit le niveau de l’overclock à l’air, et 112 FPS en WS360 OC. Shadow of the Tomb Raider monte à 172 FPS en WS360 OC contre 159 FPS à l’air stock. Forza Horizon 5 passe de 186 à 198 FPS ; Assassin’s Creed Mirage de 101 à 108 FPS ; Far Cry 6 de 133 à 140 FPS, dans la même base de comparaison.

Ce que disent les chiffres
La réduction extrême des températures VRAM et hotspot explique le gain de tenue d’horloge sous charge soutenue. Le WS360, pensé pour serveurs et stations, apporte un Delta T inhabituel sur GPU grand public, au prix d’un montage non standard. Les résultats restent cohérents entre relevés thermiques et FPS, confirmeraient un headroom thermique fréquemment bridé sur RTX 3080 équipée de GDDR6X chaude.

Ce type de mod n’est ni plug-and-play ni garanti, mais il illustre qu’un dissipateur de grade serveur peut neutraliser la limite thermique de la RTX 3080 et redonner de la marge à l’overclock, sans artifice logiciel.



Source : VideoCardz