
Une console Sony restée sur un ancien firmware peut maintenant lancer MotorStorm Pacific Rift dans un environnement totalement hors du cadre officiel. La démonstration repose sur une chaîne bien connue des bidouilleurs : jailbreak, démarrage sous Linux, puis exécution de l’émulateur RPCS3.
RPCS3 PS5 sur un firmware resté en 3.xx ou 4.xx
Les essais actuels découlent du projet PS5 Linux, qui transforme certaines PlayStation 5 de première génération en PC Linux capables d’exécuter des logiciels x86 classiques. La limite reste sévère : seules les machines en firmware 3.xx et 4.xx sont concernées, les versions plus récentes ayant corrigé les failles utilisées pour le jailbreak.
Dans ce contexte, RPCS3 n’est rien d’autre que la version Linux de l’émulateur open source déjà disponible sur Windows, Linux, macOS et FreeBSD. Une fois Linux chargé, la console se comporte comme une petite machine x86 et peut donc lancer l’application comme n’importe quel PC compatible.
Une émulation locale, loin de toute compatibilité officielle
La séquence publiée par le moddeur polonais Retropierdolnik montre MotorStorm Pacific Rift en fonctionnement sur cette base. Le jeu semble tourner correctement, mais il ne s’agit en aucun cas d’une rétrocompatibilité native ajoutée par Sony : l’exécution passe entièrement par Linux, hors du GameOS de la console.
Ce que la machine peut vraiment faire
RPCS3 prend en charge les jeux PS3 à partir de fichiers dumpés. En l’état, l’émulateur ne lit pas directement les disques PS3 originaux. Un commentaire sous la publication évoque une faisabilité technique avec cette configuration, mais la méthode réaliste reste le dump local puis l’exécution depuis le stockage.
Rien ne change donc du côté officiel. Sony ne propose toujours pas de support natif généralisé des jeux PS3 sur PlayStation 5, et la seule voie validée pour une partie du catalogue reste le streaming via PlayStation Plus Premium, là où le service est disponible. Cette installation sous Linux impose en plus de rester sur un vieux firmware et se prive des services en ligne de Sony.
Sur le plan technique, la démonstration rappelle surtout deux choses : la PS5 dispose d’assez de ressources pour faire tourner RPCS3 sur certains titres, et l’accès bas niveau à la machine reste le vrai verrou. Tant que les firmwares récents restent fermés, cette piste restera limitée à un parc réduit de consoles jamais mises à jour.
Source : VideoCardz