
Un simple contournement logiciel suffit à faire bondir les débits d’images jusqu’à 37 % sur certaines configurations GeForce. Le correctif réduit aussi fortement l’occupation de la mémoire vidéo, révélant l’ampleur d’un problème attribué aux pilotes NVIDIA.
RPCS3 contourne un bug des pilotes NVIDIA
L’équipe de l’émulateur PlayStation 3 rapporte qu’un bug du pilote graphique NVIDIA pénalisait les performances tout en augmentant, dans la plupart des cas, la consommation de VRAM. Le contributeur Yahfz a trouvé une solution de contournement qui atténue ce comportement sans attendre une correction du constructeur.
Les utilisateurs de GeForce GTX anciennes sous Linux peuvent aussi surveiller les correctifs dédiés du constructeur, comme le montre la mise à jour NVIDIA 580.173.02 pour GeForce GTX.
Les premiers relevés font apparaître des gains compris entre 10 et 37 % selon le jeu et la machine. Red Dead Redemption progresse ainsi de 25 %, tandis qu’un système associant un Intel Core i9 13900 à une GeForce RTX 3080 gagne près de 20 %.
Les GeForce GTX Pascal en profitent également
L’amélioration ne se limite pas aux cartes RTX. Sur un ancien ordinateur portable équipé d’un Intel Core i7-7700HQ et d’une GeForce GTX 1060, Saints Row IV affiche un gain d’environ 20 %. Saints Row: The Third progresse pour sa part de 10 %.
RPCS3 précise que l’ampleur du bénéfice dépend du matériel et du jeu exécuté. Le contournement ne constitue donc pas un gain uniforme, mais les résultats montrent que plusieurs générations de GPU NVIDIA étaient affectées, y compris l’architecture Pascal.
Jusqu’à 37 % de FPS en plus et 32 % de VRAM économisée
Le cas le plus spectaculaire concerne Gran Turismo 5. Une configuration réunissant un Ryzen 7 9850X3D et une GeForce RTX 5070 délivre près de 37 % d’images par seconde supplémentaires, avec une consommation de VRAM inférieure d’environ 32 %.
Le même jeu gagne près de 12 % sur une autre machine équipée d’un Core i9-12900K et d’une RTX 5070. Cet écart entre deux systèmes dotés du même GPU confirme que le processeur, la charge propre au titre et les interactions avec le pilote restent déterminants.
L’équipe explique avoir tenté de signaler ces anomalies à NVIDIA, notamment par l’intermédiaire de ses forums développeurs, sans parvenir à établir un échange direct. Elle demande désormais au constructeur de mettre en place un canal de communication adapté aux rapports de bugs ISV.
Au-delà du gain immédiat, la baisse simultanée de l’usage mémoire suggère un surcoût profond dans le chemin d’exécution du pilote plutôt qu’un simple mauvais réglage de l’émulateur. Une correction native de NVIDIA resterait préférable : elle éviterait à RPCS3 de maintenir un traitement spécifique et pourrait bénéficier à d’autres applications Vulkan confrontées au même comportement.
Source : Wccftech