
Une coque ajourée en magnésium, un pavé tactile en verre et seulement 1 337 exemplaires numérotés pour la première série : la manette PS5 devient aussi un objet de collection. Cette finition très travaillée conserve toutefois une fiche technique orientée jeu compétitif, avec une distinction importante entre console et PC.
Raiju V3 Pro Signature Edition : 260 g et une coque ajourée

Avec cette édition sous licence officielle PlayStation 5, Razer décline sa gamme Raiju, lancée en 2016, dans une version qui concentre une décennie de développement. Le fabricant la présente comme sa manette PlayStation la plus avancée, mais c’est d’abord le choix des matériaux qui la distingue.
L’exosquelette en alliage de magnésium contribue à contenir le poids à 260 g. Les parties supérieure et arrière adoptent une structure polygonale ouverte, aux arêtes chanfreinées, laissant apparaître les éléments internes. Razer indique qu’un nanorevêtement protège ces derniers contre les débris malgré cette construction ajourée.

Les poignées reçoivent un revêtement en TPU noir mat texturé, annoncé résistant aux corps gras et à l’abrasion. Au centre, le pavé tactile en verre teinté semi-transparent, gravé au laser du logo Razer, laisse lui aussi entrevoir la structure sous-jacente.
Les boutons d’action, la croix directionnelle et les commandes secondaires sont moulés en PBT double injection, avec une finition noire mate et des symboles ton sur ton. Le procédé doit préserver les légendes de l’effacement, tandis que les surfaces sont conçues pour limiter l’accumulation de corps gras. Charlie Bolton, responsable mondial du design chez Razer, décrit un projet destiné à pousser les capacités de conception et d’ingénierie de la marque à leurs limites, en associant réactivité de compétition et travail esthétique.
Des sticks TMR et jusqu’à 2 000 Hz, mais sur PC
La disposition des sticks reste symétrique. Ils utilisent des capteurs TMR sans contact, dont Razer met en avant la précision pour suivre des cibles rapides et la durabilité accrue. Six commandes multifonctions sont remappables : deux boutons supérieurs accessibles en prise « claw » et quatre boutons arrière à clic de souris.

Ces commandes permettent notamment d’affecter une glissade, une attaque au corps à corps ou un gadget sans retirer les pouces des sticks. La liaison Razer HyperPolling Wireless atteint jusqu’à 2 000 Hz sur PC : cette fréquence d’interrogation n’est pas annoncée pour la PS5.
La configuration passe par Razer Synapse ou l’application mobile Razer PS. Le remappage, la sensibilité des sticks et la réponse des gâchettes sont ajustables, avec des profils personnalisés enregistrables dans la mémoire embarquée pour retrouver ses réglages lors d’un changement de lieu de jeu.
Un ensemble d’accessoires assorti à cette série numérotée
Chaque exemplaire est livré dans un étui en similicuir destiné au rangement comme à l’exposition. Razer fournit des capuchons de sticks alternatifs, courts et convexes pour privilégier la rapidité, ou hauts et concaves pour la précision.
Quatre caches interchangeables pour les boutons arrière permettent d’adapter leur disposition et d’obtenir une finition affleurante. Un outil de remplacement en aluminium anodisé accompagne ces éléments, avec le même soin de fabrication revendiqué que pour la manette.
Le récepteur Razer HyperSpeed Wireless assure la connexion sans fil sur PS5 et PC, annoncée sans perte et à faible latence. Un câble USB Type-A vers USB Type-C complète l’ensemble pour jouer en filaire et recharger rapidement la batterie. Le communiqué ne précise ni l’autonomie, ni le prix, ni la date de commercialisation.


Le magnésium, le verre et la numérotation placent clairement cette édition sur le terrain de la finition et de la collection. Pour un joueur PS5, il faudra néanmoins distinguer ces choix de fabrication du bénéfice technique le plus chiffré de l’annonce : les 2 000 Hz restent réservés au PC.
Source : Razer