
La réorganisation en cours chez Xbox déborde désormais bien au-delà de ses propres studios. Chez IO Interactive, la fin d’un partenariat sur Project Fantasy se traduit déjà par des licenciements.
Project Fantasy rattrapé par le recentrage de Xbox
Le 30 juin, IO Interactive a confirmé une vague de suppressions de postes après la rupture d’une relation avec un partenaire externe autour de son IP originale, Project Fantasy. Le studio ne citait pas ce partenaire dans son message publié sur X, mais un rapport de Bloomberg signé Jason Schreier a ensuite identifié Xbox.

D’après Bloomberg, Xbox devait financer et éditer le jeu, avant de retirer son soutien dans le cadre de sa réorganisation actuelle. Cette décision s’inscrit dans une série de remises à plat des investissements et des engagements financiers du groupe.
IO Interactive promet de poursuivre le développement
Dans sa déclaration, IO Interactive rappelle que l’actualité du studio était jusque-là portée par le succès de James Bond 007: First Light, présenté comme l’histoire d’un Bond jeune et encore inexpérimenté. Le ton change ensuite nettement : la rupture de ce partenariat impose au studio de s’adapter à une nouvelle réalité à court terme, avec des décisions de staffing déjà en cours au moment de la publication.
Après ce virage forcé, un autre dossier du studio reste à surveiller de près : le succès commercial de 007 First Light, qui pourrait peser sur la manière dont IO Interactive répartit désormais ses priorités.
IO précise toutefois rester « 100 % engagé » sur Project Fantasy, aujourd’hui comme pour la suite. Le studio affirme que cet univers finira par voir le jour, sans donner de calendrier ni indiquer combien d’employés sont concernés par les départs.
Un climat de plus en plus tendu dans l’industrie
Le cas IO Interactive intervient alors qu’au moins cinq filiales de Xbox Game Studios seraient menacées de fermeture ou en recherche de repreneurs, avec des annonces attendues début juillet. La pression ne touche d’ailleurs pas que Microsoft : Bungie a également confirmé des licenciements significatifs, tandis que des salariés d’Ubisoft sont eux aussi confrontés à de nouvelles coupes.
Ce dossier illustre un mouvement plus large : les grands groupes réduisent d’abord les projets externes et les nouvelles IP quand la rentabilité immédiate devient prioritaire. Pour les studios partenaires, même un projet encore soutenu publiquement peut se retrouver fragilisé du jour au lendemain si l’éditeur change de cap.
Source : TechPowerUp