NVIDIA Vera lance 2 000 sandboxes avant qu’AMD EPYC Zen 5 n’en démarre 1 000

Des milliers d’agents peuvent saturer une infrastructure avant même d’exécuter leur première tâche. Dans le test de Daytona, le nouveau CPU de NVIDIA transforme ce démarrage massif en avantage net face aux EPYC Zen 5.

NVIDIA Vera accélère fortement les environnements d’agents IA

Schéma NVIDIA « From Intelligence to Action » illustrant l’évolution vers les agents personnels délégués

Daytona, runtime consacré à l’exécution de code généré par IA et aux workflows d’agents, a comparé Vera aux AMD EPYC 9755 et 9575F. Le protocole applique une même tâche d’agent de programmation à de grandes flottes de sandboxes, chacune disposant de son système de fichiers, de ses dépendances, de son shell et de son environnement de test.

Vera atteint un débit maximal de 13,3 tâches d’agent terminées par seconde. Le processeur met 1 000 sandboxes en ligne en 10,8 secondes, puis 2 000 en 27,4 secondes, tout en restant proche de 13 tâches par seconde au niveau de concurrence maximal.

Un démarrage jusqu’à huit fois plus rapide

Graphique comparant le temps de création de 1 000 sandboxes entre NVIDIA Vera et AMD EPYC

L’AMD EPYC 9755 demande 88,4 secondes pour rendre 1 000 sandboxes opérationnelles, soit environ huit fois plus longtemps que Vera. L’EPYC 9575F, favorisé par ses fréquences plus élevées, ramène ce délai à 32,3 secondes, mais reste derrière : Vera démarre 2 000 environnements en moins de temps.

Daytona attribue notamment cet écart aux performances par cœur de l’architecture Arm de NVIDIA. Cette charge ne mesure toutefois pas les qualités générales d’un serveur : elle cible précisément la création rapide d’environnements isolés et leur maintien sous forte concurrence.

Graphique de débit packed comparant NVIDIA Vera aux processeurs AMD EPYC 9575F et EPYC 9755

Le débit sous charge pèse davantage que le pic

Les deux EPYC suivent des profils différents. L’EPYC 9575F plafonne autour de 8 tâches d’agent par seconde, tandis que l’EPYC 9755 se stabilise autour de 11. Vera monte à 13,3 et conserve un débit voisin de 13 jusqu’à 2 000 sandboxes simultanées.

Vedran Jukić, cofondateur et CTO de Daytona, souligne précisément cette stabilité une fois la machine remplie. Le point déterminant n’est pas seulement le pic, mais la capacité à conserver des milliers d’agents actifs sans effondrement du débit.

Cette densité se répercute sur le dimensionnement. Pour soutenir 1 000 tâches par seconde, Daytona estime que la plateforme Vera nécessite 15 % de machines en moins que l’EPYC 9755 et 38 % de moins que l’EPYC 9575F.

Un avantage potentiel sur le coût d’infrastructure

Réduire le nombre de serveurs peut diminuer la consommation électrique, le refroidissement et les coûts de déploiement, ou permettre un débit supérieur à budget constant. Ces gains de coût total de possession restent néanmoins à confirmer avec les tarifs, la puissance réellement consommée et les configurations complètes des plateformes.

Vera marque ainsi une progression sensible face aux précédents CPU Grace de NVIDIA sur les charges agentiques. AMD dispose désormais de ses EPYC Zen 6, davantage orientés vers ces usages et susceptibles d’obtenir de meilleurs résultats, mais aucune mesure Daytona directement comparable n’est fournie ici.

Ce benchmark illustre surtout le déplacement du goulet d’étranglement : lorsque chaque agent réclame un environnement complet, la vitesse de création des sandboxes et le débit soutenu deviennent aussi importants que le nombre brut de cœurs. Vera prend une avance convaincante sur Zen 5 dans ce scénario précis, mais une comparaison avec Zen 6 et des mesures énergétiques sera nécessaire pour établir sa position réelle en production.

Source : Wccftech

Wael.K

Ravi de vous accueillir sur ma page dédiée aux articles ! Je suis Wael El Kadri, et je suis un ingénieur civil de profession. Mais ma véritable passion est le matériel informatique. J'en suis passionné depuis l'âge de 12 ans, et j'aime apprendre et découvrir de nouvelles choses. En 2016, j'ai créé ma page personnelle sur les réseaux sociaux, baptisée Pause Hardware. C'est là que je partage mes créations en modding, mais aussi divers sujets liés au matériel informatique en général. J'ai également crée le site web, pausehardware.com, en 2019 où je publie des articles plus approfondis sur le matériel à travers des tests et revues et articles de news. J'ai eu l'opportunité de participer en tant qu'exposant à plusieurs événements liés aux jeux vidéo, aux côtés de grandes marques, notamment lors de la Paris Game Week en 2018 et 2019. Je reste constamment en quête de nouvelles manières de partager mes connaissances et ma passion pour le matériel informatique avec d'autres passionnés. Voici quelques publications médiatiques qui ont mis en lumière mon travail : Deux articles dans le magazine Extreme PC, parus dans ses  numéros 1 et 21 : Extreme PC Magazine Issue 21 (adobe.com) Également, un article sur Forbes intitulé "Dix Modèles de PC Incroyables en 2021" sur forbes.com : Ten Incredible PC Mods Of 2021 (forbes.com)
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