
Une carte graphique haut de gamme s’est subitement volatilisée de l’environnement Ollama de son propriétaire, puis est restée inutilisable sous deux systèmes d’exploitation. Malgré un diagnostic attribuant la panne au logiciel d’IA, MSI a fait venir un exemplaire de remplacement de Taïwan.
Une RTX 5090 invisible sous Linux comme sous Windows
L’affaire concerne une RTX 5090 intégrée à un PC gaming préassemblé MSI. D’après le témoignage publié par l’utilisateur Reddit « u/crystalshower », la carte n’était plus détectée au démarrage par son logiciel d’IA. Le passage de Linux à Windows n’a rien changé, pas plus que la désinstallation du pilote en mode sans échec.
Le propriétaire a alors ouvert un dossier RMA. Faute de stock local, MSI aurait importé une nouvelle carte graphique depuis Taïwan, une prise en charge notable dans un contexte où la disponibilité de ce modèle complique parfois les remplacements.
MSI met en cause Ollama, sans préciser le mécanisme
Le point le plus surprenant vient du diagnostic communiqué au client : MSI aurait attribué la défaillance au logiciel d’IA utilisé. Le constructeur n’a toutefois pas répondu lorsque l’utilisateur lui a demandé quel programme précis ou quel mécanisme aurait pu endommager la carte.
Au moment des faits, Ollama exécutait une version quantifiée en 4 bits du modèle Qwen3.8-27B. L’utilisateur affirme que le GPU fonctionnait entre 30 et 50 °C, des températures qui ne suggèrent pas une surchauffe du processeur graphique.
Le témoignage ne comporte cependant aucune photographie de la carte, du connecteur ou du câble d’alimentation. Il est donc impossible de vérifier la nature exacte de la panne et, en particulier, d’établir si le connecteur ou le câble 12VHPWR a joué un rôle.
Une prise en charge favorable malgré les zones d’ombre
Le dossier tranche avec certaines politiques de garantie appliquées aux cartes endommagées. Des fabricants peuvent refuser une prise en charge lorsqu’un câble ou un adaptateur 12VHPWR non approuvé par la marque a été utilisé. MSI a ici remplacé la carte tout en maintenant une explication potentiellement défavorable au client.
À titre de comparaison, un acheteur d’un pack ASUS Astral GeForce RTX 5090 Edition 20 facturé 10 849,96 dollars, soit environ 10 000 euros selon le taux de change, s’était vu proposer uniquement un remboursement partiel pour un port USB-C AMOLED en retrait, et non celui de l’ensemble du lot.
En l’absence d’un rapport technique détaillé, établir un lien causal entre Ollama et la panne paraît prématuré. Une charge IA soutenue sollicite fortement le GPU et sa mémoire, mais elle reste un usage prévu du matériel ; le connecteur d’alimentation, le câble, l’étage de puissance ou un défaut de la carte constituent donc des pistes au moins aussi crédibles.
Source : Reddit