
Le jeu sur Linux gagne un atout de plus sur le terrain de la réactivité. Avec sa dernière déclinaison de Proton, CachyOS intègre directement NVIDIA Reflex et évite enfin les manipulations laborieuses qui étaient jusque-là nécessaires.
CachyOS ajoute NVIDIA Reflex à sa couche Proton
Depuis l’arrivée du Steam Deck, Proton s’est imposé comme une brique essentielle pour exécuter des jeux Windows sous Linux. Dans son sillage, plusieurs distributions orientées jeu ont développé leurs propres variantes, avec des correctifs et fonctions que la branche officielle de Valve n’intègre pas toujours immédiatement.
C’est précisément le cas avec la nouvelle build proton-cachyos 11.0-20260703. Cette version embarque la prise en charge de l’API de réduction de latence de NVIDIA via vkd3d-low-latency, une couche de traduction DX12 vers Vulkan.
Une activation bien plus simple dans Steam
Jusqu’ici, il était déjà possible d’ajouter cette fonction à la version de Proton distribuée par Valve, mais la procédure passait par le remplacement manuel de DLL. Avec proton-cachyos, l’activation devient nettement plus simple : il suffit d’ajouter PROTON_VKD3D_LOWLATENCY=1 dans les options de lancement Steam.
Le sujet dépasse d’ailleurs la seule option de lancement : les mécanismes de réduction de latence sous Linux commencent à se généraliser, même si leur efficacité reste encore très dépendante des jeux et des couches de traduction.
Autre point notable, cette implémentation de Reflex peut fonctionner aussi bien sur des GPU AMD que NVIDIA. En revanche, Intel reste exclu pour le moment. Dans tous les cas, le support dépend toujours de l’intégration de la technologie par le jeu lui-même.
Frame pacing en ligne de mire
D’autres variantes de vkd3d proposaient déjà AMD Anti-Lag, mais pas Reflex. Il n’existe pas encore de benchmark direct publié pour mesurer précisément l’effet de vkd3d-low-latency, même si le développeur du projet évoque une amélioration sensible du frame pacing et de sa régularité.
Ce type d’ajout illustre bien l’intérêt des forks communautaires de Proton : sur Linux, certaines avancées arrivent d’abord par ces branches parallèles avant de remonter, ou non, vers des versions plus largement diffusées.
Source : TechPowerUp