
Le jeu censé prolonger l’univers d’Edge of Eternity arrive dans un contexte brutal : le studio qui l’a porté vient d’être liquidé. Pour Midgar, l’histoire se termine quelques mois avant la fenêtre de lancement d’Edge of Memories, toujours annoncée pour le T4.
Midgar Studio disparaît après une liquidation judiciaire
Le studio français détenu par Nacon, connu pour Edge of Eternity, a officialisé sa fermeture après une liquidation ordonnée par le tribunal. La décision intervient après l’échec des recherches de repreneur, alors que l’entreprise était déjà en procédure de faillite au début du mois de juillet.
L’annonce a été relayée sur LinkedIn par Jérémy Zeler-Maury, cofondateur de Midgar et actuel CTO de Nacon. Il explique que l’équipe a travaillé jusqu’au bout pour tenter de préserver la société et ses salariés, mais qu’aucune solution n’a pu aboutir dans les délais imposés par la procédure.
Fondé en 2008, Midgar revendiquait une identité à la croisée des sensibilités françaises et japonaises. Le studio laisse derrière lui 18 ans d’activité, avec des productions comme Hover, Edge of Eternity et Edge of Memories, ainsi qu’une série de prototypes et de projets restés sans suite.
Edge of Memories reste prévu malgré la fermeture
Avant l’aggravation de la situation, Nacon avait confirmé une sortie d’Edge of Memories au T4. Lorsque la faillite de Midgar a émergé début juillet, la communication officielle assurait encore que le jeu restait programmé, malgré la possible disparition du studio.
Le projet s’appuie pourtant sur des signatures reconnues, avec des talents passés par Nier Automata, Xenoblade Chronicles et Chrono Trigger. Reste une inconnue majeure : son potentiel commercial. Edge of Eternity n’avait jamais percé sur Steam, avec un pic limité à 736 joueurs simultanés.
Nacon enchaîne les fermetures de studios
Cette fermeture s’inscrit dans une séquence plus large de restructurations et de suppressions de postes dans l’industrie, alors que Xbox a récemment multiplié les licenciements et les arrêts de studios. Chez Nacon, Midgar n’est pas un cas isolé : l’éditeur avait déjà fermé Spiders, le studio derrière GreedFall, avant de publier ensuite un DLC lié à cette licence.
La fermeture de Midgar fait aussi écho à d’autres disparitions récentes, comme la liquidation du studio français derrière GreedFall, signe que la fragilité des équipes AA ne se limite plus aux seuls petits indépendants.
Le cas Midgar illustre une tendance de plus en plus fréquente dans le jeu vidéo : des projets continuent d’exister commercialement alors que les équipes qui les ont conçus ont déjà disparu. Pour les joueurs, cela ne change pas forcément la date de sortie à court terme. Pour le tissu de production, en revanche, la perte de compétences et de continuité créative est bien plus difficile à compenser.
Source : TechPowerUp