
Les séquences non finalisées de GTA 6 continuent de circuler, mais le dossier change d’échelle. Take-Two ne cherche plus seulement à faire disparaître les vidéos : l’éditeur veut désormais remonter jusqu’à la source.
GTA 6 : Take-Two active la voie judiciaire

La maison mère de Rockstar Games a déposé, le 20 août, des demandes de citation DMCA auprès de la U.S. District Court for the Southern District of New York. L’objectif affiché est clair : identifier les auteurs présumés d’atteintes au droit d’auteur liés au compte CyberLeek.
Microsoft et Discord auraient jusqu’au 4 septembre pour transmettre les éléments réclamés. Take-Two demande un ensemble très large de données : identifiants de comptes, e-mails d’inscription, adresses IP d’inscription et de connexion, numéros de téléphone, comptes liés et identifiants d’appareils.
La requête adressée à Microsoft va plus loin. Elle vise aussi les contenus OneDrive pertinents ainsi que les traces d’une éventuelle enquête interne menée par Microsoft sur l’identité de CyberLeek.
Des vidéos issues d’un build jouable
CyberLeek est à l’origine de la plus grosse vague de fuites de gameplay depuis l’intrusion majeure de 2022. Les extraits publiés cette semaine montrent de la conduite, des phases de tir, du vol, des portions de carte et plusieurs mécaniques encore inachevées.
Des indices plus compromettants
Une vidéo montrait Jason tirant dans un mur pour y écrire « LEEK ». Ce détail renforce l’hypothèse d’un accès direct à un build de développement jouable, plutôt qu’à une simple archive de clips déjà enregistrés.
Une autre séquence diffusée le 21 août ajoute plus de deux minutes de conduite avec une hypercar proche d’une Bugatti Divo. On y voit aussi Jason tenter d’ouvrir un véhicule verrouillé, puis briser la vitre et extraire le conducteur, ce qui laisse penser que les interactions de carjacking ont été étendues.
Take-Two a déjà multiplié les retraits pour atteinte au droit d’auteur, mais les copies continuent de se propager sur les plateformes sociales. Dans ce type de fuite, l’intérêt d’une procédure comme celle-ci n’est pas tant de faire disparaître les fichiers que d’identifier l’origine de l’accès au build et de refermer la faille en interne.
Source : CourtListener