
La version attendue aujourd’hui rate finalement son rendez-vous. Pour les utilisateurs Fedora côté desktop comme workstation, il faudra patienter au moins jusqu’au 21 avril 2026 avant d’espérer un lancement final.
L’information ressort de la mailing list des développeurs Fedora, où Adam Williamson, en charge de la QA, précise que la décision vient d’une liste encore trop longue de blockers. Autrement dit, des bugs ou fonctions cassées jugés suffisamment graves pour dégrader l’expérience ou empêcher la sortie, et que personne n’est prêt à valider en l’état.
Fedora 44 retardé par des points bloquants encore ouverts
La liste des problèmes signalés touche plusieurs composants sensibles. Sont notamment cités la configuration réseau de KDE plasma-setup, l’intégration du pilote NVIDIA Mesa, la sélection de disposition clavier sous KDE, le service systemd-oomd.service, ainsi qu’un bug GRUB capable de casser le démarrage vers Windows sur des machines avec BitLocker activé.
Dans ce contexte, la date du 14 avril 2026 n’était plus tenable. Le nouveau jalon communiqué place la sortie au 21 avril au plus tôt, à condition que ces blockers soient levés ou, ce qui n’est visiblement pas envisagé pour l’instant, explicitement levés malgré leur gravité.
Ce que la mise à jour doit encore apporter
Ce décalage repousse aussi l’arrivée des correctifs et nouveautés attendus avec cette version. Fedora 44 doit embarquer le noyau Linux 6.19, le passage à GNOME 50 et KDE Plasma 6.6, un processus d’installation simplifié, la finalisation de la transition vers le Plasma Login Manager sur les éditions KDE, ainsi que la prise en charge de Budgie 10.10.
Les utilisateurs de Fedora, mais aussi ceux qui suivent de près des projets comme Bazzite, Nobara ou Rocky Linux, devront donc attendre un peu plus longtemps. En contrepartie, Fedora évite une sortie précipitée avec des régressions visibles sur des usages de base, ce qui reste un mauvais calcul pour une distribution orientée poste de travail.
Ce report rappelle surtout qu’à ce niveau de maturité, les points les plus risqués ne sont plus les nouveautés mises en avant, mais les détails d’intégration entre bootloader, environnement graphique, pilotes et coexistence avec Windows. C’est précisément le type d’incident qui peut ruiner une mise à jour desktop, même quand le reste de la base technique est prêt.
Source : TechPowerUp