
Une mécanique centrale d’Ultimate Team suffit à faire bondir la série d’une classification PEGI 3 à PEGI 16. Les packs de joueurs payants sont désormais considérés comme des objets aléatoires achetés, avec un avertissement bien plus visible pour les familles européennes.
EA Sports FC 27 rattrapé par les nouvelles règles PEGI

La fiche européenne recense les achats intégrés de FC 27, notamment les FC Points, le pass saisonnier et les packs de joueurs. Ces derniers relèvent des nouvelles règles du PEGI sur les objets aléatoires payants, couramment qualifiés de loot boxes.
Annoncés en mars et appliqués depuis juin aux jeux nouvellement soumis, ces critères attribuent par défaut un PEGI 16 aux titres proposant de tels achats. Un PEGI 18 peut être retenu dans certains cas. EA avait autrefois défendu les loot boxes en les présentant comme des « surprise mechanics ».
Plusieurs jeux mobiles déjà reclassés
Le changement dépasse largement le prochain jeu de football d’EA. PEGI réévalue également les jeux uniquement numériques jusqu’ici classés 3, 7 ou 12 lorsqu’ils commercialisent des objets aléatoires payants, avec un déploiement prévu pendant le reste du mois d’octobre.

Pokémon Go, Pokémon TCG Pocket, Mario Kart Tour et Zenless Zone Zero auraient déjà vu leur classification relevée. Les nouveaux critères couvrent aussi les offres limitées dans le temps, classées PEGI 12, ainsi que les quêtes quotidiennes et récompenses incitant à revenir, rattachées au PEGI 7.
Les NFT et les fonctions de discussion impossibles à restreindre peuvent pour leur part conduire à un PEGI 18. L’organisme européen indique s’être inspiré de l’USK allemand, qui avait adopté des changements comparables en 2023.
Une approche différente en Amérique du Nord
Cette hausse ne s’appliquera pas en Amérique du Nord, où l’ESRB classe FC 27 « E for Everyone ». En mars, l’organisme estimait que l’intégration de critères étrangers au contenu lui-même risquait de semer la confusion chez les parents.
Le PEGI 16 ne retire donc aucun pack d’Ultimate Team et ne modifie pas directement son fonctionnement. Il rend surtout le risque lié aux achats aléatoires plus explicite, tandis que le contrôle de l’âge par les revendeurs continuera de varier selon les pays.
Pour EA, l’effet commercial dépendra moins du macaron que de son application réelle dans les boutiques physiques et numériques. Cette évolution installe néanmoins un précédent : une mécanique de monétisation peut désormais déterminer la classification d’âge d’un jeu grand public, indépendamment de son contenu sportif.
Source : via PC Gamer