
Vingt minutes dans Cyberpunk 2077 ont suffi pour faire grimper un point du connecteur 12V-2×6 à 91,7 °C. Cette hausse accompagne une charge électrique soutenue qui place la RTX 5090 Founders Edition au voisinage immédiat de ses limites.
DLSS 5 : plus de 10 °C supplémentaires sur le 12V-2×6

QuasarZone a mesuré les températures du connecteur d’alimentation d’une RTX 5090 Founders Edition dans Cyberpunk 2077. Le test a été mené pendant 20 minutes en 4K, avec le préréglage Ultra et le DLSS en mode Qualité.
Avec le DLSS 5 activé, la zone située du côté des broches de détection atteint 91,7 °C, contre 80,9 °C sans cette fonction. Du côté du loquet, la température passe de 77,1 °C à 83,4 °C.
La RTX 5080 reste nettement plus froide

Soumise au même protocole, la RTX 5080 Founders Edition se montre bien moins préoccupante. Avec le DLSS 5 actif, les deux points observés atteignent respectivement 48,6 °C et 52,2 °C.
Une RTX 5090 maintenue à sa limite de 575 W
Les relevés de HWiNFO confirment que l’échauffement accompagne une nette augmentation de la puissance absorbée. La consommation moyenne de la RTX 5090 passe de 509,2 W à 575,1 W, soit pratiquement sa limite officielle de 575 W.

La RTX 5080 suit la même tendance, passant de 298,2 W à 350,3 W pour une limite fixée à 360 W. Les mesures externes réalisées avec PCAT, capables d’enregistrer les pointes brèves, livrent toutefois des valeurs encore plus élevées.
La puissance totale de la RTX 5090 progresse ainsi de 527,3 W en moyenne et 582,5 W en pointe à 593,9 W en moyenne et 658,0 W au maximum. Sur le seul connecteur 16 broches, la carte absorbe 582,7 W en moyenne et atteint un pic de 646,7 W.
Ces résultats rejoignent les premiers essais de Tom’s Hardware, qui avaient déjà mis en évidence une hausse sensible de la consommation avec le DLSS 5. Ils suggèrent surtout que le connecteur unique de la RTX 5090 doit supporter une charge élevée et prolongée, ponctuée de transitoires dépassant largement 600 W.
Un facteur aggravant, pas encore une cause établie
Ces données ne démontrent pas que le DLSS 5 provoque directement la fusion des connecteurs ou la défaillance des cartes. Elles montrent en revanche qu’il peut accentuer les contraintes thermiques et électriques, révélant plus rapidement un câble mal inséré, une résistance de contact excessive ou un défaut de répartition du courant.
Le 12V-2×6 reste associé à des cas de fusion depuis l’époque de la RTX 4090. Un connecteur de RTX 5090 aurait récemment fondu après un test du DLSS 5, tandis qu’une RTX 5080 serait tombée en panne après des essais menés dans une version modifiée de GTA 5. Ces incidents isolés ne permettent pas d’établir un lien causal.


Une hausse supérieure à 10 °C liée à une fonction logicielle reste néanmoins difficile à écarter, surtout lorsque la puissance moyenne au connecteur approche 583 W. D’autres mesures indépendantes, menées avec plusieurs câbles, alimentations et cartes, seront nécessaires pour distinguer la contrainte normale d’un risque réellement systémique.
Source : Quasar Zone