
La messagerie qui accompagne les parties pourrait bientôt peser bien moins lourd en arrière-plan. Une première version de sa nouvelle application affiche une consommation mémoire inférieure à celle de Battle.net, avec un démarrage nettement accéléré.
Discord Phoenix affiche 290,2 Mo dans le Gestionnaire des tâches

Discord réécrit son application de bureau en Rust et abandonne Electron. Stanislav Vishnevskiy, cofondateur et directeur technique de l’entreprise, a publié sur X une capture du Gestionnaire des tâches où ce nouveau client, nommé « Discord Phoenix », occupe précisément 290,2 Mo de RAM. Sur la même capture, Steam WebHelper atteint 856 Mo et Battle.net, 344 Mo.
L’écart avec le client Windows actuel est notable. À la fin de l’année dernière, Discord indiquait que celui-ci restait normalement sous 1 Go de mémoire utilisée. L’entreprise avait même testé un redémarrage automatique de l’application lorsqu’elle dépassait 4 Go.
Cette capture reste toutefois un relevé ponctuel, pas une mesure comparative à fonctionnalités et charge identiques. Elle donne un premier aperçu de l’empreinte mémoire du nouveau client, sans établir ce qu’il consommera pendant une longue session.
Vishnevskiy a également partagé une vidéo comparant les démarrages sur deux ordinateurs portables. Le nouveau client s’y lance bien plus rapidement. Le dirigeant ajoute que la navigation dans l’interface donne une sensation de réponse « instantanée », sans fournir de mesure chiffrée.
GPUI sur ordinateur, du code partagé avec le mobile
Pour l’interface de bureau, Discord a retenu GPUI, le framework d’interface en Rust développé par l’équipe de l’éditeur de code Zed. Ce n’est donc pas Tauri, contrairement aux suppositions qui circulaient.
La refonte concerne aussi les applications mobiles, qui abandonneront React Native. Elles conserveront une interface native tout en partageant du code applicatif en Rust avec la version de bureau. Aucune date de sortie n’est annoncée : Discord espère ouvrir prochainement les tests aux utilisateurs.
Ce chantier rejoint les efforts récents des autres applications installées sur les PC de jeu. En octobre, Epic revendiquait pour son nouveau launcher un démarrage 46 % plus rapide que celui de Steam, alors que Valve avait déjà amélioré le lancement de son client un jour auparavant. Microsoft annonce de son côté un démarrage jusqu’à 60 % plus rapide pour la nouvelle application Xbox sur PC, auprès des Insiders.
Pour les joueurs, l’intérêt dépasse le temps gagné à l’ouverture : une messagerie reste souvent active pendant toute la session. Avec les prix actuels de la RAM, réduire durablement son empreinte serait utile, à condition que le gain observé sur Phoenix se maintienne avec les fonctionnalités et les usages du client final.
Source : Stanislav Vishnevskiy on X 1