
Le chantier du premier épisode repartira plus tard que prévu. Chez CD Projekt Red, les priorités ont basculé vers The Witcher 4, ce qui repousse de fait la vraie montée en puissance du remake.
The Witcher Remake dépend désormais du chantier de The Witcher 4
Officialisé en 2022, le projet n’est pas abandonné, mais il a clairement perdu sa place dans l’ordre des priorités. Auprès de GameSpot, CD Projekt Red explique que l’équipe de Fool’s Theory se concentre surtout sur Witcher 3: Songs of the Past, tandis qu’une partie plus réduite de ses effectifs assiste le développement de The Witcher 4.
Le studio précise aussi que le développement du remake a été temporairement intégré à celui de The Witcher 4 pour des raisons de production. En clair, les assets, les outils et les pipelines nécessaires doivent d’abord être prêts sur le nouveau jeu avant d’alimenter efficacement le remake du tout premier opus.
Fool’s Theory attend un socle technique plus mature
Le même discours a été repris par le co-CEO de CD Projekt Red, Michał Nowakowski, dans un échange avec The Game Business. Il rappelle que la collaboration avec Fool’s Theory devait initialement avancer sur The Witcher 1, avant que le studio ne constate des dépendances technologiques avec The Witcher 4 nécessitant davantage de temps.
Cette formulation ne ferme pas totalement la porte à une sortie du remake avant The Witcher 4 ou avant Songs of the Past. En revanche, elle confirme que tant que les ressources restent mobilisées ailleurs et que la base technique n’est pas suffisamment stabilisée, la production à grande échelle ne peut pas vraiment reprendre.
Une fenêtre de sortie qui se rapproche de 2028
Des rumeurs avaient un temps évoqué un lancement de The Witcher 4 en 2027. CD Projekt Red a finalement repositionné ce prochain grand épisode sur 2028, Michał Nowakowski laissant entendre que le studio avait besoin de plus de temps pour le mener à bien.
Dans ce contexte, le remake du premier The Witcher semble mécaniquement glisser vers une échéance proche de 2028 au mieux. Pour CD Projekt, ce choix traduit une logique industrielle assez nette : consolider d’abord la nouvelle base technologique de la licence, puis seulement relancer un remake qui en dépend directement.
Source : The Game Business