
Le ton est monté d’un cran autour de RPCS3 après l’apparition d’une DLL de DLSS 5 dans la scène modding. Face aux questions sur un éventuel support officiel, l’équipe du célèbre émulateur PS3 a répondu très clairement : ce ne sera pas pour eux.
DLSS 5, une fin de non-recevoir chez RPCS3

Sur X, les développeurs de RPCS3 expliquent que certains utilisateurs testent déjà une version leakée de DLSS 5 avec le renderer de l’émulateur. Leur position est tranchée après avoir vu le résultat : « Whilst the gaming industry pushes more upscalers and frame generation to hallucinate games and hide their lack of optimization, we do not ship any of that slop. »
Autrement dit, l’équipe rejette explicitement les technologies qu’elle associe à de la génération artificielle d’image et à une forme de compensation des défauts d’optimisation. Le terme employé, « slop », ne laisse guère de place à l’ambiguïté sur leur appréciation du rendu.
Une critique qui vise surtout le rendu génératif
La réaction a rapidement fait tiquer une partie de la communauté, car RPCS3 a déjà intégré AMD FSR par le passé. Le rejet ne semble donc pas viser l’upscaling dans son ensemble, mais plus précisément les approches de rendu neuronal génératif associées à cette version de DLSS 5.
RPCS3 continue pourtant d’avancer sur un terrain beaucoup plus concret avec ses progrès de compatibilité sur des milliers de jeux PS3, un rappel utile de ce que l’équipe privilégie avant tout.
En parallèle, des moddeurs expérimentent déjà cette DLL leakée sur d’autres émulateurs comme PCSX2, ainsi que sur d’anciens jeux DirectX. Cette bibliothèque aurait d’abord été extraite d’un build early access de NBA 2K27, avant d’être adaptée à plusieurs titres PC, avec des résultats décrits comme mitigés.

La logique de RPCS3 reste cohérente avec sa ligne historique : l’équipe met en avant la préservation avant tout. Dans cette optique, modifier en profondeur le rendu d’un jeu émulé avec une technologie de reconstruction d’image de ce type s’éloigne clairement de l’objectif initial.
Cette prise de position souligne aussi une fracture de plus en plus nette dans le jeu PC entre ceux qui voient ces outils comme des accélérateurs de compatibilité ou de performances, et ceux qui les considèrent comme une altération du rendu original. Dans le cas d’un émulateur orienté conservation, la seconde lecture a visiblement pris le dessus.
Source : RPCS3 on X