
ASUS ROG Cronox GR801 White
Note Globale - 8.6
8.6
Avec son verre incurvé, son écran de 9,2 pouces et ses quatre ventilateurs Eurux, le ROG Cronox ARGB White Edition met les configurations haut de gamme en valeur. Le montage est confortable, le rangement des câbles excellent et les températures relevées à 1 400 tr/min encourageantes. Son prix de 550 à 650 € impose toutefois des exigences que quelques détails viennent contrarier : panneau métallique légèrement mobile, admission latérale sans filtre et gestion logicielle dispersée. Une vitrine spectaculaire pour un build ambitieux, à condition de maîtriser une ventilation bruyante à plein régime.
Dans le segment des grandes tours panoramiques, la recette est désormais bien connue : de larges surfaces vitrées, des composants exposés et un éclairage qui participe autant au décor que le matériel lui-même. Avec le ROG Cronox, ASUS reprend ces codes et y ajoute plusieurs idées bien à lui : un vitrage incurvé sans montant à l’avant, un support de ventilation latéral pivotant et un écran LCD de 9,2 pouces installé devant le compartiment d’alimentation.
Le Cronox mesure 248,3 × 618,7 × 583,9 mm et accueille les cartes mères jusqu’au format E-ATX de 12 × 10,9 pouces, y compris les modèles ASUS BTF à connecteurs arrière. Nous retrouvons un dégagement de 400 mm pour la carte graphique, 180 mm pour le ventirad et 200 mm pour l’alimentation, ainsi que deux emplacements pour des radiateurs de 360 mm, en haut et sur le côté.
ASUS décline le Cronox en plusieurs versions. Le Cronox ARGB Dual TG White Edition conserve l’écran et les quatre ventilateurs, mais remplace la vitre incurvée par deux panneaux distincts. Le GR801 Lite Dual TG troque quant à lui l’écran LCD contre un miroir infini de 9,2 pouces et arrive sans ventilateurs préinstallés. Pour ce test, nous avons installé notre configuration dans le ROG Cronox ARGB White Edition (GR801 Curve TG ARGB White), la version blanche à vitrage incurvé, équipée de quatre ventilateurs Eurux, du panneau ROG Strix XIN120 et de l’écran LCD.
Affiché à 553 € au moment de la rédaction, le Cronox vise clairement les configurations pour lesquelles le boîtier constitue une pièce maîtresse. À ce tarif, la richesse de l’équipement ne suffit pas : la précision des assemblages, l’accès aux connecteurs et l’intégration du refroidissement comptent tout autant. Reste à vérifier si cette vitrine tient ses promesses jusque dans les détails. C’est ce que nous allons découvrir au cours de ce test.
Emballage et déballage : un conditionnement à la mesure du Cronox
Le ROG Cronox ARGB White Edition arrive dans un imposant carton qui reprend la teinte du boîtier. Sur ce fond blanc, les inscriptions argentées et le grand visuel du châssis donnent le ton. La face principale présente la tour de trois quarts, avec ses ventilateurs éclairés et son écran allumé. L’appellation ROG Cronox ARGB occupe le haut de l’emballage, accompagnée du logo Republic of Gamers.

Au dos, ASUS détaille les principaux équipements à travers une série d’illustrations : vitrage incurvé, éclairage d’ambiance, écran de 9,2 pouces, support latéral orientable et possibilités de ventilation. Les aménagements destinés au montage ont également leur place, notamment la fixation de la carte graphique, les attaches de câbles arrière et le support amovible de l’alimentation. Une poignée découpée dans chaque petit côté facilite la prise en main du carton.

Unboxing et accessoires
L’ouverture mérite un détour, car ASUS a prévu un emballage en deux parties. Quatre attaches en plastique, disposées au bas des grandes faces, solidarisent l’enveloppe extérieure et le socle. Une fois retirées, elles permettent de soulever le carton pour dégager le boîtier, qui reste posé sur sa base. Les étapes sont illustrées directement au dos de l’emballage. Pour une tour de ce gabarit, cette disposition évite d’avoir à la tirer par le haut d’un carton profond.

Sous cette enveloppe, le Cronox est entièrement recouvert d’une housse grise, tandis qu’un calage en mousse l’isole du socle en carton. La housse protège les surfaces pendant les manipulations et peut être conservée pour couvrir le boîtier lorsqu’il n’est pas utilisé. Il reste à la retirer pour découvrir la finition blanche et l’imposant panneau de verre incurvé.

Les accessoires fournis
Les accessoires prennent place dans une boîte blanche estampillée ROG Cronox, accompagnée du guide d’installation. Une fois son contenu déballé, nous retrouvons des supports, des câbles et un contrôleur assortis à la finition du boîtier.

Le module LCD de 9,2 pouces est protégé dans une enveloppe à bulles, avec son câble USB blanc. Un chiffon en microfibre marqué Republic of Gamers est également fourni pour l’entretien du vitrage et de l’écran.

Pour installer la carte graphique à la verticale, ASUS livre une platine arrière ajourée ainsi qu’un support de soutien distinct, réglable par une vis dans une lumière oblongue. Les deux pièces sont peintes en blanc. Le câble riser PCIe reste à acheter séparément. Nous trouvons aussi deux adaptateurs USB 3.2 Gen 1 coudés à 90°, destinés aux cartes mères ROG E-ATX, pour réorienter les branchements internes.

Le contrôleur Eurux est accompagné de deux câbles permettant de raccorder individuellement les ventilateurs ROG GR120 et d’un câble USB 2.0 interne à 10-1 broches pour la liaison avec la carte mère. Six caches antipoussière pour les ventilateurs complètent cet ensemble. ASUS fournit également quatre bouchons pour les ports USB-A et deux pour les USB-C du boîtier.

La visserie est répartie dans des sachets identifiés : 40 vis pour la carte mère et les unités de stockage de 2,5 pouces, et 10 pour l’alimentation et les disques de 3,5 pouces. Trois entretoises supplémentaires, un outil pour les visser et dix colliers de serrage complètent le nécessaire de montage.
Une grande tour dont il faut anticiper l’installation
Avec environ 24,8 cm de largeur, 61,9 cm de hauteur et 58,4 cm de profondeur, le Cronox occupe une place sérieuse. Sa relative étroitesse lui donne une silhouette élancée, mais sa profondeur réclame un bureau suffisamment généreux. Il faut également conserver de la place pour les câbles arrière et laisser respirer les entrées d’air.

Son implantation mérite donc d’être réfléchie avant le montage. Sur le bureau, la configuration et l’écran intégré sont pleinement visibles. Plus bas, le panneau de connectique supérieur devient plus accessible, mais l’angle de lecture de l’écran change. Sa charnière permet justement d’adapter son orientation. Le bon emplacement dépend autant de l’espace disponible que de la manière dont on souhaite profiter du boîtier.
Caractéristiques techniques du ROG Cronox ARGB White Edition
| Caractéristique | ASUS ROG Cronox ARGB White Edition |
| Version testée | ARGB White Edition à vitrage incurvé (GR801 Curve TG ARGB White) |
| Dimensions (L × H × P) | 248,3 × 618,7 × 583,9 mm |
| Poids | 16 kg |
| Cartes mères | E-ATX (12 × 10,9 pouces max.), ATX, micro-ATX, Mini-ITX ; compatibilité ASUS BTF |
| Panneaux | Flanc et façade : verre trempé incurvé d’un seul tenant ; côté droit : acier |
| Stockage | 1 × 3,5″ + 2 × 2,5″, ou 4 × 2,5″ |
| Slots d’extension | 8 horizontaux ; 2 verticaux (support fourni, riser non fourni) |
| Dégagements maximaux | GPU : 400 mm, y compris support latéral à 45° ; ventirad : 180 mm ; alimentation : 200 mm |
| Ventilateurs fournis | 3 × Eurux GR120 Reverse sur le côté (admission), 1 × Eurux GR120 à l’arrière (extraction) |
| Emplacements ventilateurs (14 au total) | Haut : 4 × 120 mm ; côté : 4 × 120 mm ; arrière : 2 × 120 mm ; bas : 4 × 120 mm |
| Radiateurs | Haut : jusqu’à 360 mm, environ 80 mm d’épaisseur avec ventilateurs ; côté : jusqu’à 360 mm ; arrière : 120 mm ; bas : aucun selon ASUS |
| Filtres à poussière | Admission inférieure, extractible par l’avant ; admission latérale non filtrée |
| Connectique avant | 4 × USB-A 5 Gbit/s, 2 × USB-C 20 Gbit/s, prise combinée 3,5 mm, bouton de contrôle de l’éclairage |
| Écran | IPS 9,2 pouces sur charnière de 45°, 1 920 × 462 pixels, 60 Hz, 400 cd/m², contraste 1 000:1, horloge affichée PC éteint |
| Gestion des câbles | 40 mm de profondeur, deux cheminements (standard et BTF), sangles autoagrippantes |
| Équipements | Support GPU anti-affaissement, fixation rapide des équerres, panneau ROG Strix XIN120 à miroir infini, support latéral pivotant, platines et support d’alimentation amovibles |
| Prix constaté | 550 € (Amazo,n, octobre 2026) |
Les 400 mm réservés à la carte graphique restent disponibles même avec le support latéral orienté à 45°, sa position la plus défavorable : nous l’avons vérifié. Il faudra simplement tenir compte de la largeur et de l’épaisseur de la carte, ainsi que de la place nécessaire à son câble d’alimentation. Pour un montage vertical, il faudra prévoir un riser PCIe et contrôler la distance entre le refroidisseur de la carte et le vitrage.
Design extérieur du ROG Cronox ARGB White Edition
Une vitre incurvée d’un seul tenant
La pièce centrale du design reste le grand panneau en verre trempé incurvé. Il prolonge la vue du flanc jusqu’à la façade, sans montant à la jonction : la configuration se découvre aussi bien de face que de côté. Le seul montant se trouve à l’angle avant droit. Cette colonne blanche porte le logo ROG en partie haute et l’inscription « ROG-Republic of Gamers » en relief sur toute sa hauteur. Avec les garnitures en aluminium et les lignes anguleuses du châssis, elle compose une silhouette immédiatement identifiable : le Cronox assume pleinement son identité ROG.

ASUS soigne aussi les détails du vitrage. Une sérigraphie discrète rappelle la référence GR801 et l’année de création de la marque, 2006, dans l’angle supérieur. En bas, une étiquette d’« ingrédients » façon emballage alimentaire, de la manette aux « cool drinks », se conclut par un « 99 % skill, 1 % luck » qui ne manque pas d’humour.

La finition blanche donne à l’ensemble une lecture plus lumineuse. C’est aussi une couleur exigeante : les câbles sombres, les connecteurs laissés en évidence et les différences de teinte entre composants attirent davantage l’œil. Un montage entièrement blanc n’est pas obligatoire, mais le choix des contrastes mérite d’être réfléchi.
Des panneaux latéraux aux comportements opposés
Le bouton arrière déverrouille facilement le panneau vitré. Celui-ci reste retenu après le déverrouillage et ne se détache donc pas brutalement à l’ouverture, un détail bienvenu pour une pièce incurvée de cette taille. La remise en place est tout aussi simple.

Le panneau droit, en acier, est percé d’une large grille en diagonal par laquelle les trois ventilateurs latéraux aspirent l’air. Aucun filtre ne la protège : la poussière entre directement dans le boîtier, et la maintenance devra en tenir compte.

Son maintien nous convainc aussi moins que celui du vitrage. Malgré un bouton de déverrouillage similaire, il présente un léger jeu sur notre exemplaire, qui disparaît une fois les câbles rangés derrière lui, car ils viennent le caler.

Un capot ajouré et une connectique très fournie

Le capot supérieur reçoit une maille hexagonale découpée en cinq bandes diagonales, qui reprend le motif du châssis et laisse s’échapper l’air chaud.

À l’avant, une bande dédiée regroupe la connectique : un bouton de mise sous tension hexagonal, les boutons Reset et LED, une prise jack combinée casque et microphone, trois témoins Mode, Color et MB, deux ports USB-C à 20 Gbit/s et quatre USB-A à 5 Gbit/s.

Cet emplacement facilite les branchements lorsque le PC est posé au sol. Sur un bureau, il faudra en revanche composer avec près de 62 cm de hauteur.
Pour exploiter les six ports, la carte mère doit proposer deux en-têtes USB 3 internes et deux en-têtes USB-C à 20 Gbit/s. C’est le cas de notre Crosshair Glacial, avec laquelle tous les ports fonctionnent. ASUS annonce aussi une recharge jusqu’à 60 W en USB-C, en citant une liste de cartes mères compatibles (X870E et Z890 Extreme, Apex et Hero). Notre Crosshair Glacial n’y figure pas, mais la charge à 60 W fonctionne : nous l’avons vérifiée avec une batterie externe qui affiche la puissance reçue.
Un éclairage réparti sur tout le châssis
L’éclairage ne repose pas uniquement sur les ventilateurs. ASUS le répartit également sur la partie supérieure, les pieds et le panneau décoratif à miroir infini ROG Strix XIN120. Les contours du boîtier sont ainsi dessinés tout en éclairant la configuration, et les pieds projettent leur lumière sur le bureau. Une palette limitée conserve de la lisibilité, là où une accumulation d’effets indépendants détournerait l’attention du matériel.

Le bouton LED fait défiler les modes et les couleurs, puis bascule en synchronisation avec la carte mère, les trois témoins indiquant le réglage actif. Il agit sur les éléments raccordés à sa distribution, mais ne permet pas d’éteindre l’éclairage. En mode synchronisation, c’est le logiciel de la carte mère qui reprend la main.
Face arrière
À l’arrière, le ventilateur Eurux d’extraction se fixe sur des lumières verticales qui permettent d’ajuster sa hauteur, et un second emplacement de 120 mm, lui aussi réglable, prend place plus bas.

Les huit équerres PCIe ajourées sont complétées par un capot à vis moletée qui assure leur fixation rapide. Dans l’angle inférieur, le support d’alimentation amovible, frappé du logo ROG, se retire en dévissant deux vis.

Le bloc se fixe d’abord sur ce support, à l’extérieur du châssis, avant d’être glissé verticalement dans son logement : une méthode bien plus confortable que de manipuler une alimentation de 1 000 W au fond d’une grande tour.

Le long du bord, quatre clips marqués ROG regroupent les câbles des périphériques. Un détail utile sur un bureau où l’arrière de la tour reste visible. Juste en dessous, un passe-câble en caoutchouc gris, marqué « EST.2006 », laisse sortir le câble USB de l’écran, à brancher sur un port du panneau arrière de la carte mère.

Le dessous
Vu du dessous, le Cronox dévoile une large prise d’air protégée par un filtre à maille fine, encadrée par la structure même de ses pieds en aluminium.

Ce filtre s’extrait facilement par l’avant, sous une platine amovible pouvant accueillir jusqu’à quatre ventilateurs de 120 mm. Une conception judicieuse sur un boîtier aussi imposant, qui évite d’avoir à déplacer la machine pour le nettoyage. Le sommet et la face arrière, dédiés à l’extraction, sont logiquement dépourvus de filtre.

Intérieur du ROG Cronox ARGB White Edition
Une chambre principale dégagée
Le plateau accueille les cartes mères du Mini-ITX à l’E-ATX de 12 × 10,9 pouces, avec des repères imprimés près des entretoises pour chaque format, ainsi que les modèles ASUS BTF dont les connecteurs passent à l’arrière. À travers sa large découpe, on aperçoit le support SSD frappé « ROG GR801 », fixé derrière le plateau, sur lequel nous revenons plus loin.

À droite du plateau, deux passe-câbles au style ROG, frappés « GR801 » et du logo de la marque, habillent les ouvertures vers la chambre arrière. Des fentes verticales équipées d’attaches complètent l’ensemble pour guider les faisceaux sans les laisser apparents.

La carte graphique dispose de 400 mm de longueur en position horizontale, et ASUS annonce 115 mm de dégagement en montage vertical, sur les deux emplacements dédiés. Le support de carte graphique, en aluminium anodisé, coulisse sur un rail vertical pour s’ajuster à la hauteur de la carte, qu’il soutient par un patin gris. ASUS précise qu’il fonctionne aussi bien en montage horizontal que vertical.

En partie basse, le cache d’alimentation occupe toute la longueur de la chambre, mais en retrait du vitrage. Il porte une sérigraphie ROG GR801 et le logo ROG en motif hachuré, se termine par des reliefs obliques rappelant une bande podotactile et sert de support à l’écran LCD décrit plus loin. Le long de la vitre, il laisse une bande d’environ 130 mm de large où la platine inférieure peut recevoir quatre ventilateurs de 120 mm, au-dessus du filtre.

Quatorze emplacements de 120 mm
| Zone | Capacité annoncée | Configuration livrée |
|---|---|---|
| Haut | 4 × 120 mm | Libre |
| Côté (support pivotant) | 4 × 120 mm | 3 Eurux Reverse et panneau XIN120 |
| Arrière | 2 × 120 mm | 1 Eurux standard |
| Bas | 4 × 120 mm | Libre |
En sortie de carton, trois ventilateurs latéraux assurent l’admission et un ventilateur arrière l’extraction. Les pales inversées des trois premiers présentent leur face décorative dans la chambre principale tout en conservant le sens d’admission.

Le panneau XIN120 occupe la quatrième position latérale : son miroir infini apporte un élément lumineux, mais ne déplace évidemment pas d’air. Ce panneau de 120 × 120 × 30 mm, raccordé en ARGB 3 broches 5 V, peut d’ailleurs se fixer sur n’importe quel emplacement de ventilateur.

Pour une configuration complète, ASUS recommande un radiateur de 360 mm en extraction par le haut, quatre ventilateurs inversés en admission sur le côté et quatre ventilateurs en admission par le bas. Toute la compatibilité est concentrée sur le format 120 mm : le volume du Cronox ne permet pas de présumer la prise en charge de ventilateurs de 140 mm.


Les platines du haut, du bas et du côté sont amovibles : les ventilateurs s’installent hors du châssis et leur câblage se prépare avant la remise en place. La platine inférieure se libère ainsi en desserrant une vis moletée, puis se soulève. Leurs lumières permettent aussi de décaler ventilateurs et radiateurs, d’avant en arrière en haut comme en bas, et en hauteur sur le côté.

Un support latéral pivotant

Le support latéral orientable constitue l’un des dispositifs les plus originaux du boîtier.
Il permet de modifier l’angle des ventilateurs pour diriger l’air frais vers la carte graphique ou vers le processeur, tout en jouant sur la présentation des ventilateurs derrière le verre. Une fois les vis de maintien desserrées en haut et en bas, il pivote sur 45° avec beaucoup de fluidité, sans crans.

Une graduation sans chiffres, à la manière d’une règle, aide à repérer et reproduire une position. Avec notre Astral RTX 5080 en place, il pivote jusqu’en butée sans la moindre gêne, et les 400 mm réservés à la carte graphique restent disponibles même à 45°. Nous mesurons son influence réelle sur les températures dans la partie consacrée aux résultats.
Watercooling : deux radiateurs de 360 mm
Le Cronox accepte deux radiateurs de 360 mm, au sommet et sur le côté, ainsi qu’un modèle de 120 mm à l’arrière. De quoi envisager un AIO ambitieux ou une boucle personnalisée. En revanche, les quatre positions de 120 mm du haut et du côté ne valent pas compatibilité avec un radiateur de 480 mm : les réservoirs d’extrémité et les raccords changent l’encombrement, et ce format ne figure pas dans la liste ASUS.
En haut, ASUS limite l’ensemble radiateur et ventilateurs à 60 mm d’épaisseur. Sur notre exemplaire, la place réelle est plus généreuse : avec la Crosshair Glacial, le radiateur est décalé d’environ 2 cm à l’horizontale par rapport au dissipateur VRM, et un ensemble d’environ 80 mm trouverait sa place. Cette marge dépend toutefois de l’implantation de la carte mère et de ses dissipateurs, et sort de la compatibilité annoncée.

Le bas du boîtier constitue la vraie surprise : ASUS n’y annonce aucune compatibilité radiateur, alors qu’il reçoit une platine amovible pour quatre ventilateurs de 120 mm. Nous mesurons pourtant 490 mm de longueur utile, limitée par une vis de fixation de la platine, 130 mm de largeur et 85 mm de hauteur avant de buter sur l’écran. Un radiateur de 360 mm, d’environ 400 × 120 mm, et ses ventilateurs y trouveraient leur place avec de la marge ; seul un modèle de 480 mm, qui dépasse les 500 mm de long, reste exclu. La platine reprend les trous de fixation standard des ventilateurs, et le support latéral orienté à 45° n’interfère pas avec cette zone.
Ni la place ni la fixation ne sont donc en cause : la limite relève uniquement de la validation d’ASUS. Elle prive le Cronox d’un troisième radiateur…seulement sur le papier.
Un écran LCD de 9,2 pouces orientable

Glissé par le haut sur la face avant du cache d’alimentation, l’écran adopte un format très allongé. Sa dalle IPS de 1 920 × 462 pixels affiche les informations du processeur, de la carte graphique, de la mémoire, du réseau et des ventilateurs. ASUS annonce une fréquence de 60 Hz, une luminosité de 400 cd/m² et un contraste de 1 000:1. Les indicateurs disposent ainsi d’une place dédiée, visible à travers le vitrage, sans mobiliser une partie du moniteur principal.

La charnière permet d’orienter le module sur 45°. L’écran reste lisible sous différents angles, que le PC soit posé sur le bureau ou au sol, et il ne touche pas le vitrage. Son câble ne rejoint pas un en-tête interne : il traverse le cache par une découpe dédiée, puis ressort par le passe-câble en caoutchouc de la face arrière pour se brancher sur un port USB du panneau arrière de la carte mère. PC arrêté, l’écran continue d’afficher l’horloge sur notre configuration.

L’écran se pilote avec ASUS CyberView Portal, qui l’a correctement reconnu sur notre configuration. Le logiciel affiche jusqu’à six informations à la fois et propose neuf thèmes ROG, un mode Notification avec rappels programmés, alertes sonores et émojis, ainsi qu’un mode Focus qui épure l’affichage.

L’horloge permanente existe en deux styles : rouge façon miroir infini, ou noir et blanc minimaliste.

Nous regrettons toutefois que cette gestion ne soit pas intégrée à Armoury Crate : il faut ouvrir une application distincte pour l’écran d’un boîtier dont les ventilateurs et l’éclairage se règlent déjà dans l’environnement ROG.



Derrière le plateau : câblage, alimentation et stockage
Derrière le plateau de la carte mère, nous mesurons 40 mm de profondeur pour organiser le câblage. ASUS distingue deux cheminements, adaptés aux implantations classique et BTF, dont un couloir de 66 mm de largeur. Des attaches autoagrippantes et un guide de regroupement aident à organiser les faisceaux, tandis que les ouvertures du plateau limitent les longueurs visibles dans la chambre principale.

Cet espace n’est pas superflu : connectique supérieure, éclairage du châssis, contrôleur de ventilateurs, écran et éventuels périphériques SATA ont tous des câbles à faire cheminer. Côté carte mère, le boîtier ne mobilise qu’un seul en-tête USB 2.0 interne, pour le contrôleur des ventilateurs, et les boutons et témoins de façade se raccordent par un connecteur F-Panel unifié, d’un seul bloc.
En partie basse, l’alimentation prend place verticalement dans son logement, ventilateur tourné vers l’ouverture du panneau droit. ASUS fixe sa longueur maximale à 200 mm : le logement semble permettre davantage, mais il faut réserver de la place aux connecteurs modulaires et à la courbure de leurs câbles, surtout avec des faisceaux rigides.
Le stockage adopte enfin une approche mesurée. Deux supports se fixent derrière le plateau. Le premier, frappé « ROG GR801 » et visible depuis la chambre principale à travers la découpe du plateau, reçoit deux SSD de 2,5 pouces. Le second accepte un disque de 3,5 pouces ou deux SSD de 2,5 pouces. Le Cronox privilégie donc une configuration moderne équipée en SSD plutôt qu’une batterie de disques mécaniques.
Ventilateurs ROG Eurux GR120
Les quatre ventilateurs préinstallés dans le Cronox sont des ROG Eurux GR120 de 120 mm, entièrement blancs. D’une épaisseur de 30 mm, ils utilisent des pales en polymère à cristaux liquides renforcé (LCP), un matériau choisi pour sa rigidité, sa faible dilatation thermique et sa capacité à amortir les vibrations. ASUS annonce un jeu de seulement 0,6 mm entre l’extrémité des pales et le cadre, destiné à limiter les turbulences et à améliorer l’efficacité du flux d’air. Leur construction associe un palier hydrodynamique à un logement de roulement en laiton usiné par CNC, auquel le fabricant attribue une meilleure dissipation thermique ainsi qu’une réduction du bruit et des vibrations.

Les trois modèles latéraux sont des versions Reverse à pales inversées, qui montrent leur face éclairée à l’intérieur du boîtier tout en assurant l’admission d’air, sans exposer les bras de support du moteur. Le ventilateur arrière est une version standard, donnée pour un débit et une pression statique supérieurs, avec une vitesse maximale également plus élevée : 2 600 tr/min contre 2 200 tr/min pour les modèles Reverse. Les valeurs du tableau ci-dessous sont celles annoncées par ASUS.

Chaque ventilateur intègre 36 LED adressables réparties sur trois zones indépendantes : deux bandes lumineuses sur le cadre et un anneau autour du moyeu central. Cette disposition permet de différencier les effets du pourtour et du centre dans Armoury Crate, ou de les synchroniser avec les autres éléments de la configuration via Aura Sync.
| Modèle | Eurux GR120 (arrière) | Eurux GR120 Reverse (côté) |
|---|---|---|
| Nombre installé | 1 | 3 |
| Dimensions annoncées | 120 × 122 × 30 mm | 120 × 122 × 30 mm |
| Pales | Polymère à cristaux liquides renforcé (LCP) | LCP renforcé, pales inversées |
| Roulement | Palier hydrodynamique | Palier hydrodynamique |
| Vitesse maximale annoncée | 2 600 tr/min ± 10 % | 2 200 tr/min ± 10 % |
| Débit d’air annoncé | 85 CFM | 70 CFM |
| Pression statique annoncée | 4,5 mm H₂O | 3,0 mm H₂O |
| Niveau sonore annoncé | < 33 dB(A) | 32 dB(A) |
| Éclairage | 36 LED ARGB, trois zones indépendantes | 36 LED ARGB, trois zones indépendantes |
| Connectique | Chaînage propriétaire, hub ROG obligatoire | Chaînage propriétaire, hub ROG obligatoire |

Les Eurux utilisent un système de connexion en série breveté, qui permet de relier plusieurs ventilateurs entre eux et de raccorder le groupe au hub avec un seul câble. Dans le Cronox, les trois ventilateurs latéraux sont ainsi chaînés pour limiter le câblage.

Cette connectique impose toutefois de passer par le ROG GR120 ARGB PWM Fan Hub (GR120-1C) : les ventilateurs ne peuvent pas fonctionner en étant branchés directement sur les prises PWM et ARGB classiques d’une carte mère.

Le contrôleur dispose de quatre ports pour des groupes de ventilateurs, de deux alimentations SATA, d’une fixation magnétique et de protections par fusibles contre les surintensités. Il se raccorde à un en-tête USB 2.0 interne et peut prendre en charge jusqu’à quatorze ventilateurs. L’éclairage du châssis dispose, quant à lui, de sa propre distribution.



Le réglage passe par Armoury Crate, qui permet de calibrer la ventilation, de choisir un profil, de fixer un régime ou d’adapter une courbe. La gestion indépendante des trois zones lumineuses par ventilateur offre de nombreuses possibilités de personnalisation, au prix d’un paramétrage plus détaillé.

Après toute modification du câblage ou déconnexion du périphérique, ASUS demande de relancer la détection et le calibrage via le réglage Fan Tuning du périphérique ROG Eurux, afin que le contrôleur actualise les ventilateurs présents sur ses ports.



Montage dans le ROG Cronox ARGB White Edition

Notre configuration associe un AMD Ryzen 7 9850X3D, une carte mère ROG Crosshair Glacial au format E-ATX, un AIO ROG Strix SLC IV 360 ARGB LCD White Edition, une ROG Astral GeForce RTX 5080 White et une alimentation ROG Strix 1000 W Platinum White Edition. Un ensemble imposant, idéal pour éprouver l’intégration dans le Cronox. Sa présentation détaillée fera l’objet d’un article consacré au build.

Carte mère : des accès dégagés, un côté plus contraint
L’accès aux connecteurs situés en haut et en bas de la carte mère est très aisé : le volume de la chambre principale permet de travailler confortablement dans ces deux zones.

La situation est plus contrainte sur le côté de la Glacial. Cette carte E-ATX oriente plusieurs connecteurs vers son chant, dont l’alimentation 24 broches. Une fois la carte installée, cette connectique arrive exactement au niveau du passage de câbles du Cronox. Le raccordement reste possible, mais le cheminement latéral impose une certaine contrainte aux câbles. La compatibilité de format ne garantit donc pas à elle seule un parcours idéal pour tous les connecteurs latéraux d’une carte aussi équipée.
AIO : des tuyaux dissimulés au prix d’un compromis
La fixation du SLC IV au sommet est particulièrement simple. Nous avons uniquement retiré la grille supérieure, sans démonter la platine, pour installer l’ensemble.

La difficulté apparaît au niveau des tuyaux. Pour les dissimuler, nous avons dû retirer le cache magnétique supérieur de la Glacial. Le cheminement devient alors possible, mais les tuyaux restent en contact avec le dissipateur de la carte mère, avec très peu de marge à cet endroit. Davantage de dégagement latéral autour du radiateur aurait facilité leur passage.

Nous aurions attendu une meilleure coordination entre ces produits ROG haut de gamme. L’habillage particulier de la Glacial participe à cette contrainte, mais un boîtier destiné à mettre en valeur les composants de la marque devrait permettre d’en exploiter les atouts esthétiques sans déposer un cache ni laisser les tuyaux au contact du dissipateur.
Carte graphique : des accessoires utiles
La ROG Astral GeForce RTX 5080 White trouve sa place sans difficulté. La fixation rapide des équerres se montre pratique, tout comme le support anti-affaissement qui soutient cette carte imposante. Ces deux dispositifs apportent une aide concrète pendant l’intégration.

Alimentation et câbles : une intégration convaincante

L’installation de l’alimentation ne pose aucune difficulté. Les patins antivibratoires sont particulièrement épais, signe du soin apporté à cette zone. Le rangement des câbles est également très satisfaisant, malgré le nombre important de faisceaux à organiser : l’espace arrière et les dispositifs de maintien remplissent bien leur rôle. La contrainte locale rencontrée près des connecteurs latéraux de la Glacial ne remet pas en cause cette impression générale.

Méthodologie de Test et Résultats pour le ROG Cronox ARGB White Edition
Pour faire notre test, nous avons donc équipé le ROG Cronox ARGB White Edition de la configuration suivante :
- ASUS ROG Crosshair Glacial (E-ATX)
- AMD Ryzen 7 9850X3D
- ASUS ROG Strix SLC IV 360 ARGB LCD White Edition
- AGI TURBOSPRINT RGB DDR5 RAM 32GB (2x16GB)
- ASUS ROG Astral GeForce RTX 5080 White
- ASUS ROG Strix 1000 W Platinum White Edition
- SSD : WD_BLACK SN850X 1 To
Protocole de Test

Nous avons ensuite mis en place ce protocole, à savoir :
- La configuration citée ci-avant, avec l’équipement de ventilation d’origine (3 Eurux Reverse en admission latérale, 1 Eurux en extraction arrière) et le radiateur de l’AIO en extraction par le haut,
- Support latéral en position d’origine, ventilation réglée sur le profil [à compléter] dans Armoury Crate,
- Stress test simultané CPU + GPU d’une dizaine de minutes avant relevé,
- Suivi des températures avec HWiNFO64 et OCCT, en valeurs moyennes par composant : CPU, GPU, SSD et DDR5 via le SPD Hub,
- Deux sessions comparatives : boîtier fermé, puis vitrage incurvé, panneau droit et grille supérieure retirés,
- Température ambiante : 24 °C.
Températures dans le ROG Cronox ARGB White Edition
Nous avons soumis notre configuration à trois sessions de 30 minutes sous OCCT, avec les quatre ventilateurs du boîtier réglés à 1 400 tr/min : boîtier fermé avec le support latéral à plat, fermé avec le support incliné à 45°, puis ouvert. Les trois sessions se sont achevées sans erreur détectée. Le tableau présente les températures maximales enregistrées.

| Température maximale | Fermé, support à plat | Fermé, support à 45° | Ouvert |
|---|---|---|---|
| Ryzen 7 9850X3D (CPU Package) | 87 °C | 86 °C | 85 °C |
| GeForce RTX 5080 (GPU) | 65,8 °C | 65,5 °C | 65,7 °C |
| GeForce RTX 5080 (hotspot) | 83,6 °C | 83,1 °C | 83,6 °C |
Les pics de température restent proches dans les trois relevés, autour de 66 °C pour le GPU et de 84 °C pour son hotspot. Cependant, les statistiques de consommation font apparaître des différences importantes : la puissance GPU moyenne enregistrée atteint 243 W avec le support à plat, contre 100 W à 45° et 189 W boîtier ouvert. La session à 45° est donc écartée de la comparaison thermique.

Le bilan est encourageant pour le Cronox : avec ses quatre ventilateurs réglés à 1 400 tr/min, il accueille notre RTX 5080 et notre Ryzen 7 9850X3D sans hausse marquée des températures maximales relevées par rapport au boîtier ouvert. Avec le support à plat, le GPU atteint 65,8 °C et son hotspot 83,6 °C, contre respectivement 65,7 et 83,6 °C sans le vitrage. Le processeur présente un écart limité à 2 °C.



Ces résultats montrent que notre configuration, assez musclée, ne nécessite pas de pousser les Eurux à plein régime pour conserver ces températures. Les différences de consommation entre les sessions empêchent de chiffrer précisément l’effet du vitrage, mais les maxima observés ne révèlent pas de dégradation thermique marquée une fois le boîtier fermé.
Influence du support latéral pivotant
Le support pivotant constitue l’une des particularités du Cronox. À l’usage, le mécanisme est convaincant : une fois les deux vis desserrées, en haut et en bas, la platine s’oriente facilement et avec fluidité. Il permet de modifier la présentation des ventilateurs derrière le vitrage, mais aussi de diriger leur souffle vers certaines zones du montage.
Le principe présente un intérêt thermique potentiel. Le refroidissement dépend autant de la distribution de l’air frais que de la quantité totale traversant le boîtier. Un flux mieux dirigé peut alimenter plus efficacement le refroidisseur de la carte graphique ou limiter la reprise d’air chaud. À l’inverse, incliner les ventilateurs modifie leurs conditions d’aspiration derrière la grille latérale. Le résultat dépend donc de l’agencement des composants et des autres ventilateurs.
Notre session à 45° présentant une consommation moyenne nettement inférieure, elle ne permet pas de mesurer ce bénéfice à charge comparable. Nous ne concluons donc à la supériorité thermique d’aucune des deux positions. Le support apporte une souplesse de réglage appréciable, mais son éventuel gain de refroidissement reste à établir sur notre configuration.
Niveaux sonores du ROG Cronox ARGB White Edition
À 1 mètre, dans une pièce présentant un bruit ambiant de 30 dB(A), notre configuration complète atteint 55 dB(A) lorsque les quatre ventilateurs du boîtier tournent à leur vitesse maximale. Le souffle est alors prononcé et peu confortable pour une utilisation prolongée à proximité.
En limitant leur régime à 1 400 tr/min, nous relevons 45 dB(A), soit une baisse de 10 dB(A). La machine reste clairement audible, mais ce réglage améliore nettement le confort acoustique. Retenu pour nos essais thermiques, il permet de réduire sensiblement le bruit par rapport au fonctionnement à plein régime. Pour une utilisation légère, une courbe de ventilation plus douce reste préférable à un maintien permanent à cette vitesse.
Ces mesures englobent l’ensemble du refroidissement du PC, notamment l’AIO et la carte graphique. Elles caractérisent notre configuration assemblée et ne sont donc pas directement comparables aux 33 dB(A) annoncés par ASUS pour un ventilateur standard seul.
Conclusion : notre avis sur le ROG Cronox ARGB White Edition




