
Une partie de la télémétrie des GeForce restait invisible alors que les capteurs sont bien présents sur les cartes. L’équipe de Paulo Gomes montre maintenant comment lire la température de chaque puce mémoire individuellement, bien au-delà de la valeur unique remontée par les utilitaires actuels.
Température mémoire NVIDIA : une lecture puce par puce
La méthode fonctionne déjà sur des GPU mobiles équipés de GDDR6, ainsi que sur les GeForce RTX 30 et RTX 40 desktop en GDDR6X. En revanche, la lecture par module n’est pas encore activée sur les cartes desktop en GDDR6.
Pour situer ces mesures sur les cartes concernées, on peut aussi revoir les précisions sur les GeForce RTX 3070 et 3080, des références souvent citées dès qu’il est question de GDDR6X et de comportement thermique.

D’après Paulo Gomes, chaque module mémoire dispose de son propre capteur thermique, sans exposition publique de la part de NVIDIA. Le point important est ailleurs : la température affichée aujourd’hui par des logiciels comme GPU-Z correspondrait au capteur le plus chaud disponible, et non à une moyenne de l’ensemble des puces.
Lecture via MMIO et correspondance avec les canaux mémoire
L’accès passe par le memory-mapped I/O, ou MMIO. Cette lecture permet d’associer une température à chaque canal mémoire, puis de la rapprocher des modules physiques disposés autour du GPU.
L’outil sait aussi identifier les canaux désactivés ou indisponibles selon la configuration du GPU. Sur une GeForce RTX 3080, l’équipe a relevé un canal à 86 °C alors que les autres restaient plus bas.

Diagnostic thermique plus fin pour les GeForce
Ce niveau de détail peut aider à repérer un contact inégal des pads thermiques ou une puce mémoire qui chauffe davantage que le reste. Pour le diagnostic, c’est plus utile qu’une seule valeur maximale, surtout lorsqu’un plantage ne vient que d’un module précis.
Le même groupe avait déjà montré l’accès à une lecture masquée de la température hotspot sur les GeForce RTX 50. Les nouvelles données sur la mémoire doivent être transmises aux développeurs d’outils de monitoring.

La prise en charge de la GDDR7 est encore à l’étude, même si Paulo Gomes indique que l’équipe travaille déjà sur la lecture par module pour cette mémoire. Un outil public pourrait toutefois dépendre d’un pilote MMIO non signé, avec un blocage possible par Windows Defender.
NVIDIA n’a pas répondu à la sollicitation de VideoCardz sur la question de ces capteurs et de la température hotspot. Pour les fabricants de cartes, les ateliers de maintenance et les utilisateurs qui remplacent pads et pâte thermique, cette télémétrie par puce peut rapidement devenir un indicateur concret de qualité d’assemblage.
Source : VideoCardz