
Faire chuter une GeForce RTX 3080 de 70 °C à 41 °C sur le GPU et de 86 °C à 52 °C sur la VRAM demande ici 11 ventilateurs, du thermal putty et un AIO fixé à l’arrière. Le plus intéressant est ailleurs : malgré cet arsenal, le gain mesuré en jeu reste minime.
RTX 3080 : un montage extrême pour un bénéfice limité

TrashBench a démarré avec une RTX 3080 en configuration d’origine sur Shadow of the Tomb Raider en 1440p. La carte tourne alors à 178 FPS de moyenne.
En poussant simplement les ventilateurs d’origine à 100 %, les performances montent à 180 FPS, avec une baisse d’environ 8 °C. Le test donne déjà le ton : sur une carte équipée d’un refroidissement haut de gamme, le rendement des modifications additionnelles n’est pas forcément élevé.
La suite est beaucoup plus lourde. Les ventilateurs d’origine ont été remplacés et complétés par des modèles Arctic de 120 mm, avec en plus des ventilateurs serveur à 15 000 tr/min, un ventilateur sur la backplate et même un conduit d’air bricolé au ruban adhésif.

Températures en forte baisse, FPS presque inchangés
Le conduit d’air au ruban adhésif a au contraire augmenté les températures. Les petits ventilateurs serveur et le ventilateur de backplate n’ont apporté que très peu d’amélioration mesurable.
La configuration finale ajoute un watercooling AIO sur la backplate. Du thermal putty comble l’espace entre la backplate et le waterblock. Résultat, la température du GPU passe de 70 °C à 41 °C, la VRAM de 86 °C à 52 °C et le hotspot de 87 °C à 59 °C.
Pour aller plus loin sur les écarts de température et leurs effets concrets, ce montage AIO sur une RTX 3080 montre jusqu’où peut aller le refroidissement.

Malgré cette baisse massive, la RTX 3080 affiche 180 FPS de moyenne sans overclocking, soit seulement 2 FPS de plus que le score d’origine. Après overclocking, la carte atteint 187 FPS, contre 183 FPS avec le refroidissement d’origine appliqué au même exercice.
Le test rappelle une limite classique sur Ampere : tant que la carte n’est pas fortement contrainte par la température, réduire encore les degrés n’apporte pas automatiquement des gains visibles en jeu. Ici, l’intérêt principal est surtout la marge supplémentaire pour l’overclocking, pas l’impact direct sur les performances.
Source : VideoCardz