
Un simple changement de position a suffi pour retrancher jusqu’à 19 °C au point le plus chaud d’une carte graphique. L’expérience de TrashBench montre surtout combien l’accès direct à l’air frais peut compter davantage que l’agencement conventionnel d’un PC.
La température GPU bouleversée par le montage latéral

TrashBench a comparé plusieurs implantations dans un même boîtier. La configuration de référence reposait sur une carte graphique installée horizontalement, directement dans le slot PCIe de la carte mère, avant un premier déplacement vers le panneau inférieur.
Le retrait du filtre à poussière, qui entrait en contact avec les ventilateurs de la carte, n’a produit aucune baisse mesurable côté GPU. La température du processeur a toutefois reculé d’environ 4 °C, la carte graphique continuant pour sa part à aspirer l’air depuis une zone comparable.

Trois ventilateurs en aspiration changent le bilan thermique
Le résultat devient nettement plus intéressant lorsque la carte est montée verticalement près du panneau avant ou latéral, au moyen d’un riser PCIe. Placée immédiatement derrière trois ventilateurs en aspiration, elle reçoit directement l’air extérieur au lieu de recycler une partie de l’air chaud présent dans le châssis.
Dans cette configuration baptisée « GPU Side Intake », le hotspot perd 19 °C. Le cœur graphique gagne également 16,7 °C, tandis que les températures de la VRAM et des VRM diminuent sensiblement, sans valeurs précises communiquées pour ces deux relevés.

La position par rapport aux ventilateurs reste déterminante
Installer le GPU de l’autre côté des ventilateurs n’a pas apporté d’amélioration comparable. Le bénéfice maximal apparaît lorsque la carte se trouve juste après les ventilateurs d’admission, ce qui limite les pertes de débit et alimente directement son radiateur.
TrashBench a ensuite testé d’autres agencements afin de mieux équilibrer le refroidissement du CPU et du GPU. Le montage latéral en aspiration demeure néanmoins le plus efficace pour la carte graphique.
Cette disposition reste difficile à reproduire proprement dans un boîtier standard : elle exige un riser PCIe, des fixations adaptées et suffisamment d’espace latéral. Elle confirme néanmoins qu’un GPU haut de gamme peut être fortement pénalisé par son accès à l’air frais, même avec un dissipateur correctement dimensionné.
Source : Wccftech