
Le bras de fer entre Krafton et Unknown Worlds vient de tourner à l’avantage du studio. Après un lancement massif de Subnautica 2, l’éditeur sud-coréen aurait été contraint de verser le bonus de performance plafonné à 250 millions de dollars, soit environ 230 millions d’euros.
Subnautica 2 transforme un conflit juridique en victoire financière
L’affaire remonte au conflit opposant Unknown Worlds à sa maison-mère et ancien éditeur Krafton. Le groupe avait licencié les fondateurs du studio, Ted Gill, Charlie Cleveland et Max McGuire, dans ce qui a ensuite été perçu comme une tentative de repousser la sortie de Subnautica 2.
Dans la procédure qui a suivi, un juge a ordonné la réintégration de Ted Gill au poste de CEO d’Unknown Worlds. Il a ensuite piloté le studio jusqu’au lancement du jeu.
Un bonus indexé sur les revenus, rapidement poussé au plafond
Le démarrage commercial a été particulièrement fort. Subnautica 2 aurait atteint 4 millions de ventes estimées en à peine une semaine, avec un pic de plus de 460 000 joueurs simultanés sur Steam durant cette même fenêtre de lancement.
Ce pic de ventes éclaire aussi la manière dont le lancement a immédiatement pesé sur l’équation financière du studio et de son éditeur. Pour mesurer l’ampleur de ce départ canon, on peut aussi revenir sur la progression fulgurante de Subnautica 2 vers un total estimé de plusieurs millions d’exemplaires en seulement quelques jours, un rythme qui rend la clause de bonus encore plus spectaculaire.
D’après The Korean Economic Daily, qui cite des sources internes, Krafton a désormais dû payer ce bonus. Le mécanisme prévu équivaudrait à 3,12 dollars pour chaque dollar généré chaque mois au-delà de 69,8 millions de dollars de revenus, avec un plafond fixé à 250 millions de dollars.
Le montant représente environ 35 % du bénéfice opérationnel 2025 de Krafton, ce qui éclaire la vigueur du contentieux. De son côté, Alinea Analytics estime que le jeu a généré jusqu’à 100 millions de dollars de revenus bruts sur sa semaine de lancement, bien au-dessus du seuil contractuel.
Au-delà du dossier judiciaire, l’épisode illustre surtout la valeur stratégique prise par les succès premium capables de convertir très vite en volume et en engagement. Pour Krafton, tenter de freiner un lancement pour réduire une clause de earn-out aurait finalement coûté bien plus cher en image qu’en comptabilité.
Source : TechPowerUp