
Un simple ajout de mémoire change nettement le comportement de la Steam Machine. Dans certains cas, le passage d’une barrette à deux suffit à débloquer près de 20 % de performances supplémentaires.
Steam Machine : ce que change le dual-channel
Valve livre actuellement sa machine avec une seule barrette de 16 Go de DDR5 SO-DIMM. La marque avait d’abord indiqué que certaines unités pourraient être fournies avec un module de 16 Go ou deux modules de 8 Go selon l’approvisionnement, mais ce n’est visiblement plus le cas à ce stade.

Le module installé d’origine est présenté comme une référence très récente, produite en 2026. GamersNexus a comparé cette configuration à une installation équipée d’un second module de 16 Go, en précisant que sa suite de tests restait sous les 16 Go de mémoire utilisés. L’écart mesuré reflète donc surtout le passage du single-channel au dual-channel, plus que le gain de capacité.
Le plus gros écart apparaît sous 7-Zip en compression : 65 832 MIPS avec deux barrettes, contre 55 126,5 MIPS avec la configuration d’origine. Cela représente 19,4 % de mieux.
Des gains visibles surtout quand le CPU limite
En jeu, les écarts sont surtout marqués dans les scénarios où le processeur bride davantage les performances. Baldur’s Gate 3 en 1080p Low progresse de 15,3 %, The Outer Worlds 2 en 1080p Low de 14,7 %, et Resident Evil 4 en 1080p Prioritize Performance de 10,0 %.

Dès que la charge bascule davantage sur le GPU, l’impact devient beaucoup plus faible. Cyberpunk 2077: Phantom Liberty en 1080p Ultra ne gagne que 0,9 %, Dragon’s Dogma 2 0,6 %, et Kingdom Come: Deliverance II également 0,6 %.
Quelques titres restent au-dessus de cette zone, même avec des réglages plus lourds. Baldur’s Gate 3 en 1080p Ultra prend 8,7 %, Starfield en 1080p Ultra 3,6 %, et Resident Evil 4 avec des paramètres orientés GPU 3,4 %.
Une mise à niveau possible, mais mal pensée
La mémoire reste accessible, mais l’opération demande un démontage conséquent. GamersNexus précise qu’il n’est pas nécessaire de retirer le radiateur pour atteindre la RAM, en revanche la machine utilise des câbles flex collés, ce qui rend l’intervention nettement moins adaptée aux utilisateurs sans expérience du montage PC.
Au fond, la Steam Machine rappelle que le salon n’aime pas les compromis invisibles, surtout quand la mémoire ou le format du châssis peut encore faire la différence, comme le montre aussi ce vieux Steam Machine encore étonnamment jouable.
Pour un appareil qui ne vise pas le 4K Ultra, beaucoup de joueurs ne verront qu’un gain limité dans les scénarios fortement dépendants du GPU. En revanche, le choix d’un unique module en sortie d’usine est difficile à justifier sur une machine où la bande passante mémoire peut encore peser sensiblement sur les performances CPU et sur certains moteurs de jeu.
Le point positif reste l’évolutivité. Valve n’a pas bloqué la mise à niveau, mais l’absence d’une trappe d’accès dédiée à la RAM réduit fortement l’intérêt pratique de cette ouverture, et peut aussi expliquer pourquoi un modèle barebones n’a pas été proposé alors que beaucoup d’utilisateurs ont déjà un SSD M.2 disponible.
Ce test rappelle surtout qu’un APU compact dépend encore fortement de sa configuration mémoire. Quand le GPU n’est pas l’élément limitant, livrer une machine avec une seule barrette revient à laisser une partie mesurable des performances sur la table.
Source : VideoCardz