
Intel voulait rapprocher l’entrée de gamme PC des méthodes du mobile ; Beelink pousse l’idée jusqu’au stockage. Avec l’EQi 304, la machine ne mise pas d’abord sur un SSD NVMe classique, mais sur 512 Go de UFS 3.1.
Beelink EQi 304 et le choix de l’UFS 3.1

Le Beelink EQi 304 repose sur la plate-forme Intel Wildcat Lake et sur un Core 3 Processor 304, que le constructeur présente comme une puce Intel 18A. Beelink le positionne comme un AI PC basse consommation, mais l’élément le plus notable reste la partie stockage.
Au lieu d’un SSD M.2 NVMe mis en avant dans la fiche technique, Beelink annonce 512 Go d’UFS 3.1. Ce standard est courant sur smartphone, tablette et systèmes embarqués. Il reste nettement plus rapide que l’eMMC. C’est le minimum à retenir.
En bande passante théorique, l’UFS 3.1 tourne autour de 2,9 Go/s. Un lien PCIe 4.0 x4 offre environ 7,9 Go/s utiles, et les SSD NVMe grand public rapides montent autour de 7,0 Go/s en lecture séquentielle. En pratique, l’UFS 3.1 se place donc bien plus près d’un PCIe 4.0 x1 que d’un vrai NVMe x4.
La bonne nouvelle, c’est que ce stockage mobile n’est pas l’unique possibilité. Le châssis conserve deux emplacements M.2, l’un en PCIe 4.0 x2 et l’autre en PCIe 4.0 x1. On reste loin d’une plate-forme orientée performances sur l’extension, mais l’utilisateur n’est pas enfermé dans l’UFS.
Pour prendre la mesure du positionnement de Wildcat Lake, on peut aussi regarder comment les premiers mini-PC Beelink sous Core 3 304 exploitent déjà cette base en mêlant réseau rapide et consommation contenue.
Le précédent existe déjà côté x86. Le MINISFORUM S100, un stick PC sous Intel N100, embarque 256 Go d’UFS 2.1, et Dell propose aussi un Pro Micro Thin Client en Intel N250 avec 128 Go d’UFS. Avec Wildcat Lake, l’EQi 304 devrait logiquement offrir une base nettement plus moderne.
Mémoire, connectique et tarifs
Beelink mentionne de la DDR5-5600, et l’illustration montre un module SO-DIMM Crucial unique. Cela colle avec l’organisation mémoire en simple canal de Wildcat Lake. Les configurations annoncées montent à 16 Go, 24 Go ou 32 Go, plutôt qu’à un kit double canal.
La fiche produit ajoute deux ports Thunderbolt 4, un double réseau 10G + 2,5G, un niveau sonore annoncé à 32 dB et un châssis de 500 grammes. Malgré ce format compact, l’alimentation de 85 W est intégrée. C’est un point rarement anodin sur ce segment.
Les prix démarrent à 509 $ pour la version 16 Go LPDDR5, soit environ 470 € à titre indicatif. Le modèle 24 Go DDR5 est affiché à 659 $, soit autour de 610 €, et la version 32 Go DDR5 à 739 $, soit environ 685 €. La grille tarifaire mélange ici LPDDR5 et DDR5, alors que le reste de la fiche insiste sur le SO-DIMM.
Ce type de machine montre surtout jusqu’où Wildcat Lake peut descendre en coût de plate-forme sans revenir à l’eMMC. Pour un mini PC d’appoint ou un client léger musclé, l’UFS 3.1 peut tenir la route ; à ce niveau de prix, en revanche, le compromis sera scruté de près face à des modèles N100, N250 ou à des mini PC AMD déjà livrés avec un vrai NVMe.
Source : VideoCardz