
Epic Games pensait avoir pris une avance confortable avec son nouveau launcher, chronométré à 5,47 secondes. Une mise à jour publiée la veille permet désormais au client de Valve d’afficher 5,23 secondes dans un premier relevé indépendant.
Steam repasse sous le temps annoncé par Epic

Le 14 octobre, Epic Games a diffusé une préversion de son Epic Games Launcher entièrement reconstruit et présenté comme développé en partie par « vibe coding ». L’entreprise l’accompagnait d’un comparatif direct : un démarrage à froid moyen de 5,47 secondes, contre 10,07 secondes pour Steam, soit un gain revendiqué de 46 %.
Cette avance paraît déjà caduque. Une vidéo publiée sur X par l’utilisatrice girlglock_ montre la version actuelle de Steam démarrant en 5,23 secondes. Il ne s’agit toutefois pas d’une réponse précipitée de Valve : la mise à jour stable mentionnant une amélioration des performances au lancement est datée du 13 octobre, un jour avant la communication d’Epic.

Le client bêta de Steam recevait déjà des optimisations similaires dès septembre. Valve ne communique aucun résultat officiel, tandis que les chiffres d’Epic proviennent d’essais commandés à Keywords Studios plus tôt dans le mois.
Le protocole d’Epic reposait sur cinq exécutions moyennées sur 13 machines, après exclusion des trois configurations les moins performantes. Steam y était probablement testé dans une version antérieure. Les deux mesures restent donc indicatives, les temps variant selon la configuration, le stockage, les services actifs et l’état du cache.
Un launcher Epic encore limité pendant la préversion
Le nouveau client d’Epic reste pour l’instant moins riche en fonctions. L’éditeur recommande notamment aux joueurs compétitifs de Fortnite et Rocket League de conserver le launcher actuel pendant cette phase de préversion.

Cette refonte fonctionne nativement sous Linux. Fortnite doit suivre une fois terminée la reconstruction de son système anti-triche. Le recours au « vibe coding » s’inscrit par ailleurs dans le virage d’Epic Games vers un développement « AI-first », déjà évoqué autour d’un jeu de tir Disney encore non annoncé.
La mise à jour Steam va bien au-delà du démarrage
L’optimisation du lancement ne constitue qu’une ligne d’une mise à jour particulièrement fournie. La version stable du 13 octobre récupère plusieurs fonctions testées en bêta, dont le Big Art Mode. Activable depuis les paramètres d’accueil, celui-ci remplit l’arrière-plan avec l’illustration du jeu sélectionné.
Le mode Big Picture accueille également des économiseurs d’écran. Celui proposé par défaut alterne les illustrations des jeux récemment utilisés et les captures réalisées en jeu, tandis qu’une autre option affiche un logo rebondissant au style rétro. Les créations personnalisées sont prises en charge, avec un réglage permettant de les désactiver pendant une partie.

Pyrowave, Proton et HDMI CEC
Un calendrier personnel rejoint aussi l’onglet Recommandé de l’écran d’accueil. Remote Play reçoit de son côté Pyrowave, un codec vidéo expérimental conçu pour les flux à haut débit et faible latence. Valve annonce également de meilleures vitesses de téléchargement sur les connexions présentant une latence élevée.
Sous Linux, les programmes Windows ajoutés comme jeux non-Steam sont désormais lancés par défaut avec Proton. Le firmware du Steam Controller ajoute un second emplacement d’appairage Bluetooth. Une pression sur le bouton système peut aussi basculer automatiquement un téléviseur vers la Steam Machine, à condition que l’écran prenne en charge le HDMI CEC.
Le changelog comprend enfin de nombreux correctifs concernant Steam Input, l’overlay et l’enregistrement vidéo. Le duel des chronomètres sert surtout la communication des deux entreprises : tant que les mesures ne sont pas réalisées sur les mêmes machines, avec les mêmes versions et un protocole commun, quelques dixièmes de seconde ne permettent pas d’établir une supériorité durable.
Source : Steam Client Update, October 13