
Faire tenir plus de 10 heures de Half-Life 2 sur un système NT libre reste un test autrement plus parlant qu’une simple capture de bureau. La démonstration publiée par Aotori Hibiki montre surtout un point précis : ReactOS peut désormais charger un vrai pilote graphique NVIDIA et tenir un jeu 3D sur une machine physique.
ReactOS exécute Half-Life 2 sur une vraie configuration
L’enregistrement a été réalisé sur un PC équipé d’une GeForce GTX 960, avec une build nightly de ReactOS, et non dans une machine virtuelle. La vidéo dépasse les 10 heures de jeu et montre Half-Life 2 en 2560 × 1440, avec 6x MSAA et 16x anisotropic filtering.

À l’écran, la fluidité semble rester proche de 60 FPS pendant l’essentiel de la session. En revanche, la capture ne fournit ni benchmark, ni relevé de frame-times, ce qui empêche toute lecture plus rigoureuse des performances.
Pilotes Windows hérités et limites actuelles
L’accélération graphique repose sur un ancien pilote Windows de NVIDIA. Une petite divergence subsiste sur la version exacte, la description YouTube mentionnant apparemment la 368.81. Des pilotes Windows pour une Creative Sound Blaster Audigy ont aussi été installés.
Une base NT encore classée alpha
ReactOS n’est ni une distribution Linux, ni une configuration Wine. Le projet vise une implémentation open source de l’architecture Windows NT afin d’assurer la compatibilité avec les applications et les pilotes Windows. La version stable publiée, ReactOS 0.4.15, reste classée alpha, tandis que les nightly builds intègrent des changements plus récents avec un risque plus élevé de régressions.
Le résultat reste expérimental, mais il est significatif. Faire fonctionner un jeu Source avec accélération 3D native, audio dédié et une longue session continue indique que le travail sur les pilotes et la couche NT progresse sur des points concrets, même si ReactOS reste très loin d’un usage général. Avec des ressources limitées et une documentation ouverte incomplète, tout gain sur les outils de développement, y compris ceux liés à l’IA, pourrait avoir un effet direct sur la vitesse de validation et de correction.
Source : VideoCardz