Janvier 2028 devient une date clé pour l’avenir de PlayStation. À partir de cette échéance, tous les nouveaux jeux sortis sur les consoles Sony passeront au format numérique, ce qui éclaire assez nettement le calendrier et le positionnement matériel de la PS6.
PS6 : un calendrier qui cadre la prochaine génération
Sony a confirmé que les nouveaux jeux publiés sur consoles PlayStation ne sortiront plus sur disque à compter de janvier 2028. La mesure ne concerne pas les titres déjà commercialisés en physique, ni ceux prévus sur disque avant cette date.
Pour Ampere, ce calendrier donne un indice très fort sur la prochaine machine. L’analyste cité par Kotaku estime que la PS6 n’arrivera presque certainement pas avant 2028, avec une fenêtre attendue en fin d’année 2028.
Reste à savoir si ce virage s’accompagnera d’un calendrier de lancement lui aussi décalé, car plusieurs signaux évoquent une fenêtre de lancement PS6 qui glisse vers 2028-2029 sous la pression du matériel et des composants.
Le scénario le plus probable est désormais celui d’un modèle standard sans lecteur optique. L’hypothèse d’un lecteur externe dédié aux anciens jeux PS4 et PS5 circule encore, mais rien n’a été confirmé à ce stade.
Lecteur amovible, Xbox Next et fin du marché physique
En septembre, Insider Gaming avançait que Sony comptait reprendre pour la PS6 une approche proche de la PS5 Slim, avec lecteur détachable. Point notable, cette publication n’est plus accessible. De son côté, Daniel Ahmad, analyste chez Niko Partners, considère que la décision de Sony garantit pratiquement une PS6 sans lecteur de disque intégré.
Kotaku a aussi interrogé Mat Piscatella de Circana, qui juge désormais raisonnable de partir du principe que la PS6 et Project Helix, le prochain hardware Xbox de Microsoft, seront des machines uniquement numériques. Windows Central dit avoir obtenu des indications allant dans le même sens pour la future Xbox, avec abandon du lecteur optique.
La conséquence est directe pour les joueurs : disparition des nouveaux jeux physiques, fin progressive de la revente d’occasion, du prêt et d’une partie des usages liés à la conservation. Pour les futurs titres, le prix public dépendra alors du PlayStation Store et des promotions décidées par l’éditeur de la plateforme.
Le contraste avec 2013 est net. À l’époque de la PS4, Sony avait appuyé sur le partage des jeux physiques pendant que Microsoft était critiqué pour la politique DRM initiale de la Xbox One ; plus de dix ans plus tard, les deux constructeurs semblent converger vers la même logique.
Si cette orientation se confirme, la prochaine génération de consoles salon se distinguera moins par le support que par la gestion de la bibliothèque, des licences et de la rétrocompatibilité. Côté hardware, cela simplifie le châssis, réduit certains coûts d’intégration et laisse la porte ouverte à des accessoires externes, mais le rapport de force bascule encore davantage vers les boutiques propriétaires.
Source : VideoCardz