
Une PS5 CFI-1116 entrée en atelier pour surchauffe a livré un constat peu rassurant : l’interface en métal liquide n’était plus uniforme, et la plaque de contact du dissipateur portait des dégâts visibles. Le cas ne suffit pas à établir un défaut généralisé, mais il documente clairement ce qui peut se produire après plusieurs années d’usage.
PS5 : une interface thermique dégradée
Le démontage a été réalisé par le technicien polonais Modyfikator89 sur une console qui chauffait anormalement avant ouverture. Sur l’APU, une large zone apparaissait sèche. Côté dissipateur, un résidu durci était présent sur la surface de contact.

D’après le réparateur, le gallium contenu dans le métal liquide aurait traversé le placage de protection du dissipateur et formé une couche dure, de type alliage. Après nettoyage, la surface de l’APU serait restée lisse et intacte. En revanche, le bloc de dissipation conserve des marques permanentes là où la protection de surface a cédé.
Un point de vigilance connu sur les premières séries
Sony utilise du métal liquide entre l’APU et le dissipateur depuis le lancement de la PS5 en 2020. Le choix se justifie par une conductivité thermique supérieure aux pâtes classiques, et le principe a été conservé sur les révisions suivantes.
Cette solution impose en contrepartie une application propre et un entretien rigoureux lors d’une intervention. Les guides de réparation recommandent de retirer totalement l’ancien matériau et les résidus avant toute repose, avec une contrainte supplémentaire : le métal liquide est conducteur et ne doit jamais migrer sur la carte mère.

La PS5 Pro intègre déjà une correction de conception
Sony a depuis modifié la manière de contenir le métal liquide dans la console. La PS5 Pro emploie de fines rainures dans la zone d’application, une évolution que le constructeur présente comme plus stable sur le plan thermique que l’implémentation d’origine.
Le cas observé ici ne prouve donc pas qu’une génération entière est affectée. Il rappelle en revanche que le vieillissement de l’interface thermique, ou de la couche protectrice du dissipateur, peut suffire à dégrader le contact et à faire grimper les températures. Les ateliers de réparation voient déjà régulièrement ce type de panne sur PS5, le plus souvent lié à un déplacement du métal liquide ou à une fuite locale.
Le point intéressant est ailleurs : l’APU semble souvent survivre sans dommage, tandis que le dissipateur peut, lui, devenir la pièce compromise. Dans ce scénario, une simple remise en métal liquide ne règle pas forcément tout si la surface de contact est déjà marquée, ce qui relance la question d’un remplacement du bloc ou d’un matériau comme le PTM7950 selon l’état réel de la console.
Source : @Modyfikator89