
La facture grimpe brutalement sur le très haut de gamme professionnel : la carte graphique phare de NVIDIA pour stations de travail s’affiche désormais à 16 000 dollars, soit environ 14 700 euros à titre indicatif. À ce niveau, même le segment pro n’échappe plus aux tensions qui frappent la mémoire et les composants passifs.
RTX PRO 6000 Blackwell : une envolée tarifaire en deux mois

Sur sa marketplace, NVIDIA positionne maintenant la RTX PRO 6000 Blackwell à 16 000 dollars. Cela en fait le GPU le plus cher vendu par la marque en dehors des offres serveur de type B200 et B300, proposées en format SXM.
Le contraste est marqué avec le tarif de lancement. Cette référence avait débuté à un MSRP de 8 565 dollars, avant de passer à 13 250 dollars en juin. Deux mois plus tard, le prix actuel représente une hausse d’environ 87 % par rapport au tarif initial.
À ce rythme, un doublement complet du prix de départ n’aurait plus rien de théorique si le marché ne se stabilise pas. La barre des 17 000 dollars est même évoquée comme une possibilité à court terme.
La mémoire GDDR7 pèse lourd dans l’équation
La fiche technique reste hors normes : 24 064 CUDA cores et 96 Go de GDDR7. Mais cette capacité mémoire implique une configuration particulièrement coûteuse, avec 32 modules GDDR7 de 3 Go chacun.
Pour mesurer ce que cette carte vise vraiment, on peut aussi revoir la RTX PRO 6000 Blackwell et ses 96 Go de GDDR7, un rappel utile de son positionnement hors norme.
La carte embarque 16 modules en face avant, aux côtés du GPU, et 16 autres au dos du PCB. Cette implantation de part et d’autre de la carte multiplie mécaniquement l’impact de toute hausse de prix sur la mémoire.
Des coûts matière qui s’additionnent très vite
Fin juillet, chaque module GDDR7 de 3 Go était évalué entre 60 et 70 dollars. Pour les 32 puces nécessaires, le seul coût brut de la mémoire se situait donc entre 1 920 et 2 240 dollars.
Et la mémoire n’est pas le seul poste sous tension. La source mentionne aussi les MLCC, eux aussi touchés par des contraintes d’approvisionnement. Sur une carte de ce niveau, toute hausse sur ces composants se répercute immédiatement sur le prix final.
Pour les clients workstation, l’impact est évidemment moins sensible que sur le marché joueur, où le prix d’une carte détermine directement son accessibilité. Mais cette hausse montre surtout que les tensions sur la chaîne d’approvisionnement continuent de frapper jusqu’aux GPU professionnels les plus exclusifs.
Source : TechPowerUp