
La bataille de la NAND se joue désormais au rythme de l’IA, et le simple gain de capacité ne suffit plus. Avec leur nouvelle mémoire 2 Tb en QLC, Kioxia et Sandisk misent surtout sur le débit, l’efficacité et un coût industriel mieux contenu.
Une QLC 3D NAND de 9e génération pensée pour les charges IA
Kioxia Corporation, filiale de Kioxia Holdings Corporation (TOKYO: 285A), et Sandisk Corporation (Nasdaq: SNDK) ont présenté une nouvelle technologie de mémoire flash 3D QLC 3D NAND de 9e génération. Il s’agit d’une puce haute performance de 2 Tb, développée pour répondre à la hausse des besoins de stockage dans les infrastructures portées par l’IA.
Les deux groupes s’appuient sur leur architecture CBA, pour CMOS directly Bonded to Array. L’idée consiste à associer un wafer CMOS avancé à une plateforme de matrice mémoire déjà éprouvée, avec des optimisations de conception et de composants destinées à accélérer la mise sur le marché de solutions de stockage pour le cloud et les applications intensives en données.
Débit en hausse, consommation en baisse
Face à la précédente génération 2 Tb QLC, la 8e, cette nouvelle itération apporte un gain en lecture comme en écriture. Kioxia et Sandisk mettent en avant une architecture à 6 plans, qui améliore la bande passante, ainsi qu’une meilleure efficacité énergétique sur les opérations de lecture et d’écriture.
Le point chiffré le plus net concerne l’interface NAND, annoncée à 4,8 Gb/s. Cela représente une progression de 33 % par rapport aux composants de 8e génération.
Une feuille de route plus souple côté fabrication
Hideshi Miyajima, CTO de Kioxia, explique que l’extension des usages de l’IA, de la génération de contenu à l’agentique puis à l’IA physique, pousse les besoins en données vers plus de diversité et de complexité. Selon lui, la combinaison d’une technologie de cellule mémoire éprouvée avec les derniers développements côté CMOS permet d’accélérer la 9e génération tout en maintenant des coûts d’investissement relativement bas.
Chez Sandisk, le CTO Alper Ilkbahar insiste sur l’évolution plus rapide des interfaces de stockage sous l’effet de l’adoption de l’IA. Il présente cette 9e génération QLC comme une démonstration de la flexibilité de l’approche CBA, avec un développement plus indépendant des briques CMOS et mémoire, et donc une innovation plus rapide avec une meilleure efficacité capitalistique.
Cette annonce illustre surtout un changement de priorité dans la NAND hautement capacitive. La QLC n’est plus seulement une réponse économique à la densité, elle devient un levier de performance pour les datacenters IA, à condition de tenir simultanément sur le débit, la consommation et le coût de production.
Source : TechPowerUp