
Le marché des cartes graphiques replonge dans ses vieux travers. En l’espace d’un mois, les tarifs ont encore bondi de 15 %, au point de remettre le MSRP au rang de simple repère théorique.
Les prix GPU repartent nettement à la hausse
Les relevés compilés par TechSpot sur 10 pays montrent un marché désormais situé en moyenne à 28 % au-dessus du prix de lancement, hors RTX 5090. Cette dernière a été retirée du calcul global, le site la considérant comme un cas extrême, et même comme un produit qui ne relève plus vraiment du GPU gaming.
Sur un mois, les GeForce ont progressé de 19 % en moyenne, contre 11 % pour les Radeon. La tendance prolonge les premiers signaux observés récemment sur la série RTX 50, avec des hausses mensuelles déjà relevées jusqu’à 41 %.
RTX 5090 et RTX 5060 Ti 16GB tirent les écarts vers le haut
Le cas le plus spectaculaire reste celui de la RTX 5090. NVIDIA l’affiche toujours à 1 999 dollars, soit environ 1 840 euros à titre indicatif, mais le modèle le moins cher disponible aux États-Unis approche désormais les 5 000 dollars, soit autour de 4 600 euros. Cela représente 145 % au-dessus du MSRP sur le marché américain et 136 % au-dessus à l’échelle mondiale.
La RTX 5060 Ti 16GB s’impose comme le deuxième modèle le plus inflationniste du moment. Son MSRP est fixé à 429 dollars, soit environ 395 euros, mais son prix grimpe à 70 % au-dessus de cette base aux États-Unis et à 53 % au-dessus au niveau mondial. En face, la RTX 5060 Ti 8GB ne dépasse que 14 % au-dessus du MSRP dans le monde, un écart difficile à ignorer entre deux variantes pourtant très proches en apparence.
AMD limite un peu mieux la casse
AMD n’échappe pas à la hausse, mais l’ampleur reste plus contenue. La RX 9060 XT 16GB affiche ainsi 28 % au-dessus du MSRP à l’échelle mondiale, tandis que la RX 9070 fait partie des options encore relativement tenables avec seulement 13 % de surcoût.
La principale explication avancée concerne l’approvisionnement en GDDR7, qui serait redirigé vers le matériel destiné à l’IA. AMD s’appuie encore sur de la GDDR6, ce qui peut expliquer une meilleure tenue des prix côté Radeon. Si la pression mémoire se confirme, cet avantage pourrait toutefois ne pas durer très longtemps.
Le signal devient assez clair pour le marché PC : tant que la mémoire la plus récente reste aspirée par l’IA et que les références haut de gamme servent de vitrine plus que de volume, le segment gaming continuera de payer une prime disproportionnée, y compris sur des modèles bien moins exclusifs que la RTX 5090.
Source : TechSpot