
La tension sur la mémoire ne serait pas un simple cycle ; elle pourrait s’installer jusqu’en 2030, avec des prix volatils en toile de fond.
Pénurie de mémoire : un déficit structurel qui s’étire
Le président de SK Group, Chey Tae-won, estime que le manque de capacité wafer est le nœud du problème. Il prévient d’un déficit d’offre supérieur à 20 % qui pourrait persister jusqu’en 2030.
Le délai pour sécuriser des wafers supplémentaires est évalué à 4 à 5 ans, ce qui retarde mécaniquement tout rééquilibrage. Cette projection dépasse les estimations récentes qui tablaient sur une normalisation vers fin 2028.
Capacité, géographie et arbitrage HBM/DRAM
SK Group privilégie un recentrage industriel en Corée du Sud. Chey souligne que l’infrastructure locale permet une montée en charge plus rapide, et le groupe n’affiche pas d’appétit pour des fabs hors du pays.
La stabilisation des prix est à l’étude, avec SK hynix et son CEO Kwak Noh-jung en première ligne pour gérer l’immédiat. Le fournisseur ne compte pas basculer intégralement sur la HBM, conscient qu’un biais excessif aggraverait la pénurie de DRAM et impacterait l’ensemble du secteur.
Conséquences marché et chaînes produits
Un déficit prolongé de >20 % maintiendra une pression haussière sur les ASP HBM et DRAM, tout en décourageant les baisses de coût sur le grand public. Les OEM PC, serveurs et hyperscalers devront arbitrer plus finement entre HBM et DRAM, avec un risque de décalage de roadmap si la capacité wafer ne suit pas.
Source : TechPowerUp