
OpenAI ouvre l’accès de son modèle de cybersécurité GPT-5.5-Cyber aux organisations européennes, tandis qu’Anthropic n’a toujours pas donné la main sur Claude Mythos au régulateur et aux acteurs publics de l’UE, selon CNBC.
OpenAI partage GPT-5.5-Cyber avec institutions et acteurs européens
D’après les éléments communiqués, l’accès sera proposé aux entreprises, administrations, entités de cybersécurité et au bureau européen de l’IA. La Commission européenne dit « se féliciter de la transparence d’OpenAI et de sa volonté d’ouvrir l’accès », évoquant un suivi étroit du déploiement et un traitement des enjeux de sécurité.
Ce geste intervient un mois après l’annonce par Anthropic de Claude Mythos, un modèle positionné cybersécurité qui a suscité des inquiétudes autour du risque d’outillage à grande échelle d’attaques logicielles. Contrairement à OpenAI, Anthropic n’a pas encore accordé d’accès à l’UE pour Mythos.
Anthropic traîne sur Mythos en Europe
Des sources internes indiquent que des discussions sont en cours entre la Commission et Anthropic, mais qu’elles n’ont pas atteint le stade « proposition de solution » observé côté OpenAI. Bruxelles aurait organisé 4 à 5 sessions avec Anthropic, sans aboutir à un cadre opérationnel similaire.
La différence de tempo pose un enjeu de visibilité pour les autorités européennes, qui cherchent à évaluer in situ les capacités, limites et garde-fous des modèles orientés cybersécurité avant diffusion large dans l’écosystème.
Pour les acteurs du marché, l’accès régulé à GPT-5.5-Cyber offre un terrain d’évaluation concret des usages défensifs et de la surface de risque, tout en fixant un précédent procédural qui pourrait devenir une quasi-norme d’accès supervisé aux modèles sensibles en Europe. Anthropic se retrouve mécaniquement sous pression pour aligner sa gouvernance d’accès s’il veut peser dans les appels d’offres publics et les partenariats institutionnels.
Source : ITHome