Open Printer : une imprimante open source, réparable et sans DRM bientôt sur CrowdSupply

Le marché de l’impression a tellement habitué les utilisateurs aux verrous et aux consommables hors de prix qu’un modèle réparable et ouvert finit presque par paraître anormal. C’est précisément sur ce terrain qu’arrive Open Printer, un projet matériel open source qui veut prendre le contrepied des pratiques les plus prédatrices du secteur.

Open Printer veut sortir l’imprimante du modèle verrouillé

Prototype OpenPrinter ouvert sur table, avec rouleau de papier, châssis métallique et capot démonté.

Développée par OpenTools, cette machine est présentée comme une imprimante « repairable, compact, and robust printer designed to last ». Une campagne de financement participatif sur CrowdSupply semble désormais proche, appuyée par une vidéo de présentation et par la démonstration d’un prototype fonctionnel.

Le projet repose sur une idée simple : utiliser au maximum des composants du commerce pour faciliter les réparations, tout en rendant imprimables en 3D les pièces non standard. L’objectif est clair : si un élément casse, son remplacement doit rester trivial, loin des châssis fermés et des sous-ensembles impossibles à démonter que l’on retrouve souvent dans les modèles grand public.

Une base ouverte, du firmware aux fichiers mécaniques

OpenTools publie les sources du firmware ainsi que les fichiers électroniques et mécaniques sous licence Creative Commons BY-NC-SA 4.0. Les utilisateurs peuvent donc réutiliser, modifier et adapter la conception, à condition de partager leurs travaux sous la même licence et d’en exclure tout usage commercial.

Imprimante OpenPrinter fixée au mur au-dessus d’un établi, avec outils d’atelier en arrière-plan.

L’autre promesse forte tient à l’absence de DRM. Open Printer utilisera des cartouches rechargeables et évitera les restrictions logicielles qui empoisonnent depuis des années l’écosystème des imprimantes domestiques.

Format A3, rouleaux, CUPS et cartouches HP compatibles

Sur le plan technique, l’imprimante accepte le papier jusqu’au format A3. Elle peut aussi travailler avec un rouleau de papier dont la largeur atteint 297 mm, soit le petit côté d’une feuille A3, ce qui ouvre la porte à des usages plus variés que la simple bureautique classique.

La vitesse d’impression n’a pas encore été communiquée. En revanche, la définition annoncée est de 600 DPI en noir et blanc et 1200 DPI en couleur.

Gros plan d’une main réglant une petite pièce noire avec un tournevis sur fond blanc.

Point intéressant, malgré son positionnement ouvert, Open Printer misera sur des consommables faciles à trouver. Elle sera compatible avec les cartouches HP 63 et HP 63 XL aux États-Unis, HP 302 et HP 302 XL en Europe, ainsi que HP 803 et 803 XL en Asie.

L’électronique embarquée s’appuie sur un Raspberry Pi Zero W et sur un microcontrôleur STM32 placé sur une carte dédiée aux cartouches. Pour la connectivité, on retrouve de l’USB Type-C, du Wi-Fi 802.11ac, du Bluetooth 4.1 et même un port USB Type-A destiné à l’impression directe depuis une clé USB.

L’interface locale repose sur un petit écran TFT de 1,47 pouce en 172 × 320 accompagné d’une molette de navigation. Surtout, l’imprimante se veut agnostique côté système d’exploitation : elle fonctionnera avec le serveur d’impression open source CUPS, sans nécessiter de pilote propriétaire spécifique.

Mains appliquant un liquide violet sur une pièce plastique rose près d’un châssis de machine.

Le prix, les objectifs de financement et les contreparties n’ont pas encore été annoncés. Si Open Printer arrive à passer du prototype à un produit réellement industrialisable, elle pourrait au moins prouver qu’une imprimante moderne n’est pas condamnée à être un boîtier jetable gouverné par les cartouches et les verrous logiciels.

Source : TechPowerUp

Wael.K

Ravi de vous accueillir sur ma page dédiée aux articles ! Je suis Wael El Kadri, et je suis un ingénieur civil de profession. Mais ma véritable passion est le matériel informatique. J'en suis passionné depuis l'âge de 12 ans, et j'aime apprendre et découvrir de nouvelles choses. En 2016, j'ai créé ma page personnelle sur les réseaux sociaux, baptisée Pause Hardware. C'est là que je partage mes créations en modding, mais aussi divers sujets liés au matériel informatique en général. J'ai également crée le site web, pausehardware.com, en 2019 où je publie des articles plus approfondis sur le matériel à travers des tests et revues et articles de news. J'ai eu l'opportunité de participer en tant qu'exposant à plusieurs événements liés aux jeux vidéo, aux côtés de grandes marques, notamment lors de la Paris Game Week en 2018 et 2019. Je reste constamment en quête de nouvelles manières de partager mes connaissances et ma passion pour le matériel informatique avec d'autres passionnés. Voici quelques publications médiatiques qui ont mis en lumière mon travail : Deux articles dans le magazine Extreme PC, parus dans ses  numéros 1 et 21 : Extreme PC Magazine Issue 21 (adobe.com) Également, un article sur Forbes intitulé "Dix Modèles de PC Incroyables en 2021" sur forbes.com : Ten Incredible PC Mods Of 2021 (forbes.com)
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