
Près d’un quart des effectifs mondiaux peut désormais choisir de quitter le groupe avec un accompagnement financier. Cette deuxième opération de 2026 pourrait limiter de futurs licenciements, sans pour autant les exclure.
Microsoft ouvre son dispositif à quatre pays
Le Voluntary Exit Offer (VEO), présenté dans une note d’Amy Coleman, Chief People Officer, concerne environ 60 000 salariés aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Inde. Sont éligibles les employés de niveau 70 ou inférieur appartenant aux équipes participantes.
Ce seuil englobe les directeurs généraux et certains vice-présidents, mais pas les corporate vice presidents. L’âge, l’ancienneté et les performances individuelles ne sont pas pris en compte pour déterminer l’éligibilité.
L’indemnisation se rapproche des conditions habituelles d’un licenciement chez Microsoft. Elle comprend un salaire de base calculé selon l’ancienneté et le niveau, la poursuite temporaire de l’acquisition des actions, une couverture santé pendant une période définie ainsi qu’un accompagnement de transition professionnelle. Les salariés ont jusqu’à la première semaine de décembre pour se prononcer.
Des équipes écartées et des licenciements toujours possibles
Amy Coleman présente cette formule comme « un nouveau choix » permettant aux personnes éligibles d’effectuer leur transition dès maintenant avec un soutien. Toutes les divisions ne participent toutefois pas au programme : les ventes, certaines équipes d’ingénierie et plusieurs fonctions centrales en sont exclues.
La présence de Xbox dans le périmètre reste inconnue. La branche jeux vidéo traverse déjà une longue phase de réduction des coûts, dont Satya Nadella a récemment qualifié la rationalisation de « formidable à voir ».
Microsoft affirme que ce dispositif ne signifie pas que l’entreprise souhaite fonctionner avec moins de personnel. Il ne remplace pas non plus les licenciements, que le groupe n’écarte toujours pas.
Un précédent accepté par 30 % des salariés éligibles
Au printemps, le Voluntary Retirement Program avait été proposé à environ 8 750 salariés américains. Près de 30 % d’entre eux l’avaient accepté. Amy Coleman avait ensuite indiqué que ces départs avaient permis de réduire l’ampleur de la vague de juillet, qui a touché quelque 4 800 employés.
Les résultats trimestriels attendus le 28 octobre pourraient préciser le coût de cette nouvelle opération. Microsoft anticipe cette fois un taux d’adhésion nettement inférieur.
Une participation limitée laisserait la porte ouverte à d’autres suppressions de postes. Elle s’ajouterait aux 3 200 emplois Xbox dont la disparition est déjà prévue au cours de l’exercice fiscal 2027.
Le VEO offre surtout à Microsoft un moyen de réduire ses effectifs de façon ciblée avant d’engager des procédures plus contraignantes. Son extension jusqu’à certains vice-présidents montre que l’ajustement ne vise pas uniquement les fonctions d’exécution, mais aussi plusieurs étages de management.
Source : Microsoft Memo