
Saluer la critique ne garantit plus grand-chose dans le jeu vidéo indépendant. Quelques mois après la sortie de Memories in Orbit, le studio français Douze Dixièmes s’apprête à fermer.
Le contraste est d’autant plus net quand on se souvient que MIO: Memories in Orbit avait pourtant séduit la critique, preuve qu’un bon accueil ne suffit plus à sécuriser la trajectoire d’un jeu indépendant.
Memories in Orbit n’a pas trouvé son public
Sorti en janvier 2026 sur PC et consoles, Memories in Orbit avait pourtant bénéficié d’un accueil critique plutôt positif. Mais sur le plan commercial, le metroidvania indépendant vendu 19,99 dollars, soit environ 18 euros à titre indicatif, n’a manifestement pas atteint le niveau attendu.
D’après les données de SteamDB, le jeu n’a jamais dépassé les 3 000 joueurs simultanés sur Steam à son pic. Sur les dernières 24 heures, son maximum s’établit à 201 joueurs concurrents.
Les estimations de possession évoquent entre 67 000 et 112 500 exemplaires vendus. Un volume qui n’aurait pas suffi à faire vivre durablement l’équipe d’environ 10 personnes ni à soutenir la suite du développement du jeu.
Un rachat pour reprendre la main avant la fermeture
Le Figaro rapporte que Douze Dixièmes va fermer à la suite d’une opération de rachat menée par les cofondateurs du studio. L’objectif serait de reprendre le contrôle de la société face à Focus Entertainment, afin d’en organiser la fin selon leurs propres termes.
À ce stade, Douze Dixièmes n’a pas encore confirmé publiquement sa fermeture. Le cas illustre surtout la fragilité persistante des petites structures, y compris lorsqu’un projet parvient à exister médiatiquement et à convaincre la critique. Entre visibilité limitée, coûts de production et attentes de rentabilité, même un lancement jugé solide peut aujourd’hui déboucher sur une impasse en quelques mois.
Source : TechPowerUp